14 Tamouz 5779 / mercredi 17 juillet 2019 | Paracha : Pin'has
 
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La crise des religions    

La crise des religions



La parole universelle est celle qui rassemble, au-delà des frontières physiques et politiques. Un message universel qui s'accompagne de Croisades...

 



Né en Italie en 1822 et originaire du Maroc, le Rabbin Elie Benamozegh a écrit un nombre importants d'ouvrages. Parmi ceux-ci, un livre est essentiel pour chaque Ben Noah ainsi que pour les personnes intéressées à se documenter sur ce sujet : “Israël et l'humanité”. Paru pour la première fois en 1914 – quatorze années après la mort de son auteur – cet ouvrage nous fait découvrir un visage peu connu du judaïsme : une religion universelle avec d'une part, son peuple de prêtres – les juifs – et les nombreux commandements que ces derniers doivent respecter (le Chabath, manger kacher...).
 
D'autre part, le reste de l'humanité – les Bnei Noah (les enfants de Noé) – qui doit suivre seulement sept mitswoth (commandements bibliques). Considéré sous cet aspect, le judaïsme n'est plus seulement l'affaire des juifs. De fait, c'est toute l'humanité qui doit écouter ce que le Créateur a communiqué à Moché (Moïse). Qu'on soit juif ou pas, D-ieu nous a tous confier un rôle à tenir durant notre vie. “Israël et l'humanité” nous aide à le découvrir.
 
Nous vous proposons une suite d'articles dont le fil conducteur est l'ouvrage du rabbin Elie Benamozegh – “Israël et l'humanité” – dans sa version parue aux Éditions Albin Michel. Nos articles reprennent à leur compte la pensée du rabbin Benamozegh – formulée il y a plus d'un siècle – en la présentant sous un aspect plus proche de nous et des préoccupations de notre époque. Notre objectif n'est pas d'expliquer le texte d'“Israël et l'humanité”, mais de nous en servir comme le départ de nos propres réflexions.
 
Ainsi, si la lecture du livre “Israël et l'humanité” n'est pas indispensable à la compréhension de nos articles, elle est toutefois fortement recommandée pour obtenir une compréhension adéquate de la pensée du rabbin Elie Benamozegh.  
 
 
Introduction
 
Tout discours sur la religion se heurte rapidement avec sa prétendue opposition avec la science. Entre les rabbins – ou homme d'églises – qui prétendent que l'origine du monde remonte à quelques milliers d'années et les scientifiques qui datent cette origine à des milliards d'années, le choix semble fait d'avance.
 
Pour autant, si le discours des scientifiques possède tous les apparats du sérieux, nous devons admettre que le plus souvent, nous croyons ce discours sur parole, sans en comprendre réellement le fond. Ainsi, notre croyance en la théorie du big-bang repose sur la foi et pas sur l'acquisition d'un savoir particulier. Il est bon de le mentionner, à l'heure où certains ont tendance à prendre avec une pincée de sel ceux qui prônent un discours de la foi... religieuse.
 
Cependant, le rapprochement avec le Divin n'est pas avare d'obstacles de toutes sortes. L'opposition entre les religions est également à la source d'une attitude largement répandue : celui de jeter le bébé avec l'eau du bain. En d'autres termes : si les religieux ne s'entendent pas sur qui est D-ieu et sur ce qu'Il désire de l'espèce humaine, tout choix devient impossible et il est préférable d'oublier entièrement notre quête de spiritualité. Ici également, nous ne pouvons que contraster cette attitude avec le “respect” que nous accordons aux scientifiques et aux différentes “théories” sur l'origine du monde.
 
Ce respect se maintient malgré les débats – quelques fois féroces – qui existent au sein de la communauté scientifique pour expliquer, dater... l'origine du monde. Soudainement, notre sentiment d'exaspération face aux débats s'évapore pour faire place à celui d'une réelle modestie devant notre faible connaissance du sujet. C'est à se demander la raison d'un tel revirement.
 
L'antagonisme entre les religions est apparu avec le christianisme. Auparavant, chaque peuple possédait ses rites religieux qu'il avait hérités de ses ancêtres et dont il se faisait un devoir de transmettre à ses enfants. Avec l'apparition du christianisme la donnée change entièrement. Pour la première fois dans l'humanité, une religion se veut universelle. Peu importe où nous habitons sur le globe, notre passé, notre culture... le christianisme dévoile sa vérité en lui donnant un aspect mondial, global.
 
Six siècles plus tard, une nouvelle religion apparaît – l'islam – avec une prétention identique à l'universalisme. Le discours se modifie légèrement, mais l'objectif reste le même : révéler au monde entier la Puissance divine ainsi que la Cause ontologique. Il est intéressant de noter que les deux religions qui comptent aujourd'hui le plus d'adhérents dans le monde (à elles d'eux, elles représentent plus de la moitié de la population mondiale) puisent à la même source : celle du judaïsme.
 
Cette “crise” entre les religions est aggravée par les conflits qui existent en leur sein. Le christianisme – comme l'islam – sont affligés d'un nombre important de sous-groupes (les catholiques, les protestants, les anglicans... pour les premiers ; les chiites, les sunnites... pour les seconds). La discorde entre ces sous-groupes est d'une telle vivacité qu'on ne compte plus les schismes, accusations, meurtres...
 
Tout cela a de quoi étonner lorsqu'on se prétend être universel. La parole universelle est celle qui rassemble, au-delà des frontières physiques et politiques. Un message universel qui s'accompagne de Croisades ou de Guerre sainte pose problème. S'il est tout à fait compréhensible d'aller vouloir porter la bonne parole aux quatre coins du monde, il est plus inquiétant de constater que le discours s'accompagne du gourdin destiné aux réfractaires. Ne serait-ce pas la preuve d'un discours universel qui ne l'est pas vraiment ?
 
Dans bien des cas, convaincre est une bonne chose. Il est même possible de vouloir convaincre avec force. Il existe cependant une limite à ne pas franchir : celle de vouloir convaincre avec la force.
 
Nous étonnerions-nous du rejet des religions et de l'attrait pour le rationalisme que nous aurions déjà répondu à cette question. Si D-ieu est si difficile à trouver, utilisons ce que nous possédons – la raison – pour nous guider dans la vie. De la sorte, nous pouvons espérer trouver le chemin qui nous convient, celui que nous désirerons tracer et que l'humanité voudra suivre de plein gré. Aussi attirante qu'elle puisse être, cette démarche est encore plus délicate que celle qui consiste à chercher notre Créateur.
 
Le rationalisme pose comme postulat la suprématie de la raison comme source principale de toute connaissance. Doté de raison, l'homme semblerait capable de définir le “bien” absolu et partant, développer une société englobante dans laquelle le bien-être de chaque individu serait automatiquement assuré. Dans ce type de société, le bien – une fois défini – serait la force motrice qui permettrait d'atteindre une sorte de “paradis terrestre.” Même si cette définition peut paraître idéaliste, c'est son essence qui a produit les démocraties dans lesquelles nous vivons de nos jours.
 
Dans ces démocraties, qu'en est-il des principes de “bien absolu”, de “bien commun”, d'“intérêt général”... ? Un bref regard sur nos types de démocraties permet de déchanter : violence, meurtres, crimes ; politiciens corrompus, groupes de pression, pouvoir de l'argent; désillusion général des populations, angoisse des jeunes (en France, le suicide est la seconde cause de mortalité chez les adolescents, après les accidents de la route !), chômage... Le tableau n'en finit pas.
 
Qui peut prétendre aujourd'hui que nos sociétés sont menées selon l'intérêt général et que nos dirigeants pensent avant tout au bien-être des populations dont ils ont la charge ?
 
Cela n'est pas étonnant. Remettre à l'homme la définition du “bien”, c'est s'exposer aux définitions temporelles et malhonnêtes. La compréhension que nous avons du “bien” évolue chaque jour. Dans la vie même d'un individu, on comprend généralement que ce qui était bien à l'âge de vingt ans ne l'est plus à quarante et encore moins à soixante. De plus, d'un individu à l'autre, le “bien” possède une définition différente. Ainsi, il est évident qu'il n'appartient pas à l'homme de définir le “bien” absolu.
 
Cette définition doit être remise entre les mains d'une autorité réellement intemporelle, indépendante de toute mode et intérêt personnel et dont la conviction profonde est le véritable bien de l'être humain. Cette définition est celle d'un dogme : la religion.
 
Cela nous ramène au judaïsme, source du catholicisme et de l'islam. La question mérite d'être posée : si ces deux religions ont pu s'inspirer du même original en se proclamant universelles, ne vaudrait-il pas mieux étudier l'original afin d'y trouver son caractère universel ? Là se trouve la nouveauté : le judaïsme, longtemps considéré comme la religion exclusive des juifs, ne semble pas avoir à donner une vision universelle au monde. Ceci est pourtant contredit par la naissance qu'il a donnée au christianisme et à l'islam.
 
De plus, quelle serait la nature d'un D-ieu unique, dont l'intérêt résiderait seulement en une nation et encore, une nation qui représente environ un pourcent de la population mondiale ?
 
Si nous pouvons proclamer que le judaïsme est une religion universelle, il le doit à sa partie morale. En dehors de celle-ci, le judaïsme s'adresse à un peuple de prêtres – les juifs – dont la responsabilité consiste à servir le Créateur par l'entremise de nombreux commandements bibliques. C'est cet aspect qui a laissé croire à l'humanité que le judaïsme n'était que l'affaire des juifs. Une fois kidnappée par les deux religions, la morale universelle s'est détachée de son origine pour devenir leur apparat exclusif.
 
Pourtant, nul ne pourra nier que la racine de cette morale se trouve au sein du peuple qui a reçu la Tora au Mont Sinaï. Il est sans doute temps de rendre aux juifs ce qui leur appartient.
 
En cela consiste l'objectif du livre d'Élie Benamozegh : offrir au monde l'aspect universel du judaïsme qui a été mis sous une couverture depuis deux mille ans, étudier les rapports qui lient Israël avec les peuples du monde, définir la tâche commune des juifs et des non juifs et réunir ceux que l'histoire à séparés, opposés.
 
À suivre...
 
Vous êtes cordialement invités à lire les billets du jour sur le blog de David-Yits'haq Trauttman à www.davidtrauttman.com/




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