8 'Hechvan 5779 / mercredi 17 octobre 2018 | Paracha : Lekh Lekha
 
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Les 70 nations dans le monde.    

Les 70 nations dans le monde.



Chacune des soixante-dix nations possède une caractéristique unique. Telle nation excelle dans l'art de la guerre, une autre dans la débauche, une autre dans la beauté…

 



Breslev Israël est heureux de vous présenter le fruit de notre collaboration avec l'encyclopédie WikiNoah, l'encyclopédie en ligne des Bnei Noah. Ce texte est le premier d'une série d'articles qui seront prochainement publiés dans l'encyclopédie WikiNoah. Nous espérons que les informations présentées ci-dessous vous permettront de vous familiariser avec le concept des Bnei Noah.

Origines
 
Selon le récit biblique, le déluge recouvra le monde entier et tua toutes les créatures qui résidaient à sa surface, à l'exception de Noé, sa famille et les créatures dans l'arche. Après le déluge, D-ieu scella un pacte avec Noé avec les avertissements suivants (Genèse 9) :
 
Nourriture : “Toutefois, aucune créature, tant que son sang maintient sa vie, vous n'en mangerez.” (9:4)
 
Meurtre : “Toutefois encore, votre sang, qui fait votre vie, J'en demanderai compte : Je le redemanderai à tout animal ; et à l'homme lui-même, si l'homme frappe son frère, Je redemanderai la vie de l'homme. Celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera verse ; car l'homme a été fait à l'image de D-ieu.”
 
Selon le Talmud (Sanhédrin 56a-b, qui cite Tossefta Sanhédrin 9:4), la directive “aucune créature, tant que son sang maintient sa vie, vous n'en mangerez” fut donnée à Noé, tandis que Adam et Ève avaient déjà reçu six autres commandements. Les six autres commandements sont déduits, grâce à l'exégétique, d'un verset apparemment superflu dans la Genèse 2:16.
 
Les soixante-dix nations
 
Selon le Talmud, nous apprenons de la liste des descendants de Noé qu'il existe soixante-dix nations dans le monde. Cette tradition du nombre des nations dans le monde possède des racines profondes. Selon le Midrach, chacune des soixante-dix nations sont placées sous la protection d'un ange spécial, à l'exception d'Israël, dont le Protecteur est D-ieu Lui-même.
 
À l'époque du Temple de Jérusalem, les soixante-dix taureaux sacrifiés sur le Tabernacle étaient offerts afin d'expier les fautes des soixante-dix nations. “Malheur aux nations !” s'écrit Rav Yo'hanan ; “car elle subissent une perte [en ayant détruit le Tempe] et elle ne réalisent pas l'étendue de cette perte. Aussi longtemps que le Temple existait, l'autel [les sacrifices] réparer leurs fautes ; maintenant [que le Temple est détruit], qui expiera leurs fautes ?”
 
Selon de nombreux commentateurs, ce concept semble trouver son origine dans le verset du Deutéronome 32:8 où il est dit que D-ieu “fixa les limites des peuples [des soixante-dix nations] d'après le nombre des enfants d'Israël”, c'est-à-dire les soixante personnes qui descendirent en Égypte avec Ya'aqov.
 
Les soixante-dix membres du Sanhédrin (la Cour de Justice de la nation juive à l'époque du Temple) correspondent également aux soixante-dix nations du monde La loi juive exigeait que chaque membre du Sanhédrin ait une connaissance suffisante des soixante-dix langues afin de pouvoir écouter – et comprendre – un témoignage sans l'aide d'un interprète.
 
Les soixante-dix langues
 
Il existe une discussion entre Rabbi Éléazar et Rabbi Yo'hanan en ce qui concerne les langues qui étaient parlées avant le déluge. Selon Rabbi Éléazar, chaque nation possédait sa propre langue, même si elle était comprise par les autres nations. Selon Rabbi Yo'hanan, seul l'hébreu était parlé.
 
Un commentaire digne d'intérêt à propos des caractéristiques des différentes langues parlées dans le monde est formulé par Jonathan de Bet Gubrin. “Il existe” dit-il, “quatre langues qui devaient certainement être utilisées dans le monde entier : le grec pour la poésie, le latin pour la guerre, l'araméen pour le chant funèbre et l'hébreu pour le discours général.” Selon d'autres avis, même si certains caractères du langage assyrien peuvent lui être empruntés, il ne s'agit pas d'une langue authentique.
 
Selon la Hagada (littérature talmudique qui ne concerne pas la loi juive), les anges comprennent toutes les langues du monde, à l'exception de l'araméen ; par conséquent, il n'est pas conseillé de prier en utilisant cette langue. L'ange Gabriel semble une exception à cette règle car selon la Hagada, c'est grâce à lui que Joseph connaissait les soixante-dix langues du monde. “Les astrologues,” narre la Hagada, “dirent à Pharaon : 'Comment ? Un esclave qui fut acheté pour vingt pièces d'argent nous dirigerait ?'
 
Pharaon répondit : 'C'est que je trouve en lui des qualités royales !' 'Si tel est le cas,' répondirent les astrologues, 'il doit certainement connaître les soixante-dix langues.' Immédiatement, l'ange Gabriel vint lui enseigner les soixante-dix langues du monde.”
 
La Tora fut rédigée en soixante-dix langues afin de permettre aux nations du monde de la lire et de ne pas invoquer l'ignorance comme excuse pour la rejeter. Parmi les soixante-dix langues, la plus noble est l'hébreu car elle fut prononcée par D-ieu Lui-même.
 
De la même façon qu'il y avait soixante-dix nations, les mots de la Tora gravés sur les Tables sur le Mont Ebal furent rédigés en soixante-dix langues afin de permettre aux nations du monde de les lire. Pour la même raison, la voix de D-ieu au Mont Sinaï s'était divisée elle-même en soixante-dix langues.
 
Parallèles avec les soixante-dix nations
 
Selon le Rav David Feinstein, il existe de nombreux parallèles aux soixante-dix nations : les soixante-dix langues dans lesquelles la Tora fut traduite ; les soixante-dix sacrifices du Tabernacle ; les soixante-dix membres du Sanhédrin
 
De fait, à propos du verset : “[D-ieu] fixa les limites des peuples [des soixante-dix nations] d'après le nombre des enfants d'Israël”, les Sages relèvent que D-ieu établit soixante-dix nations car la famille de Jacob qui descendit en Égypte était composée de soixante-dix personnes. Pour quelle raison le nombre des nations doit-il correspondre au nombre des juifs ? De plus, à la fin des quarante années passées dans le désert, Moché expliqua la Tora au peuple juif en utilisant les soixante-dix langues. Pour quelle raison fit-il cela tandis que les personnes qui l'écoutaient parlaient toutes l'hébreu ?
 
Chacune des soixante-dix nations possède une caractéristique unique. Comme les Sages l'ont dit : telle nation excelle dans l'art de la guerre, une autre dans la débauche, une autre dans la beauté… Toutes ces vertus nationales et différents aspects de caractères se retrouvent également dans le peuple d'Israël ; de fait, chaque personne possède des dons à développer et des tentations à surmonter. D-ieu désire que toutes les nations s'élèvent au maximum de leur potentiel spirituel.  
 
Ces variations étaient présentes dans les soixante-dix personnes de la famille de Jacob qui descendirent en Égypte. Les soixante-dix langues utilisées pas Moché font le parallèle aux soixante-dix différents aspects de la Tora ; chacun de ces aspects s'adresse plus particulièrement à une des soixante-dix nations avec lesquelles D-ieu a rempli le monde.
 
Il est également possible de suggérer que chacun des soixante-dix sacrifices du Tabernacle expiait les transgressions de chacune des soixante-dix caractéristiques nationales présentes chez Israël. Conséquemment, les nations du monde bénéficiaient de cette expiation universelle. 
 
Israël, en sa qualité de modèle spirituel pour le monde, devait démontrer en lui-même que l'éminence est à la portée de chaque nation et que chaque personne peut vivre une vie de Tora.
 
Par conséquent, une partie importante de la vie juive tourne autour du nombre soixante-dix qui symbolise le fait que chaque trait national peut être harnaché pour un objectif saint.

À suivre...





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