15 Sivan 5779 / mardi 18 juin 2019 | Paracha : Chéla'h Lekha
 
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Mon frère    

Mon frère



Le chauffeur de taxi avait la tête rasée et un scorpion tatoué sur le cou. Sur son oreille droite, il portait une boucle de diamant. Il n'était certainement pas du coin...

 



Le chauffeur du taxi avait un regard sévère et un scorpion tatoué sur le cou. Sur son oreille droite, il portait plusieurs boucles d'oreilles. Il n'était certainement pas du coin, parce qu'il dégageait cette énergie de l’israélien à vif, rebelle et libéral de Tel-Aviv. Il me demanda où je devais arriver. Je lui donnai l'adresse et lui dis : « Merci, mon frère ».

« Vous êtes Breslev, n'est-ce pas ? » demanda le chauffeur. « Personne d’autre, avec un chapeau noir et une barbe, ne m'appelle frère - nous ne sommes pas du même côté de la barrière ».

« Vrai et faux », souris-je. « Vous avez raison que je suis hassid Breslev. Mais vous avez tort pour la barrière. Vous êtes tout aussi petit-fils d'Abraham, Isaac et Jacob que moi ». Pour la première fois depuis que j’étais monté dans le taxi, le chauffeur commença à sourire. « C'est ce que j'aime chez vous, vous êtes au même niveau que d'autres Juifs. Mais dites-moi, pourquoi les Breslev appellent tout le monde « mon frère » ?

« Cela remonte à Rabbi Nah’man », répondis-je, « mais je ne peux pas parler au nom de Rabénou. Je vais vous raconter une histoire sur quelque chose qui s'est passé à Ashdod il y a dix ans... » Puis je lui racontai l'histoire suivante...

Il y a environ dix ans, un homme d'apparence américaine de trente ans, est entré dans l'un des trois quartiers hassidiques d'Ashdod. Il sortait tellement du lot… Et regardait autour de lui, déconcerté, comme s'il était perdu. Un Breslev s'approcha de lui et demanda en anglais : « Je peux t’aider, mon frère ? »

« Wow ! Quelqu'un qui parle anglais ! » Il était étonné. « J’ai une affaire au port et je me suis souvenu qu’aujourd'hui c’est le yartzeit de mon père, l'anniversaire de sa mort. Je ne suis pas religieux et mon père ne l'était pas, mais il m'a fait promettre que je dirais le Kaddish au moins une fois par an pour lui, le jour de son yartzeit. Le coucher du soleil est d’en moins d'une heure et j'ai presque oublié. J'ai demandé à quelqu’un de me conduire dans un quartier où il y a des synagogues et il m'a amené ici. »

« Viens avec moi, mon frère, je m’y rends moi-même. » Le Breslev l'emmena dans l'une des synagogues locales. L'étranger ne savait pas lire l'hébreu, il récita donc le Kaddish d'un papier froissé avec la translittération, qu'il avait dans son porte-monnaie.
Neuf ans s’écoulèrent.
L'année dernière à Ouman, le Breslev marchait sur la rue Pouchkine en allant à Kloiz, la synagogue centrale d'Ouman qui abrite les deux principaux offices de prière. Quelqu'un s'approcha de lui et s’adressa à lui avec excitation. « Hé, Avraham, c'est toi, n'est-ce pas ? Tu te souviens de moi ? »
« Je suis désolé, mon frère, je ne me souviens pas », répondit le Breslev. « Je sais que nous étions ensemble au Mont Sinaï avec toutes les autres âmes, mais depuis, je ne me souviens pas t’avoir vu. Pardonne-moi, mon frère. D'où tu me connais ? »

« Oh, je ne peux pas te le reprocher. J'étais beaucoup plus jeune alors. Tu m'as sauvé la vie. J'étais si déprimé il y a neuf ans, j'étais prêt à tout lâcher. J'ai eu un mauvais divorce où j'ai perdu la plupart de mon argent, le reste, je l'ai joué dans un sombre trafic de pétrole au port d'Ashdod. Ce jour-là, quand tu m'as vu parcourir ton quartier à la recherche d'un minyan, j'ai pensé que je devais d’abord tenir ma promesse à mon père avant de quitter ce monde. Je me sentais comme si personne ne me voyait. La vie était un enfer et je ne manquerais à personne, de toute façon. Et puis tu es venu, tu m’as appelé « mon frère », tu m'as amené à la synagogue et tu m’as invité à manger une omelette avec de la salade, une pita et du houmous que ton épouse nous a servi, et qui valaient mieux pour moi qu'un repas de 300$ dans un restaurant français de Manhattan. Tu m’as traité mieux qu'un frère biologique et m'a donné la volonté de continuer à vivre. Tu m’as sauvé la vie. Pendant des années, je voulais voir où tous les « frères » se réunissaient. Grace à toi, je suis vivant et je suis là, à Ouman. »

Lorsque je finis de raconter l'histoire, le chauffeur me dit : « Ok, mon frère, je ne suis pas encore prêt à aller à Ouman ou à mettre les tephillin, mais je vais faire de mon mieux pour traiter chaque personne  qui montera dans ce taxi comme un frère… »
« Phénoménal, mon frère ! » Je l’embrassai et le payai tout en lui donnant un gros pourboire que je considérai dans mon esprit comme un investissement sur le long-terme. « La mitsva d'aimer notre prochain comme nous-même est probablement la deuxième mitsva la plus importante de la Torah. Prendre un tel engagement, c’est génial. »

Comme je sortais du taxi, il me lança : « Quelle est la première mitsva la plus importante de la Torah ? »
Je souris, me penchai vers lui et lui ai remis une copie du Jardin de la Foi. « La foi, mon frère - ce livre est entièrement là-dessus. J'espère te revoir bientôt ! » Je suis sûr que je cela arrivera, avec l'aide d’Hachem. Des frères ne peuvent pas rester séparés très longtemps...

Traduit par Carine Rivka Illouz





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