16 'Hechvan 5782 / vendredi 22 octobre 2021 | Paracha : Vayéra
 
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Nous ne sommes pas les acteurs de notre succès !    

Nous ne sommes pas les acteurs de notre succès !



En l'absence d'échecs, nous risquerions de devenir arrogants. Nous penserions que nous sommes les propres acteurs de notre réussite, que nous avons atteint le niveau du Sage.

 



Le dernier jour de l'année – tandis qu'il se rendait là-bas – il vit une source qui coulait. La couleur de cette source était rouge et l'odeur était celle du vin. “As-tu vu cela ?” demanda-t-il au serviteur. “C'est bien une source ! Il devrait y avoir de l'eau. Mais la couleur est rouge et l'odeur est celle du vin !” Il s'approcha et goûta juste un peu à cette source. Aussitôt, il s'effondra et s'endormit pour de nombreuses années... soixante-dix ans !

Le yetser hara' (le mauvais penchant) est extrêmement rusé. Que fait-il lorsqu'il s'aperçoit qu'une personne reste sur le droit chemin et qu'elle se tient éloignée de la plus petite des transgressions ? Il fait germer en cette personne la pensée d'une chose extraordinaire et séduisante. Lorsque cette pensée s'est implantée dans l'esprit de la personne, celle-ci commence à y penser un certain temps et avec un certain plaisir. Sans s'en apercevoir, la future victime du mauvais penchant a fait entrer le diable en elle. 

Parce qu'elle s'est approchée trop près de cette tentation, elle commence à se poser la question : “Que peut-il bien y avoir là ? Qu'est-ce que la nature exacte de cette chose ? Tout cela n'est-il pas surprenant ?” En fait, cette personne est déjà tombée entre les griffes du yetser hara'. La pensée du début – qui possédait toutes les apparences de l'innocence – est la principale raison pour laquelle la personne finit par tomber et par faire ce qu'elle n'aurait jamais dû faire. Tout les personnes qui sont tombées à cause de cette ruse du yetser hara' savent très bien cela.
 
Dans le Sefer HaMidoth (Adultère, 10), Rabbi Na'hman de Breslev a écrit : “Ne cherchez pas à vous mesurer avec l'idée d'une tentation ; même le simple fait de repousser une telle tentation augmente notre désir pour cette chose.” Cela nous apprend que nous devons nous méfier même d'une simple pensée d'un désir malsain et même si notre volonté consiste à opposer une fin de non recevoir à cette tentation. De fait, la pensée d'un désir spécifique éveille en la personne une forte attirance à son égard.
 
Nous constatons cela dans l'histoire de Rabbi Na'hman. Le vice-roi n'a pas atteint le véritable niveau de l'émouna (la foi). Pour quelle raison regarde-t-il la source ? Pourquoi a-t-il même remarqué cette source ? En quoi doit-il se sentir concerné pour savoir s'il en coule de l'eau ou du vin ? Au contraire ! S'il s'agit précisément de vin, a-t-il oublié ce que la princesse lui a dit : “Tu ne dois pas boire de vin !” Ainsi, que lui prend-il de vouloir aller vérifier la nature du liquide qui coule ? En fin de compte, pour quelle raison cette pensée a germé en lui ?
 
Nous constatons de l'attitude du vice-roi que l'aspect principal de sa faute est le manque d'intelligence nécessaire pour réfléchir suffisamment et poursuivre avec fermeté le chemin de la vérité. C'est pour cela que le vice-roi a échoué.
 
Cette chute est beaucoup plus grave que la précédente. Avoir bu a fait tomber le vice-roi et s'endormir… pendant soixante-dix ans ! Il est intéressant de noter que la guématria (la valeur numérique) des lettres qui composent le mot hébreu “vin” est soixante-dix : le nombre d'années pendant lesquelles le vice-roi a dormi ! Ce sommeil représente la coupure qui s'opère entre une personne et les soixante-dix visages différents de la Tora.
 
Nous comprenons maintenant pourquoi les boissons alcoolisées – ainsi que les drogues douces – sont beaucoup plus dangereuses que les autres désirs du monde. De fait, tandis les autres désirs font tomber leurs victimes et les éloignent dans une certaine mesure de la Tora, l'alcool rompt entièrement le lien qui existait entre elles !
 
De plus, la dépendance à l'alcool et aux drogues maintient son emprise sur ses victimes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les individus qui sont tombés dans ce piège ne possèdent plus la liberté de se défaire de ce besoin. Ainsi, ces personnes n'ont plus la capacité de réfléchir d'une façon claire à la véritable raison de leur comportement.
 
Il faut rajouter que les personnes qui boivent de l'alcool et-ou utilisent des drogues ne peuvent pas maintenir des relations normales avec le reste du monde. De fait, ces produits et l'usage qu'elles en font n'est pas admis parmi la majorité des personnes. Leur comportement se heurte le plus souvent à la loi. C'est pour cela qu'elles sont obligées de cacher ce qu'elles font.
 
La conséquence de ce refus massif et général de la part de la population force ces victimes à fréquenter uniquement des personnes qui agissent comme elles. Ces mauvaises fréquentations ont un impact négatif évident et les font tomber encore plus bas. Au sein de ce groupe peu fréquentable, elles apprennent ce qu'elles apprennent et font ce qu'elles font, que D-ieu nous préserve.
 
Ces victimes ne peuvent plus fonctionner normalement au sein de la société. Leur comportement détruit leur famille : leurs enfants souffrent énormément de cette situation intenable, la paix conjugale n'existe plus, leur emploi est compromis…
 
Tout cela provient du Ciel
 
Dans l'histoire de Rabbi Na'hman, le vice-roi a été plusieurs sur le point de sauver la princesse. Les portes d'entrée étaient prêtes à s'ouvrir sur son passage… mais il échoua et elles restèrent fermées. Cela se produisit à plusieurs reprises et à chaque fois, la tentative fut un échec.
 
L'échec du vice-roi arriva à la dernière seconde. Il est important de savoir qu'à chaque fois, son échec avait été décidé du Ciel. Dans le Liqouté Moharan (I, 261), Rabbi Na'hman a écrit : “Lorsqu'une personne tombe de son niveau [spirituel], elle doit savoir que cela est une décision du Ciel…” En d'autres termes, cette personne a été sommée de passer un test et personne n'est venu à son aide. Toute seule, l'échec était inévitable.
 
Personne ne peut envisager de réussir un test sans aide du Ciel. Nos Sages ont dit que chaque jour, notre mauvais penchant nous domine. Si ce n'était l'aide constante de D-ieu, nous serions incapables de lui faire face.
 
Il peut arriver qu'une personne fasse des efforts sincères afin de se rapprocher d'Hachem, pour faire téchouva (se repentir) ou pour dominer un désir malsain, un trait de caractère négatif. Pourtant, il arrive que cette personne échoue. Dans ce cas, elle doit savoir que c'est l'absence d'aide céleste qui explique son échec et que cela a été décidé pour son bien.
 
La question mérite d'être posée : pour quelle raison le vice-roi ne fut-il pas aidé dans ses tentatives ? Pourquoi le Ciel ne lui a pas permis de sauver la princesse ? Quelle logique Hachem peut-Il bien suivre en ne nous aidant pas dans notre guerre contre le mauvais penchant ? Quel plaisir peut-il y avoir à assister à nos chutes fréquentes ? En d'autres termes, pourquoi D-ieu ne nous aide-t-Il pas à sauver notre propre princesse ?
 
La raison principale de cette attitude s'explique par le fait que nous ne sommes pas encore prêts à sauver notre princesse, notre mauvais penchant. Si Hachem nous laissait rencontrer le succès immédiatement – en l'absence d'échecs et d'entraves – nous risquerions de devenir arrogants. Nous penserions que nous sommes les propres acteurs de notre réussite, que nous avons atteint le niveau du Sage. Encore un peu, et nous penserions que nous sommes le Messie !
 
Ainsi, le succès immédiat nous ferait tomber dans un sommeil spirituel profond. Nous n'aurions plus aucune ambition, ni désir de nous élever. De fait, lorsqu'une personne pense être arrivée à un niveau élevé, elle est satisfaite d'elle-même et se contente de ce qu'elle est.
 
Il est évident que D-ieu ne désire pas cela. Plutôt, Hachem désire que nous rencontrions le véritable succès. Il sait que la réussite facile est imaginaire et illusoire et qu'en fin de compte, elle cause plus de dommages que de bénéfices à la personne qui la vit. Imbue de son succès fictif, celle-ci devient rapidement fière d'elle-même et orgueilleuse. Ceci est la raison des obstacles que nous rencontrons dans nos démarches quotidiennes et du succès qui semble toujours nous échapper au dernier moment.
 
Dans tous les cas, toutes ces épreuves sont réellement pour notre bien. Ces difficultés nous permettent de prendre conscience de l'importance des prières et d'apprécier à sa juste valeur notre désir ardent [de nous rapprocher de D-ieu.] C'est de cette façon que nous construisons le récipient [spirituel] qui nous permet d'atteindre le véritable succès. C'est de la sorte que nous méritons d'atteindre le niveau qui est le nôtre : lorsque nous savons que tout ce que nous avons provient d'Hachem. En aucun cas, nous commettons l'erreur de croire que nous sommes l'acteur principal de notre réussite.
 
Nous comprenons maintenant la raison pour laquelle une période d'attente est nécessaire à la personne qui désire se purifier. Nos Sages ont dit que c'est la réponse qui est faite à tout individu qui désire se purifier : “Attendez !” Pendant cette attente, nous devons savoir quoi faire. Allons-nous dormir ? Nous régalerons-nous d'une glace ? Certainement pas. Plutôt, nous devons retrousser nos manches et travailler dur ! Il nous faut étudier et prier encore plus ! Il nous faut désirer ardemment D-ieu et nous rapprocher de Lui !
 
Ainsi, nous devons nous préparer : notre mental doit être prêt à affronter toutes les situations de la vie et notre volonté être de fer. Nous devons nous convaincre que nous ne chuterons pas et qu'il est hors de question d'échouer face aux épreuves du jour : déceptions, épreuves, problèmes, difficultés… Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'ignorer que ce monde en est dans lequel nous menons une guerre. Nous ne possédons pas le choix : la guerre doit être menée !
 
Nous savons pertinemment qu'une guerre ne peut pas se gagner si nous baissons les bras. Si nous désirons vaincre, nous vaincrons ; autrement… Peu importe ce qui doit arriver, il nous suffit de nous renforcer dans notre désir et notre volonté de réussir. L'aspect essentiel de cette guerre se mène avec une arme spécifique : la prière. C'est en priant que nous formons le récipient spirituel qui nous permet de nous rapprocher d'Hachem.
 
La personne qui se rapproche du Créateur est celle qui sait en son for intérieur que tous les succès qu'elle a rencontrés dans la vie viennent du Ciel et d'aucune façon d'elle-même. C'est de la sorte que nous pouvons éviter la honte de la fierté et de la vanité qui sont les principales raisons pour lesquelles une personne tombe dans un sommeil spirituel.
 
Tous les jours, nous devons posséder une volonté fraîche et nouvelle. C'est à propos de cela qu'il est écrit (Psaumes 145:17) : “Tu ouvres la main et satisfais la volonté de tout être vivant.” Cela signifie qu'une personne doit se souvenir que son succès lui a été offert par D-ieu. D'autre part, celle qui pense qu'elle est la cheville ouvrière de sa réussite fait preuve d'arrogance à l'encontre d'Hachem.
 
Dès l'instant où le Ciel constate qu'une personne a complété sa préparation, l'Aide céleste lui est accordée immédiatement. L'aide envoyée lui permet d'assurer son succès dans ses entreprises et elle peut sauver sa princesse, ainsi que nous le voyons à la fin de l'histoire de Rabbi Na'hman.
 
 
À suivre…




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