Un code moral pour unir tous les hommes

Même si D-ieu a créé le monde en offrant aux hommes le libre arbitre, Il nous a donné les outils et la direction dont nous avons besoin pour nous encourager à choisir le bon.

3 Temps de lecture

le Rav Mena'hem Schneerson

Posté sur 30.12.21

Bien que D-ieu ait créé le monde en offrant aux hommes le libre arbitre, Il nous a néanmoins donné les outils et la direction dont nous avons besoin pour nous encourager à choisir le bon : un Code moral divin.
 
 
 
Nous nous trouvons actuellement dans un point tournant de l'histoire. Des changements ont balayé le monde tout autant que des régimes répressifs ont cédé le pas à un climat accru de conscience morale. C'est donc un moment approprié pour réfléchir sur la dynamique de ces changements et de ce fait apporter un encouragement et un conseil pour les influencer pleinement. En expliquant le but de la Création, nos sages disent que D-ieu, l'Essence même du bon, a créé le monde à la suite de son désir de créer le bien. Comme il est dit dans le psaume 145.9 : "L'Éternel est bon pour tous, sa pitié s'étend à toutes Ses créatures. Étant donné que c'est la nature du bien d'être bon envers les autres, la création de l'univers fut une expression de la Bonté divine. De cette manière, l'univers et la vie de toute chose sont les bénéficiaires et les objectifs de cette Bonté divine.
 
En conséquence, tout ce qui arrive dans le monde, même ce qui est apparemment mauvais – tel que les désastres naturels – doit d'une façon ultime compenser le bon. De la même manière, le penchant négatif dans l'être humain, qui désire essentiellement faire le bien, est un "mécanisme" prévu de D-ieu, afin d'établir le libre arbitre. Car si D-ieu avait créé un monde qui est totalement et exclusivement bon – sans aucun effort de l'être humain pour l'atteindre – il n'y aurait pas ou peu de valeur dans la bonté. En vue de cela, il est important de réaliser que dans la lutte que l'individu mène contre le mal, face au monde au sens large ou face à lui-même, l'approche à adopter ne devrait pas être celle d'une confrontation. Plutôt, en accentuant ce qui est bon chez les gens et dans le monde et en mettant en valeur le positif, le mal est automatiquement remplacé par le bon, jusqu'à finalement disparaître.
 
Bien que D-ieu ait créé le monde en offrant aux hommes le libre arbitre, Il nous a néanmoins donné les outils et la direction dont nous avons besoin pour nous encourager à choisir le bon : un Code moral divin. Celui-ci précède tout code de genre humain ; il est le seul qui soit intemporel, dont l'application se veut universelle pour le bon et dont l'objectif consiste à fonder une véritable civilisation morale. Ce Code divin – connu sous le nom des sept lois de Noé – établit une définition objective du "bon", une définition qui s'adresse à tout le monde. Parce que l'histoire récente l'a prouvé, une morale qui est basée sur l'idée humaine du bon est relative, subjective et n'est pas fondamentalement persuasive. En outre, de même que cela est clair pour des éducateurs et des agents chargés de faire respecter la loi, ni l'intimidation, ni la menace de punitions ne peuvent favoriser un sens profond d'obligation morale. Cela ne peut provenir que de la connaissance de l'enseignement qu'il existe un "œil qui voit et une oreille qui entend" : Celui envers qui nous sommes tous redevables.
 
Les sept Lois divines fondamentales furent données à Noé et ses enfants après le déluge. Ces lois devaient assurer à Noé et ses enfants – les ancêtres du nouveau type humain – que l'humanité ne dégénèrerait pas de nouveau en une jungle invivable. Selon ces sept lois, il faut établir un système de justice dans lequel l'idolâtrie est interdite, ainsi que le blasphème, l'homicide, l'inceste, le vol et la consommation d'un membre d'un animal vivant (i.e. l'interdiction de la cruauté envers les animaux) ; ces sept lois sont le fondement de toute moralité. Par extension, d'autres lois découlent de celles-ci, dans tous les aspects du comportement moral. 
 
Une tâche particulière est d'éduquer et encourager le respect des sept lois parmi tous les peuples. La tolérance religieuse d'aujourd'hui – ainsi que la tendance vers plus de liberté – nous donne la chance unique de mettre en valeur le respect universel de ces lois. Il faut que nous sachions que c'est en adhérant à ces lois, qui sont en elles-mêmes une expression de la Bonté divine, que tout être humain est uni et lié par une responsabilité morale commune envers notre Créateur. Cette unité favorise la paix, tel qu'il est dit dans les Psaumes : "Comme il est bon et agréable pour des frères de demeurer ensemble en harmonie."
 
Extrait de “Loubavitch International ”, vol. 2, nº 1 (été 1990), p. 3.
 
Traduit et adapté avec l'aimable autorisation de “l'Institut des lois de Noé” (http://www.noahide.org/)