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   3 Av 5774 / mercredi 30 juillet 2014 | Paracha Devarim       
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Pas facile de sourire
par: la rédaction de Breslev Israël

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 Interview du Rav Chalom Arouch

« Nos visages crispés tout au long de l’année sont une façade qui nous ruine la santé, affaiblit nos traits de caractère et détruit le lien qu’on a avec le Créateur, » nous dit le Rav Chalom Arouch chelita dans un entretien spécial sur le thème de la joie, à l’approche de Pourim. Et son conseil par excellence : sourire. Parce que sourire n’est pas chose facile.

Le Rav Chalom Arouch sait très bien ce qu’est faire face à une épreuve. Non seulement il ne le cache pas, mais les Breslev comme lui aiment rappeler à chaque occasion que pour eux, les empêchements et les difficultés de la vie sont quelque chose d’inné qu’Hachem leur a donné. Un homme tel que le Rav Chalom Arouch est l’opposé du caractère occidental typique qui se doit l’air parfait, de bien s’exprimer, de parler selon les codes stressants d’une culture occidentale bien polie. Quand on le voit, on ne peut s’empêcher de penser que les péottes (papillotes) et le tsitsith sont une certaine forme de rébellion contre tout ce mode de vie de toujours avoir momifié.

Nous nous installons sur le canapé de la famille Arouch, face à ce Rav tsadik (juste) qui s’applique à parler simplement et a conquis tellement de monde, jeunes et moins jeunes, par sa façon d’aller droit au cœur. Le Rav Arouch a publié plus de dix livres qui se sont tous vendus à des quantités considérables de millions d’exemplaires partout dans le monde. Les livres sont écrits dans un style accessible à chacun et sont traduits dans différentes langues. Son livre phare est sans aucun doute Le jardin de la foi disponible dans 11 langues et vendu partout dans le monde, même aux non-juifs. Parmi les milliers de lettres que le Rav reçoit en réponse, nous avons vu celle d’une égyptienne qui écrit avec enthousiasme que ce genre de livre ne peut qu’apporter la paix dans le monde !

Avant les livres, le Rav a commencé à se faire connaitre par la diffusion de disques de ses cours qui se vendent par millions. Par la suite, il a créé le site internet « Breslev Israël, » traduit en 6 langues et qui attire quelques 15 mille visiteurs par jour. Bref, un petit empire.

Le Rav nous offre à boire avec un sourire qui ne le quitte presque pas durant tout notre entretien. « Eh bien, mettons-nous au travail, » dit-il pour détendre l’atmosphère. « Un sourire ! » nous-enjoint-il. « Qu’y a-t-il ? » L’équipe n’est pas vraiment habituée à ce genre de consigne, mais le Rav Arouch est sérieux, donc ça ne se fait pas, de ne pas sourire…

Rabbi, malgré tout le désir d’être heureux et de sourire, techniquement, ça ne marche pas toujours, il y a des situations où ce n’est pas le moment.

« Quand ça ? Aujourd’hui, tout le monde connait l’importance de la joie, même les scientifiques ont compris qu’elle influe sur la santé. La joie, c’est le succès, c’est le lien qui passe entre les gens. Si une personne est joyeuse, on veut s’approcher d’elle, et c’est vrai aussi dans le couple. Dis-moi, » le Rav me questionne, « Tu crois qu’on peut construire son couple avec une personne triste ? Et l’éducation des enfants : un homme qui n’est pas joyeux peut-il éduquer ? Celui qui est joyeux réussira dans la vie, » il déclare sans hésiter.

« Et je ne parle que de ce monde-ci, sans parler encore de servir D.ieu. La joie multiplie la valeur de ton service de D.ieu par mille.

Maintenant la grande question : qu’est-ce-que la joie ? La réponse est simple : la joie, c’est d’être satisfait de son lot. Rien d’autre. Il n’est pas possible qu’un homme soit dans la joie s’il n’est pas satisfait de ce qu’il a. Sinon, c’est une fausse joie. Et que veut dire se satisfaire de son lot ? On parle du bien qu’Hachem lui envoie ? Bien sûr ! Mais « son lot, » ce sont ses défauts, ses manques, ses échecs. Ses difficultés. C’est là l’essentiel – te satisfaire de ce qui te manque. C’est en fait un degré d’humilité qui t’aide à comprendre ta juste valeur, qui te fait accepter les manques. Quelque chose ne s’est pas passé comme je voulais ? C’est pour mon bien éternel. Les échecs sont porteurs d’un message. Les gens qui ont l’air de réussir et pour qui un manque n’est pas synonyme de joie ne sont pas vraiment heureux ».

Qu’est-ce que ça change ? Si on arrive enfin à être joyeux, pourquoi s’embêter avec ce qui manque à notre joie ?

« D.ieu préserve, je ne dis pas de se concentrer sur le mauvais, mais qu’il y a certaines périodes où l’homme a tendance à oublier tous ses manques (éclat de rire à l’idée de ce qui est, pour le Rav, impensable), car tout va bien pour lui ; il a oublié toutes ses déprimes et n’a en tête, pour le moment, que sa bonne humeur –ce qui est d’ailleurs très important- mais incomplet. Car ça le guette, ça va bientôt se réveiller, et il retombera inévitablement dans la tristesse. Il devra faire face à la réalité. Quand on parle d’être dans la joie, c’est le contraire d’ignorer la réalité. C’est voir la réalité, l’aimer telle qu’elle est et s’en réjouir. Rabbi Nah’man de Breslev dit que c’est justement quand l’homme est dans la joie qu’il faut traiter son chagrin et ses soupirs. Maintenant que je suis dans la joie, je m’occupe de ma tristesse en la clarifiant à la lumière de ma joie, car j’ai maintenant les outils pour gérer et traiter ma douleur, pour voir que même les inconvénients sont en ma faveur.Il s’agit d’intégrer que dans le monde, rien n’est mauvais. Apres tout, qu’est-ce que la foi ? La foi c’est reconnaitre qu’il n’y a pas de mauvaises choses dans le monde. Ce n’est pas moi qui le dis, le Choul’han Arouh’ dit : « L’homme s’habituera à dire que tout ce que le Créateur fait, c’est pour le bien ! ». Une fois qu’on comprend cette dimension profonde de la joie, qui trouve son origine dans la foi et l’humilité, l’homme reçoit ce qu’on appelle un « premier soin » : de l’alcool, un pansement, et toutes sortes de conseils ».

Alors, qu’est-ce que je dois faire…
- Arrête, souris.
Moi ?
- Oui ! Souris !
Quoi ? Encore ?
- Tu veux des conseils ? En voilà quelques-uns…

Fredonner en marchant. Raconter des blagues (si tu veux j’en ai quelques-unes en stock). Un point important : voir les bonnes choses en toi. Le mauvais penchant nous montre en permanence nos défauts, nos erreurs. C’est la maladie de cette génération : tout le temps courir après nous-mêmes. Et le b.a.-ba de l’homme se résume à voir le bon qu’il a en lui. Mais tout ce que je viens de dire n’est qu’un premier secours. Il faut comprendre que la joie est un point sur lequel il faut beaucoup travailler, comme on le ferait sur tous nos autres traits de caractère. Les gens veulent une solution rapide. Ça n’existe pas. Tout comme il faut beaucoup s’investir pour travailler sur la fierté et l’humilité -et si l’on croit y arriver sans peine, on échouera- il en est de même pour la joie.

Nos sages de mémoire bénie ont dit une phrase que nous avons tendance à oublier : « tu as fait des efforts et tu n’as pas réussi, ne le crois pas ». Apparemment tu n’as pas fait suffisamment d’efforts, il n’y a pas d’autre raison. Quand on voit un homme joyeux, il faut savoir qu’il a travaillé pour arriver à cela. On peut vite se dire : « il est d’une nature joyeuse, donc il est joyeux. Moi, je ne suis pas comme ça, je suis triste de nature ». C’est faux. On peut tous être joyeux. Plus encore, même celui dont on pense qu’il a une nature joyeuse, s’il ne travaille pas sur ce trait de caractère, il tombera aussi dans la déprime et la tristesse ».

On dit que la faute est l’une des principales causes de la tristesse. Comment faire face à une telle tristesse ?

« Oui, c’est un problème connu. Rabbi Nah’man a dit de lui-même : « Comme vous me voyez, je suis un grand Tsadik, et si je tombe dans la plus grande faute, je continuerai à être dans la joie ». Si la Torah nous avait ordonné d’être tristes après avoir fauté, alors pas le choix, nous serions tristes. Mais la Torah nous ordonne de faire autre chose après la faute : se repentir (téchouva). Pire encore, si la faute nous rend tristes, nous commettons en fait une double faute puisqu’on sait qu’il n’y a pas de faute plus grande que la tristesse, et de mitsva plus grande que la joie. Et pourquoi la faute en devient-elle plus grave ? Car quand une personne est triste, elle dit en fait ne pas accepter le fait d’être un être humain et de tomber. Elle est fière. Tu comprends maintenant pourquoi être triste est une faute ? Si une personne est triste, cela veut dire qu’elle est tombée dans la fierté.

Les gens se trompent et ne comprennent pas que tout ce dont nous venons de parler demande énormément de travail. Notre conversation est agréable, mais si tu veux en tirer profit, le message qui doit en ressortir est qu’il faut travailler ! Travailler dur pour la joie. Etudier et y travailler. Encore étudier, encore y travailler. Tomber et se relever, travailler et travailler. C’est comme cela qu’on travaille sur nos traits de caractères. Et il faut tout le temps prier pour cela ».

Le Rav Arouch fait attention à ne pas donner l’image d’un Rav propre de toute faute : « La plupart de ce que j’ai écrit dans les livres à ce sujet est le résultat de mon travail personnel en la matière. J’ai appris les fondements dans la Torah de Rabénou, mais tout ce que j’ai écrit vient de mon vécu et de mes diverses expériences. J’apprends de mes chutes et grâce aux prières. Tu apprends et Hachem t’éclaire ».

Parler avec Hachem avant de se repentir

Le Rav Arouch a étudié dans un lycée laïque et a grandi dans une famille traditionaliste, mais même de cela, la vie, les aspirations et tout le reste l’ont éloigné. « Il ne restait rien, » dit-il, « pas une miette. Je ne séparais même plus le lait et la viande ». Il fit son service militaire comme infirmier de premiers soins aéroporté, et la suite logique pour lui était de poursuivre des études de médecine au Canada. Une blessure l’en a empêché, et il s’est ainsi retrouvé étudiant comptable en première année à  l’université de Tel Aviv. Dans l’histoire de cette téchouva (ce retour) comme dans d’autres, c’est une catastrophe qui a réveillé le Rav : plusieurs de ses amis ont été tués dans un accident d’hélicoptère sur le mont Hermon. « Ce n’était pas la première fois que je voyais la mort de près, j’avais déjà vu beaucoup de choses difficiles lors de ma formation à Abou Kabîr. Mais à l’enterrement de mes amis, j’ai eu pour la première fois des pensées que je n’avais pas laissé m’atteindre avant cela. Des gens sont morts, que s’est-il passé ? Comment continue cette histoire ? Je suis juste censé vivre puis mourir ? Soudain, m’est venue la crainte que je n’étais peut-être pas le propriétaire de ma propre vie. Je ne pouvais pas le supporter. Puis est arrivée une autre pensée désagréable, très désagréable : peut-être y a-t-il un Créateur ? » 

A ce stade, le jeune Chalom décida de ne pas orienter ses doutes vers quelque intermédiaire que ce soit, mais d’aller chercher à la source. « D’un coup, la volonté de parler avec Hachem m’est venue de nulle part. Je lui ai dit : je veux savoir que Tu existes. C’est Toi qui commandes ? C’est ce que je veux savoir ». Et j’ai demandé toutes sortes de choses bizarres, je me souviens ma première demande : « Fais que mon frère ait envie de venir ici, » et mon frère est arrivé. Je me suis dit « wow ».

Mais, quand il s’agit de pardon, cela ne fonctionne pas comme ça. Hachem n’est pas censé accéder à toutes nos demandes.

« Pourquoi pas ? Hachem a vu que je voulais croire en Lui, et que j’avais besoin de quelque chose à quoi me raccrocher, Il m’a donné ce dont j’avais besoin. Il savait que mes demandes n’étaient pas vaines, qu’elles étaient motivées par la volonté de croire en Lui, et c’est l’aide qu’il m’a apportée. Et j’ai continué : avant un examen je me suis à nouveau adressé à Lui : « c’est Toi qui diriges, n’est-ce pas ? Alors mets dans mon cœur les questions qui vont tomber ». Et à tout ce que je demandais, je recevais une réponse.

Encore une fois, Rabbi, si je faisais cela maintenant, ça ne marcherait pas…

« Parce que tu ne le fais pas de tout ton cœur. Rabbi Nah’man l’a fait, et ça a marché : il a dit à Hachem qu’il voulait renforcer sa foi, il a rentré ses mains dans une rivière et a demandé à Hachem qu’il fasse passer des poissons entre ses doigts. Ce n’est pas un miracle, mais une volonté de renforcer sa foi, de s’accrocher à quelque chose. Hachem t’identifie comme un enfant qui a besoin d’aide, et il te donne ce qu’il ne donnerait pas à quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, pour moi, c’est autre chose. Je ne suis plus au stade où je dois demander et Hachem me donne, je vois la présence Divine dans ma réalité jour après jour. Chaque jour, lors de mon isolement : ma prière personnelle. Car la prière personnelle renforce énormément la foi. Pour la foi aussi, il faut demander à Hachem. Qu’est-ce-que tu crois ? Ce n’est pas facile ! »

Impossible de discuter avec un h’assid Breslev sans prendre quelques phrases sur l’isolement…

« Le commandement de prier de la Torah se réfère à l’isolement » explique le Rav. « Avant que les livres de prières ne soient écrits, et c’est évidemment très important, ce que les enfants d’Israël faisaient pour accomplir ce commandement était s’isoler. C'est-à-dire parler directement avec le Créateur. Je peux te dire que chez moi aussi, dans la maison de mes parents, je voyais cet isolement. Mes parents étaient traditionalistes, et il était clair que de temps en temps, en pleine journée, ils se levaient et parlaient avec Hachem. Ca ne durait pas une heure comme nous le faisons chez les Breslev, mais ils demandaient ce qu’ils voulaient, dans un lien direct avec Hachem ».

Les détails font la règle

Il y a, dans la Torah de Rabbi Nah’man, quelque chose de très beau : c’est ce désir permanent d’aider les gens à se relever de leur abattement. Mais parfois on a l’impression que quelques Breslev sont un peu « accro » à cet abattement justement. S’occuper en permanence de la déprime des autres, c’est un peu usant, non ? Il y a un sentiment que vivre normalement n’est plus acceptable par ici…

Le Rav rit. Il a l’air de bien comprendre ce dont je parle. « Pour chaque nouvelle chose que l’on apprend, comme marcher, on en passe par des chutes. Si tu ne tombes pas, tu ne marcheras pas. Donc les crises sont toujours de la partie. Mais tu as raison, on n’a pas le droit d’oublier qu’il faut apprendre à marcher normalement, et faire attention que les crises, les obstacles, ne durent pas toute la vie et qu’on ne soit pas en déprime permanente ».

Quand il s’agit de la relation au monde et de faire usage des outils que le monde moderne nous offre, le Rav montre une certaine ouverture, dans le cadre d’une utilisation judicieuse évidemment. « Nous devons faire usage de tout ce que le Créateur nous donne dans ce monde. Internet : dois-je être stupide et ignorer son existence ? Le théâtre, le cinéma, la chanson : tous sont des outils importants qu’il faut utiliser pour diffuser la Torah ! Il nous faut même faire usage de la « connaissance » des psychologues, correctement bien sûr, » il précise rapidement. « Notre Torah n’est pas une théorie détachée de la vie. Il faut des outils pour la présenter et la partager avec le monde ».

En ce qui concerne la musique, le Rav Arouch recommande une chose, l’album qu’on trouve pratiquement chez tout le monde, Un bon point (nekouda tova) de Shuli Rand. Rand donne lui-même un large crédit au Rav Arouch pour l’inspiration et l’élan qui l’ont mené à sortir cet album, et il se lie spirituellement au Rav.

A propos du Tsadik (le juste), Rabbi Nah’man de Breslev, le Rav Arouch se démarque légèrement dans son approche des autres Rabbanim Breslev. Il ne s’agit pas seulement d’ « avoir un Rav » dans son sens habituel, mais de donner une place plus significative au juste, comme un intermédiaire dans le lien avec D.ieu. Le tsadik n’est, par excellence, pas seulement un juste, mais il est spécial et diffèrent de tout le monde. Naturellement, quand des Breslev parlent du Tsadik, ils se réfèrent généralement à Rabbi Nah’man. « C’est un point difficile à accepter, » explique le Rav, ce qui justifie l’absence de ce sujet dans ses livres et ses cours. « Rabbi Levy Itzhak Bender de mémoire bénie, qui était un des anciens Breslev, enseignait de ne pas du tout parler du Tsadik. Il s’agit de sujets élevés qui peuvent porter à l’erreur si on ne les comprend pas correctement ». A notre demande, le Rav fournit néanmoins une explication générale.

« Rien de nouveau, le principe est de transmettre les enseignements tel que nous le dit la Michna –Moché a reçu la Torah sur le Mont Sinaï et l’a transmise à Yéoshua etc. Le juste est un guide, celui qui ne se rapproche pas de lui est perdant. Comment une personne se rapprochera-t-elle de D.ieu sans aide ? Tous les justes se sont eux-mêmes attachés à un juste ».

Le h’assid (l’élève) peut-il décider que certaines choses que le juste enseigne ne lui conviennent pas ?

« Il faut comprendre, la voie de notre saint Rabbi est notre voie. Et de manière générale, lorsqu’on suit la voie d’un juste, c’est pleinement, sans s’en écarter à droite ou à gauche, tant qu’il est en vie. Après son départ, il y a évidemment des désaccords entre les élèves, c’est quelque chose d’autre, et un élève peut interpréter son Rav comme il le sent ».

Est-ce que le fait que la Torah de Rabbi Nah’man concerne essentiellement l’homme et ses difficultés au niveau personnel ne la rend pas incomplète du fait qu’elle ne construit pas l’unité du peuple d’Israël ?

« Ce n’est pas vrai. Rabbi Nah’man a beaucoup parlé du peuple et a poussé ses élèves à s’engager à rapprocher les gens. Au-delà de cela, il y a bien sûr le fait d’être impliqué dans le monde qui nous entoure. Dans mon Beit Midrash (maison d’étude) j’ai un élève dont le rôle est de m’apporter chaque jour l’essentiel des informations ».

Rav, quand je parle du peuple je parle de construire notre nation, de construire un pays qui soit bon, puisque c’est le but du peuple d’Israël – un royaume de Cohanim (grands prêtres) et un peuple saint, non ?

« Lorsque les détails seront corrigés et bons, le pays sera bon. Pourquoi n’avons-nous pratiquement pas de divorces ? Parce que les gens travaillent sur eux-mêmes. Dans ma Yechiva, le pourcentage de divorce est à zéro. Pas un pourcentage moindre, zéro ! Et ce n’est pas qu’on « dissimule, » comme certains le laissent entendre, mais c’est qu’on y travaille dur, les gens travaillent sur leur caractère, ils se renforcent pour vivre dans la paix et l’amour avec leur conjointe, même avec des opinions divergentes. Quand c’est ainsi, que les gens travaillent sur eux-mêmes, s’isolent et parlent avec Hachem, c’est plus facile pour moi de leur faire passer des messages, de travailler à construire une unité avec eux. La tension qui existe entre les différents partis vient de là également ».

Pourquoi je n’arrive pas à saisir, avec mon peu de bon sens, comment il est possible de quitter la terre sainte pour Ouman le jour le plus saint de l’année ?

« Si la question porte sur la hala’ha (la loi), il faut savoir que Rabbi Nah’man a toujours dit de tout faire sans jamais transgresser une seule loi du Choulh’an Arouh’, et selon le Choul’han Arouh’, il est permis de sortir d’Israël. De grands justes sont allés à Ouman, c’est clair que ce n’est pas interdit. Rabbi Nah’man dit que toute son influence dans le monde est pendant Roch Hachana (la nouvelle année). Le reste, c’est seulement un plus. La guéoula (délivrance) s’accélère grâce à cela. Lors du dernier Roch Hachana de Rabbi Nah’man dans ce monde, il a énormément parlé de Roch Hachana. Si c’était contre le Choulh’an Arouh’, il y aurait de quoi discuter, si nous étions en temps de délivrance avec la venue du Machiah’, je comprendrais aussi. Mais nous sommes encore en exil ».

Mais il y a beaucoup de progrès en termes de guéoula, non ?

« Ce progrès est dû à Ouman Roch Hachana. Plus il y aura de gens qui viendront chez Rabénou à Ouman, plus il y aura d’outils pour construire la guéoula ».

Il ne fait aucun doute que le « conseil » que le Rav Arouch aime le plus donner est le sourire.

« Souris ! » dit-il. « Le sourire est un point très important. Un juif a 32 dents (ל"ב en hébreu), et ces 32 là ouvrent le cœur (לב en hébreu). Tu affiches un sourire à quelqu’un, et il te répond par un sourire, car ça ne se fait pas de ne pas sourire en retour alors que tu souris à pleines dents. Mais ce que tu ignores, c’est que tu viens de le ranimer ! Il se peut très bien que devant tes yeux se tenait un homme proche de mourir de tristesse, et il y en a beaucoup ! En lui souriant, tu l’as amené à sourire un peu par manque de choix : tu lui as sauvé la vie ! Il a ouvert son cœur à la vie. Donc quand tu dis à quelqu’un de sourire, c’est un don que tu lui fais, celui d’un visage bienveillant. C’est un grand cadeau. Et il te rend ce cadeau par son sourire, dans le sentiment que tu l’aimes, qu’il compte à tes yeux ».

 

   
 
 


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