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Peu nombreux sont les sujets que Rabbi Na'hman n'a pas abordés. En même temps, les leçons du Rabbi possèdent un aspect pratique qui nous permet de donner le maximum de sens à notre vie Nous vous présentons ici un petit échantillon de la sagesse de Rabbi Na'hman.
Vérité
“Il y a peut être de nombreux mensonges, mais il existe seulement une vérité.”
Il existe de nombreuses vérités dans notre monde : la vérité qui se trouve dans une personne, la vérité de la Tora et la vérité des Tsadiqim. Cependant, elles contiennent toutes une vérité essentielle : D-ieu. “Écoute Israël... D-ieu est Un.”
Selon Rav Nathan, nous devons toujours supplier et implorer D-ieu pour qu'Il nous montre la direction à prendre vers chemin de Sa vérité. En nous servant seulement de notre vérité, nous pouvons fréquemment nous tromper. Cependant, la vérité de D-ieu est la vérité authentique et absolue. “De quelle façon pouvez-vous savoir que ce que vous voyez est la vérité authentique? Si vous savez dans votre coeur que vous désirez réellement la vérité (et seulement la vérité authentique), que vous demandez à D-ieu de vous faire mériter Sa vérité et que vous vous en remettez entièrement à Lui, alors, D-ieu vous guidera vers la vérité authentique” (Liqouté Moharan I, 4:24).
Avoir confiance en D-ieu
“C'est une excellente chose d'avoir entièrement confiance en D-ieu. Au début de chaque jour, je confie tous mes mouvements entre les mains de D-ieu, en Lui demandant que je fasse seulement Sa volonté. Cela est excellent et je n'ai aucun souci. Que les choses aillent bien ou pas, je suis entièrement dépendant de D-ieu. S'Il désire une chose différente, je lui ai déjà demandé de faire seulement Sa volonté” (La sagesse de Rabbi Na'hman # 2).
Les véritables leaders
“Rabbi Na'hman raconta un jour l'histoire d'un rav réputé qui priait dans une pièce privée, adjacente à la synagogue. En entendant du bruit qui venait de l'extérieur, il pensa qu'il s'agissait de ses 'hassidim qui essayaient d'entrevoir les dévotions de leur maître. En réaction, ce rav pria avec une grande ferveur et avec beaucoup d'enthousiasme. Plus tard, il découvrit que les bruits provenaient d'un chat qui grattait à la porte. 'Pendant neuf années, il a prié pour un chat !' observa Rabbi Na'hman. 'Que D-ieu nous sauve !'”
Foi
“Ce qui est le plus important est d'avoir une foi simple. Grâce à elle, nous pouvons obtenir une portion dans ce monde et dans le prochain. Heureux est celui qui a une telle foi car il ne sera jamais perturbé.”
“Il est nécessaire de posséder une certaine connaissance avec la foi. La personne qui possède seulement la foi est susceptible de tomber de son niveau. Elle doit [associer sa foi] avec la connaissance” (Liqouté Moharan I, 255).
Ne jamais désespérer !
“L'étude de la Tora possède le pouvoir de nous montrer le conseil approprié et exact dans tous nos efforts. Il est extrêmement important d'avoir la foi en les Tsadiqim. Ainsi, en étudiant leurs paroles, la Tora dirige la personne vers la façon de vivre adéquate” (Liqouté Moharan I, 61:1).
“D-ieu est fier de chaque juif” (Liqouté Moharan I, 17:1).
“D-ieu dit que nous sommes Ses enfants, tel qu'il est écrit (Devarim 14:1) : 'Vous êtes les enfants de l'Eternel.' Il peut nous arriver de penser que le mal que nous avons fait est immense, que nous ne sommes plus un des enfants de D-ieu ; cependant, il faut se souvenir que D-ieu nous appelle encore Ses enfants. “Pour le bon ou pour le mauvais, nous sommes toujours appelés Ses enfants.” (Qidouchin 36a).
“Le désespoir n'est pas de ce monde !”
Ne tombez pas !
“Il s'agit d'un principe important dans la dévotion : ne vous laissez jamais tomber complètement.”
“Il est dit qu'un certain jour, le Ba'al Chem Tov se sentait extrêmement triste. Il n'avait plus d'inspiration et il était certain qu'il ne méritait plus la récompense future. Cependant, il s'exclama : 'J'aime D-ieu ; même sans récompense !'”
Servir D-ieu
“Lorsque nous désirons devenir réellement religieux et servir D-ieu, nous semblons être immédiatement accablés par un sentiment de confusion et de frustration. Des obstacles se dressent sur notre chemin et nous ne pouvons pas décider quoi faire. Plus nous voulons servir D-ieu, plus le nombre de difficultés que nous rencontrons augmente.”
“L'enthousiasme que nous ressentons lorsque nous essayons de faire ce qui est bien est très précieux, même si nous n'atteignons pas notre objectif. Tous nos efforts sont comptabilisés comme des sacrifices, tel qu'il est écrit (Psaumes 44:23) : 'Pour Toi, nous subissons chaque jour la mort ; on nous considère comme des brebis destinées à la boucherie.' Selon le Tiqouné Zohar, ce verset fait référence à la prière et au sacrifice.”
“Lorsque nous désirons prier, nous nous heurtons à de nombreuses distractions. Cependant, nous devons nous consacrer entièrement à notre tâche et faire tous les efforts possibles afin de prier correctement. Même si notre prière n'est pas parfaite, notre effort équivaut à présenter un sacrifice, tel qu'il est dit : 'Pour Toi, nous subissons chaque jour la mort.'”
“Cela est exact pour tout ce qui concerne la religion. Par exemple : si nous décidons de nous améliorer, il peut arriver que nous ne soyons pas capables d'accomplir entièrement cette tâche. Pour autant, l'effort et la douleur ressentis dans cette tentative inachevée ne sont pas vains. Tout cela représente un sacrifice à D-ieu ; c'est à cela que fait allusion le verset cité ci-dessus. Par conséquent, il faut toujours faire notre maximum et faire tous les efforts possibles dans le but de servir D-ieu de la meilleure façon que nous pouvons. Peu importe la tâche qui se présente à nous, il faut la faire avec toute notre force. Il faut continuer, même lorsque tous nos efforts semblent avoir échoués et toutes nos tentatives vaines. Il faut faire tout ce qui est dans notre pouvoir et D-ieu fera ce qui est bon à Ses yeux” (La sagesse de Rabbi Na'hman # 12).
“La plupart des personnes pensent qu'oublier est un défaut. Cependant, je considère qu'il s'agit d'un grand avantage.”
“Si nous n'oublierions pas, il serait tout simplement impossible de servir D-ieu. Nous nous souviendrions de tout notre passé (et des erreurs que nous avons faites !) ; ces souvenirs nous entraîneraient vers le bas et nous empêcheraient de nous élever vers D-ieu. Peu importe ce que nous aurions fait, le passé viendrait constamment nous déranger.”
“Cependant, D-ieu nous a donné le pouvoir d'oublier et de ne pas tenir compte du passé. Le passé ne reviendra plus et il n'est pas nécessaire de s'en souvenir. Parce que nous pouvons oublier, nous ne sommes plus dérangés par le passé.” (Ibid # 26).
La façon de faire de D-ieu est toujours la bonne.
“D-ieu a l'habitude de toujours se concentrer sur le bon. Même s'il existe des choses qui ne sont pas bonnes, Il cherche seulement le bon. A plus forte raison devons-nous éviter de nous concentrer sur les fautes de nos camarades. Nous sommes obligés de chercher seulement le bon, toujours ! (Liqouté Moharan I, 2:17).”
Notre désir d'être victorieux nous empêche d'accepter la vérité. Lors d'une conversation ou d'une dispute, si nous admettons le bien-fondé de l'opinion de l'autre personne, nous poursuivrons notre raisonnement. A l'inverse, cela ne sera pas possible si nous acceptons seulement, ou pire, si nous ne faisons qu'“admettre” que l'autre personne peut avoir raison (Liqouté Moharan I, 122)... Quelle victoire peut-elle être appelée une véritable victoire ? Seulement celle qui est éternelle (C'est pour cette raison [qu'en hébreu] les mots “toujours” et “victoire' possèdent la même racine).
La véritable victoire est celle qui consiste à vaincre nos défauts, nos mauvais traits de caractères et désirs. C'est seulement à cette condition que nous pouvons devenir les véritables vainqueurs, avec toutes nos bonnes pensées, désirs ou actions mis au crédit de notre compte éternel. Il faut chercher la vérité, la vérité éternelle ; alors, nous serons toujours victorieux et toujours en paix (Liqouté Halakhoth, Birkoth pratiyoth 5:2).
Servir D-ieu avec joie !
“Lorsque nous sommes toujours contents, il est facile de consacrer du temps, chaque jour, à exprimer nos pensées devant D-ieu, avec un coeur brisé. Cependant, si nous sommes toujours déprimés, il est très difficile de s'isoler et de parler à D-ieu. Il faut nous forcer d'être toujours heureux, plus particulièrement pendant les prières.”
“Selon le Rabbi, la véritable joie est une des choses les plus difficiles à atteindre lorsqu'on sert D-ieu.“
“Le Rabbi a également dit qu'il est impossible d'atteindre la joie sans une certaine mesure de sottise. De fait, nous devons recourir à toutes sortes de choses bêtes si cela est la seule façon d'atteindre la joie.” (Liqouté Moharan I, 24).

Rabbi Na'hman a dit : “C'est une grande mitswa d'être toujours heureux. Il faut nous renforcer dans le but de mettre de côté tous les sentiments de dépression et de tristesse. Tout le monde a de nombreux problèmes et la nature de l'homme est d'être attiré par la tristesse. Afin d'échapper à ces difficultés, il faut constamment amener la joie dans notre vie, même si nous devons recourir à toutes sortes de bêtises.” ( Liqouté Moharan II, 24).
“Une personne qui réussit est celle qui est toujours heureuse.” (Le livre de l'alef-beth, Joie B: 1).
“La joie accroît la capacité de l'esprit à comprendre” (Ibid A: 21).
Simplicité !
“Ce que j'ai réalisé dans ma vie s'explique principalement par la simplicité. J'ai passé beaucoup de temps discuter avec D-ieu et à réciter les Psaumes.”
“Il peut arriver que les objectifs et le désir d'une personne pour la sainteté se trouvent au-delà de ses capacités. Par conséquent, cette personne doit se contrôler. Elle doit limiter ses envies et accomplir avec simplicité le type de service de D-ieu qu'elle peut accomplir à cet instant. Ensuite, elle doit supplier D-ieu pour qu'Il l'aide ; à cette fin, elle doit prier pour être dirigée sur le chemin adéquat pour son niveau et elle doit servir D-ieu avec simplicité et joie.” ( Liqouté Halakhoth, Beth Knesseth 5:24).
Note : lorsque le Rabbi parlait d'être “simple”, il employait le mot hébreu “ tam”. Dans ce contexte, cela signifie qu'il faut être “simple”, c'est à dire sans prétentions, sincère et direct.
Au-delà du pied de la lettre
“L'extrémisme, sous toute ses formes, est entièrement superflu” (La sagesse de Rabbi Na'hman #51).
“Rabbi Na'hman a dit : 'A propos de ceux qui sont excessivement stricts pour servir D-ieu, il est écrit (Vayiqra 18:5) : 'Vous vivrez (et ne mourez pas) par eux.' De telles personnes n'ont pas de vie. Elles sont constamment déprimées car elles pensent qu'elles ne remplissent jamais leurs obligations lorsqu'elles font des mitswoth. A cause de leur rigueur, elles ne ressentent jamais de vitalité, c'est à dire de vie, de leurs actions.” (Liqouté Moharan II, 44).
“La simplicité est la vertu la plus élevée. De fait, D-ieu est certainement plus haut que toute autre chose et pourtant, en fin de compte Il est simple ” (Ibid # 101).
“Il y a des fois où le Talmud nous enseigne qu'il est bien d'être strict en faisant certaines mitswoth. C'est pour cela que Rabbi Na'hman enseignait que chaque personne doit choisir une mitswa spécifique, et être stricte dans sa pratique, sans atteindre le niveau de l'idiotie. Si seulement nous méritions de suivre tous les commandements de la Tora d'une façon simple, sans excès !” (Ibid # 235).
“Il est interdit d'être stupide, même si cela est fait en toute sincérité. Cependant, la sophistication est totalement inutile.” (La sagesse de Rabbi Na'hman # 51).

Hitbodedouth – Prière
“Parlez-Lui de la façon vous parleriez à votre ami.”
“Même si vous ne pouvez absolument pas ouvrir votre bouche, le simple fait que vous soyez là, à mettre votre espoir en D-ieu (et ainsi, à admettre Son existence), à lever vos yeux vers le haut et à vous forcer à parler – même si vous ne prononcez pas plus qu'un seul mot pendant tout ce temps – tout cela durera pour toujours.” (Liqouté Moharan II, 95 – 101 etc.).
“ll est excellent de donner libre cours à vos pensées devant D-ieu, tel un enfant suppliant son père. D-ieu a dit que nous sommes Ses enfants, tel qu'il est écrit (Devarim 14:1) : 'Vous êtes les enfants de l'Eternel, votre D-ieu.' Par conséquent, il est bien d'exprimer vos pensées et vos difficultés devant D-ieu, comme un enfant qui se plaint et qui importune son père.”
Il peut nous arriver de penser que le mal que nous avons fait est immense, que nous ne sommes plus un des enfants de D-ieu ; cependant, il faut se souvenir que D-ieu nous appelle encore Ses enfants. “Pour le bon ou pour le mauvais, nous sommes toujours appelés Ses enfants.” (Qidouchin 36a).
“Qu'il est bon de pouvoir réveiller notre coeur et d'implorer, jusqu'à ce que des larmes coulent de nos yeux, et d'être comme un enfant qui pleure devant son père.”
“Parlez à D-ieu et comprenez votre but dans la vie. Réfléchissez à propos de vous et supplier D-ieu de vous aider à Le trouver.”
“L'essentiel du temps pendant lequel le Roi David s'isolait avec D-ieu était pendant la nuit, sous ses couvertures, dans son lit. Caché de la vue des autres, il ouvrait son coeur devant D-ieu. Ceci est la signification du verset : 'Je parle chaque nuit dans mon lit, en pleurs.' (Tehilim 6:7).”
“Heureux est celui qui suit ces conseils car ils sont au-dessus de tout.” (La sagesse de Rabbi Na'hman # 68).
“Il faut prier pour absolument tout. Si notre vêtement est déchiré et qu'il faut le remplacer, il faut prier D-ieu pour (en obtenir) un nouveau. Il faut agir ainsi pour toute les choses. Il faut s'habituer à prier pour tous nos besoins, les grands comme les petits.”
Soupirer et gémir
“Rabbi Na'hman a dit : 'Pendant hitbodedouth, il est bon de soupirer et de gémir'.” (Tsadiq #441).
“Le soupir d'un juif est très précieux.” (Liqouté Moharan I, 8:1).
"Lorsque nous soupirons et que nous gémissons à propos de nos envies non satisfaites de sainteté, cela nous permet d'être attaché à la force de la vie de la sainteté. La raison en est que soupirer, c'est faire usage de la respiration et celle-ci est la vie même !” (Ibid. I, # 109).
Le cri silencieux
"Même lorsque nous sommes en public, il est possible de faire sortir un cri silencieux. Dans notre esprit, nous pouvons crier et appeler D-ieu ; ceci est réellement une excellente chose.”
Le Rabbi a dit : “Lorsqu'une personne médite, même si elle ne peut rien dire à l'exception des mots 'Maître du monde', ceci aussi est très bien.”
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