Sim’hath beith hachoéva

Une foule immense venait assister au spectacle : les Sages allumaient des torches, les Lévi chantaient de merveilleuses chansons tout en jouant d'instruments de musique...

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la rédaction de Breslev Israël

Posté sur 06.04.21

Une foule immense venait assister au spectacle : les Sages allumaient des torches, les Lévi chantaient de merveilleuses chansons tout en jouant d’instruments de musique ; un orchestre entier accompagnait la cérémonie pendant laquelle un groupe de personnes se rendait à la source de Chiloa’h afin d’en recueillir de l’eau…
 
 
À l’époque du Beith HaMiqdach (Temple), une foule immense venait assister au spectacle : les Sages allumaient des torches, les Lévi chantaient de merveilleuses chansons tout en jouant d’instruments de musique; un orchestre entier accompagnait la cérémonie pendant laquelle un groupe de personnes se rendait à la source de Chiloa’h afin d’en recueillir de l’eau et de l’amener au Temple pour la libation sur le mizbea’h (l’autel)…    
 
“Quiconque n’a pas assisté à Sim’hath beith hachoéva (à l’époque du Temple), n’a pas vu la véritable joie dans sa vie !”
 
En quoi consistait réellement Sim’hath beith hachoéva ?
 
Il est écrit dans le Talmud Soukoth (51a) :
 
“Quiconque n’a pas assisté à Sim’hath beith hachoéva (à l’époque du Temple), n’a pas vu la véritable joie dans sa vie ! Après la conclusion du premier yom tov de la fête de Soukoth, les Kohanim entraient dans la cour du Temple et faisaient de grandes préparations. Des lanternes en or étaient suspendues – chacune possédait quatre immenses réservoirs d’huile – et quatre échelles menant à chaque réservoir était disposées en-dessous des lanternes. Sur ces échelles, des jeunes Kohanim montaient avec une cruche remplie de 120 logim (env. 70 litres) d’huile dans leurs mains afin remplir les réservoirs. Des mèches étaient fabriquées – pour allumer les lanternes – en se servant des vêtements usés en lin des Kohanim. Il n’y avait pas dans toute la ville de Jérusalem une seule cour qui possédait autant de lumière que celle du Temple, le jour de Beith hachoéva.”
 
“Les pieux leaders dansaient devant ceux qui portaient l’eau avec des torches dans leurs mains. Ils chantaient des louanges à D-ieu, tandis que les Lévi jouaient du violon, de l’harpe, des trompettes, des tambourins et d’autres instruments de musique. Les Lévi se tenaient sur les quinze marches qui menaient de la cour des Israélites jusqu’à celle des femmes – sur le Mont du Temple – et qui correspondaient aux “Cantiques des degrés” des Psaumes. Deux Kohanim se tenaient près de la porte supérieure – entre la cour des Israélites et celle des femmes – avec de grandes trompettes en argent. Ils sonnaient des trompettes: “teqi’a, terou’a…
 
Le Talmud ajoute des détails à cette description : “On raconte que Rabban Chim’on ben Gamliel – lorsqu’il se réjouissait pendant Sim’hath beith hachoéva – prenait huit torches enflammées et qu’il jonglait avec en les lançant en l’air… lorsqu’il s’inclinait, il coinçait ses deux pouces dans le sol et se penchait en avant pour embrasser le sol. Ensuite, il se relevait (uniquement avec la force de ses jambes). Un exploit que personne d’autre n’était capable de faire…”
 
Le Talmud continue :
 
“Les rabbins nous ont enseigné que quiconque n’a pas assisté à Sim’hath beith hachoéva (à l’époque du Temple), n’a pas vu la véritable joie dans sa vie ! Quiconque n’a pas vu Jérusalem dans sa gloire, n’a jamais vu une ville réellement magnifique dans sa vie. Quiconque n’a pas vu le Temple, n’a jamais vu un bâtiment réellement magnifique de sa vie. De quelle façon était-il magnifique ? ‘Abaye a dit (et selon certains Rav ‘Hisda a dit) : “Il s’agissait du bâtiment construit pas Hérode (le roi de Judée à l’époque du second Temple). De quelle façon avait-il été construit ? Rava a dit : “En marbre bleu et blanc.”
 
Toute la population prenait part à cette joyeuse célébration, des plus grands leaders de la Tora, jusqu’aux personnes simples, les habitants de Jérusalem et ceux qui venait pour y passer les jours de fête. Les réjouissances duraient toute la nuit ; elles commençaient – le soir – avec la procession vers la source de Chiloa’h et elles étaient suivies par la procession nocturne de l’Autel, lorsque l’eau était offerte en libation le matin, tous les jours de la fête de Soukoth.
 
À l’époque du Beith HaMiqdach (Temple), une foule immense venait assister au spectacle : les Sages allumaient des torches, les Lévi chantaient de merveilleuses chansons tout en jouant d’instruments de musique; un orchestre entier accompagnait la cérémonie pendant laquelle un groupe de personnes se rendait à la source de Chiloa’h afin d’en recueillir de l’eau et de l’amener au Temple pour la libation sur le mizbea’h (l’autel)…    

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