17 'Hechvan 5782 / samedi 23 octobre 2021 | Paracha : Vayéra
 
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Judaïsme et influences extérieures    

Judaïsme et influences extérieures



L'influence des peuples non juifs s'est certainement exercée sur ce que la propre civilisation juive pouvait accepter.

 



Nous vous conseillons de lire l'introduction à cette série d'articles qui décrit la pensée du Rav Elie Benamozegh.
  
L'influence des peuples non juifs s'est certainement exercée sur ce que la propre civilisation juive pouvait accepter : culture, mode vestimentaire, alimentaire... Cependant, on ne pouvait se permettre de modifier la Loi éternelle qui est restée intacte.
 
Nous avons déjà mentionné que nous ne nions pas l'existence d'une influence exercée par les non juifs sur le peuple d'Israël. Après leur perte d'indépendance politique – il y a environ 2 000 ans – les juifs vécurent au milieu des peuples non juifs, sans posséder de territoire sur lequel ils auraient représenté si ce n'est une majorité imposante, du moins un nombre significatif.
 
De fait, à l'exception des 60 dernières années – avec l'établissement de l'État d'Israël – les juifs ne possédaient aucune indépendance politique ni territoriale. Fait rarissime dans l'histoire des peuples, cette absence de puissance territoriale s'accompagnait le plus souvent par une représentation infime au sein des nations qui les hébergeaient. Ainsi, il ne faudrait pas s'étonner du fait que les juifs aient pu être influencés – d'une façon ou d'une autre – par les pays hôtes qui les accueillaient. L'inverse s'oppose à la logique.
 
Une fois dit cela, il faut réfléchir sur quels aspects cette influence s'est exercée. Ici apparaît l'importance de la Loi de Moché (Moïse) – les Lois divines – lesquelles ne peuvent être modifiées selon la volonté humaine. Du fait de leur nature spécifique, ces lois sont transmises de générations en générations, sans que l'emprise du temps les modifie profondément. Certes, les siècles qui s'écoulent justifient de nouvelles approches, de nouveaux points de vue.
 
Cependant, on aurait tort de voir en ces nouveaux développements une quelconque “évolution". Cela peut certainement déplaire à certains, mais l'évidence nous sert de témoin : le Divin ne se prête pas aux imperfections humaines, aux erreurs de jugement et autres caractéristiques aléatoires qui justifient un changement d'opinion.
 
Ainsi, l'influence des peuples non juifs s'est certainement exercée sur ce que la propre civilisation juive pouvait accepter : culture, mode vestimentaire, alimentaire... Cependant, on ne pouvait se permettre de modifier la Loi éternelle qui est restée intacte. Si le corps humain tolère les greffes, il ne saurait supporter un changement de la tête, du cerveau. Cela a été l'erreur de certains de penser que D-ieu pouvait “changer d'avis”.
 
Après avoir signifié au genre humain l'importance du Chabath, des lois alimentaires et des autres aspects du Service divin destinés aux juifs, il défie toute logique de penser que D-ieu pourrait ne prêter plus d'attention à ce qui a été présenté comme les piliers de la croyance juive. En d'autres termes, il semble curieux que l'infaillibilité que certains accorde à l'être humain ne le soit pas à D-ieu.
 
D'ailleurs, c'est en se basant sur cette conviction de l'Origine divine – et donc intouchable – de la Loi éternelle que les juifs ont pu accepter des influences extérieures dans d'autres domaines. Plus les juifs se sentaient forts en leur respect de la Loi de Moché (Moïse), plus ils étaient susceptibles de pouvoir accepter sans danger ces influences extérieures. Un corps vivant et fort n'a rien à craindre des apports extérieurs. On peut même penser qu'un tel corps tire sa vitalité – en partie du moins – de ces apports.
 
Les idées nouvelles, l'apport d'un sang frais au sein d'un peuple n'est non seulement pas à craindre, mais à souhaiter. La seule condition – si le peuple en question ne désire pas changer profondément sa nature – est que les changements n'atteignent pas le “coeur” du peuple et dans le cas du peuple juif, le coeur est la halakha (la loi juive).
 
Le processus auquel nous faisons référence est le suivant : un corps fort garde intact ce qui fait sa nature et tire de l'extérieur ce qui est nécessaire à son développement. De la sorte, ce qui était inférieur – parce qu'externe – est “élevé” car maintenant assimilé. La kabbale emploie le terme d'“étincelles” qui retrouvent leur place d'origine en étant élevées de la sorte. C'est exactement ce qui arriva lorsque de nombreux égyptiens quittèrent leur pays pour suivre le peuple hébreu, lors de l'exode des juifs (Exode 12:38).
 
Voilà des individus qui vivaient depuis des siècles dans le polythéisme et qui décidèrent de suivre un peuple qui avait commencé à révéler au monde le monothéisme. À moins de prôner l'idée que le polythéisme est d'une nature supérieure au monothéisme – ce que peu d'individus se risqueraient à faire – il y a là à déceler ces étincelles qu'on ait allé chercher afin de les élever. Un autre exemple est celui de Jéthro, le beau-père de Moché. Grand prêtre dans l'idolâtrie, Jéthro s'est converti au judaïsme lorsqu'il a reconnu la grandeur du Créateur du monde (Exode 18-20).
 
L'importance intrinsèque des étincelles dont nous parlions à l'instant est mesurée à l'aune de la profondeur spirituelle dans laquelle elles étaient enfouies ! Dans le cas de Jéthro, quel bel exemple d'étincelles qui étaient allé se loger dans toutes les formes d'idolâtrie possible dans le monde, avant de revenir à leur place d'origine. De nos jours, cela équivaudrait à un pape qui se convertirait au judaïsme ! Qu'on y pense : l'impact serait tel qu'il est même difficile d'apprécier à sa juste valeur les conséquences qu'il pourrait avoir.
 
Nous avons décrit les effets positifs pour les juifs des influences extérieures. Nous rétorquerions-nous que les juifs – plutôt que de freiner depuis toujours l'ardeur des convertis potentiels – auraient dû ainsi les encourager, que nous répondrions qu'une telle attitude méconnaîtrait la réalité des faits. Lorsqu'une ultra minorité accepte les apports extérieurs, cela doit se faire à une allure qui ne compromet pas l'existence même de la dite minorité, son intégralité.
 
S'il est possible de mêler deux volumes identiques d'eau – l'un froid et l'autre chaud – sans que le froid ne se réchauffe, cela doit être fait goutte après goutte, à allure mesurée. À verser le liquide chaud d'un coup, c'est le liquide froid qui verrait sa nature modifiée d'une façon profonde.
 
Si les juifs ont pu incorporer ces apports extérieurs, cela s'explique pour deux raisons principales :
 
1) Le peuple juif n'a jamais cherché à multiplier ces apports. Les guerres de croisades – dans le but de convertir des peuples entiers – n'ont jamais fait partie de la culture juive et ne pourront jamais en faire partie. Il est une chose d'ouvrir sa porte à l'étranger, il en est une autre de chercher à le forcer à entrer chez soi.
 
2) Les convictions religieuses des convertis potentiels ont toujours été étudiées avec soin. Rien ne sert d'accepter en son sein des personnes qui ne sont pas convaincues profondément de votre vérité. Aux premiers écueils, celles-ci vous abandonneront. Pire, elles pourraient rester parmi vous et c'est alors que le vers risquerait de pourrir le fruit.
 
Pour terminer, il nous faut signaler que cette attitude prudente et sage du peuple hébreu n'a pas seulement garanti sa survie, mais également celle du monde tout entier. De fait, si en adoptant une position réfléchie les juifs ont pu rester ce qu'ils étaient – un peuple attaché à la Loi de Moché – cela leur a aussi permis de pouvoir rester une source d'inspiration spirituelle pour le reste du monde. D'autres peuples ont pu à un moment ou à un autre de leur histoire détenir une parcelle de vérité.
 
Pensons aux grandes civilisations : celle des incas, des grecs. Cependant, qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Cela s'applique également aux grandes idéologies politiques : le pouvoir royal d'avant-hier, le communisme d'hier... le capitalisme d'aujourd'hui. Les siècles passent et ce qui semblait durer mille ans s'évanouit en quelques décennies, quelques années.  
 
Ainsi, en se prémunissant de l'action inaltérable du temporel et en conservant leurs particularismes, les juifs ont pu continuer à émettre un message unique : celui du véritable monothéisme. Dans ce contexte, le centre du monde se trouve être la Terre d'Israël où les juifs peuvent servir D-ieu en respectant les nombreux commandements qu'ils ont reçus. Sur cette terre, les non juifs peuvent venir vivre, à condition de suivre les sept mitswoth (lois) des Bnei Noah.
 
Ces lois – équivalentes à une “convention” que des immigrés acceptent avant d'entrer dans leur pays d'accueil – assurent un fonctionnement normal de la société juive en Terre d'Israël. À l'extérieur, les non juifs vivent comme ils l'entendent et ne sont nullement obligés de respecter ces lois. Même si l'on peut penser qu'ils auraient tout avantage à s'y conformer, en dehors de la Terre sainte, D-ieu laisse aux non juifs la liberté de choisir.
 
Nous n'insisterons jamais assez sur l'importance capitale de cet aspect de la Bible. Une lecture honnête permet de constater qu'en dehors d'un périmètre territorial précis et restreint, D-ieu n'a jamais désiré imposer Sa loi, Sa volonté. En ce domaine, chaque personne peut suivre le chemin qu'il ou elle désire. Certes, il existe un chemin qui mène vers le Bien et un autre qui mène vers le Mal. Cependant, à quoi bon vouloir forcer la main ? Après tout, D-ieu Lui-même nous a dotés du libre arbitre.
 
Si nous apprécions la liberté que cela implique dans nos gestes quotidiens, nous devons également accepter les implications qu'entraînent nos choix. Dans tous les cas, nous constatons que le D-ieu Un laisse aux individus la décision finale d'accepter Son autorité.  
           
À suivre...   




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