23 Tamouz 5780 / mercredi 15 juillet 2020 | Paracha : Matoth Mass'é
 
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Un choix de vie    

Un choix de vie



Il est possible de conjuguer une vie professionnelle active avec une vie spirituelle. Cela n'est pas fréquent en France...

 



 

Lorsqu'une personne a décidé de se rapprocher de D-ieu, doit-elle pour autant de séparer du monde moderne ? La question n'est pas théorique : elle m'est posée régulièrement par des parents dont un des enfants a choisit d'emprunter le chemin qui mène au Divin.
 
Une question de choix
 
Il n'y a rien qui oblige une personne qui désire se rapprocher d'Hachem à se couper du monde moderne. Si elle le fait, c'est parce qu'elle en a envie. À ce titre, le Grand Rabbin de France – Gilles Bernheim – et son prédécesseur – Joseph Sitruk – offrent un contraste riche d'enseignement.
 
Le Grand rabbin Gilles Bernheim est également agrégé de philosophie, ce que beaucoup de parents aimeraient pour leurs enfants. D'autre part, le rabbin Joseph Sitruk était plus fermé au monde extérieur et a suivi un cursus plus classique dans les écoles juives religieuses.
 
Ces deux hommes sont grands en Tora et en sagesse ; l'un a choisit un certain chemin, tandis que l'autre en a choisit un autre. Un n'a pas raison par rapport à l'autre : tout dépend de la personnalité de chaque individu. Celui qui s'intéresse au monde extérieur peut le faire et peut même y trouver un emploi de haut niveau. Cependant, si un autre ne s'intéresse qu'à l'étude de la Tora, il a la possibilité de consacrer chacune de ses journées à cette Étude sainte.
 
Lorsque j'ai décidé de quitter l'université où j'étudiais et où j'enseignais pour venir vivre en Israël, je n'ai pas pris ma décision en pensant que j'étais obligé de quitter mon emploi et le milieu dans lequel j'évoluais. Plutôt, c'est par choix que je suis parti : je désirais poursuivre ma volonté de me consacrer à temps plein à l'étude de la Tora. Certains amis sont restés dans le milieu universitaire et ils y enseignent encore aujourd'hui. Je ne pense pas être un meilleur juif qu'eux parce que je vis en Israël et que j'étudie la Tora à temps plein.
 
Ainsi, il est possible de conjuguer une vie professionnelle active avec une vie remplie de spirituel. J'admets que cela n'est pas fréquent en France et que la raison en est le sentiment anti-religieux qui y règne. Évidemment, un pays qui interdit à ses citoyens de fréquenter ses écoles sous prétexte qu'ils portent une kippa peut difficilement se dire ouvert à tous.
 
La situation est différente dans les pays anglo-saxon. Aux États-Unis, au Canada et en Angleterre, on rencontre fréquemment des étudiants et des enseignants juifs religieux dans les écoles, les lycées et les universités. J'ai toujours considéré cela comme un signe de bonne santé de ces démocraties. À l'opposé, le rejet du fait religieux dans les mentalités françaises est un signe d'un esprit du moyen-âge. Il est donc ironique que la France se déclare encore comme un pays exemplaire des droits de l'homme.
 
Une vision contagieuse
 
Ce qui est encore plus regrettable est que cette expulsion du religieux touche une grande partie de notre communauté. S'il n'est pas négatif en soi de vouloir être ouvert au monde extérieur, il est regrettable que ce sentiment justifie une fermeture vers un autre monde : le nôtre, c'est-à-dire le monde juif.
 
Tout ce que nous demande D-ieu est de ne pas oublier qui nous sommes. Lorsque nous l'oublions entièrement, comme cela fut le cas des juifs réformés allemands des années vingt et trente, le résultat est un rappel à l'ordre céleste qui est à la mesure de cet oubli.
 
Certes, il est impossible de connaître les raisons précises qui permettraient d'expliquer la Shoah. Cependant, il est frappant de constater que le nazisme a prit naissance en Allemagne, foyer des juifs qui avaient rompu entièrement avec leur passé et qui voulaient être des hommes et des femmes cultivés, ouverts sur le monde moderne…
 
C'est avec une force inimaginable que le Maître du monde les a rappelé à l'ordre. Si ces juifs pensaient qu'ils vivaient à une époque où une telle atrocité était impossible, l'histoire a prouvé qu'ils s'étaient trompés lourdement. Lorsque la catastrophe a commencé à toucher le peuple juif, ils pensèrent qu'eux ne seraient pas touchés. “Quel rapport avons-nous avec ces juifs habillés en noir et d'un autre âge ?” s'exclamaient-ils.
 
Pourtant, eux aussi ont fini dans les fours crématoires. Leur vanité a été de croire qu'il était possible de vivre en oubliant que nous sommes juifs. C'est parce qu'ils étaient juifs qu'ils ont péris, même s'ils menaient la vie des non juifs.
 
Voici le message que devraient méditer tous les juifs qui ont marqué le début de l'année non juive : étudier l'histoire et la vie juive de l'Allemagne de l'avant-guerre. Ce qu'ils pensent et ce qui disent à propos de la soit disante importance de la culture générale, de la place que la religion devrait tenir dans le monde… sont autant de réflexions qui ressemblent à s'y méprendre avec celles des juifs réformés allemands de l'avant guerre.
 
Avez-nous appris quelque chose de l'histoire ? Après tout, lorsqu'on se vante d'être cultivé, cela ne doit-il pas nous servir à retenir les messages du passé ? Si le discours que nous tenons aujourd'hui ressemble autant à celui des juifs modernes allemands de l'avant Shoah, nous possédons au moins un avantage par rapport à eux : nous savons ce que l'avenir nous réserve.
 
Vous êtes cordialement invités à lire les billets du jour sur le blog de David-Yits'haq Trauttman à www.davidtrauttman.com/




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