29 Kislev 5782 / vendredi 3 décembre 2021 | Paracha : Miqetz
 
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Une mémoire courte    

Une mémoire courte



Nous comprenons de cela qu'une situation qu'il serait apparemment possible de qualifier de difficile ou mauvaise n'existe pas.

 



Nous nous souvenons du poisson... et des concombres...

Il est évident que ce ne sont pas les conditions difficiles dans lesquelles vivaient les juifs en Egypte qui rendaient leur vie amère. De fait, il est bon de réfléchir sur la notion de “dure servitude” et de se demander si en elle-même, cette notion représente une raison suffisante pour éprouver un sentiment de désespoir tel que les juifs le ressentaient en Egypte.
 
Nous rencontrons tous les jours de nombreuses personnes qui travaillent dans des conditions difficiles et à des postes exigeants ; ces personnes passent de longues heures à travailler, tous les jours. Dans la majorité des cas, ces personnes semblent satisfaites de leur emploi ! Cela aurait pu être également le cas des enfants d'Israël.
 
S'ils avaient eu une emouna entière, ils auraient compris que leur sort correspondait à la volonté de D-ieu et que c'est Hachem qui désirait les voir tenir le rôle de travailleurs dans la construction et d'utiliser l'argile et les briques. Ils auraient pu se rendre compte que cela représentait ce qu'ils devaient faire sur terre (tiqoun) et qu'il s'agissait de leur mission à ce moment précis.
 
Une telle prise de conscience aurait rendu les enfants d'Israël heureux de leur sort. Ils n'auraient ressenti aucune douleur et difficulté à faire ce qu'ils faisaient. Cependant, à cause de leur étroitesse d'esprit, ils ressentirent une souffrance importante et une rigueur peu commune. Ceci s'explique par une étroitesse de l'emouna, c'est à dire qu'ils ne croyaient pas d'une façon complète que dans ce monde, tout se trouve sous la direction d'Hachem et que tout est pour le bien. Dans ces conditions, il est évident qu'ils ne pouvaient pas être satisfaits de la situation dans laquelle ils se trouvaient.
 
Une preuve supplémentaire que les souffrances du peuple juif en Egypte s'expliquent par leur emouna imparfait, plutôt que par les conditions difficiles dans lesquelles vivaient, réside dans leur attitude après qu'ils aient quitté l'Egypte. Dans leur nouvelle situation, il n'y avait point de travail à faire ! Tout ce qu'ils avaient aurait dû être agréable à leurs yeux. Cependant, quelle a été leur réaction ?
 
“Nous nous souvenons du poisson que nous mangions pour rien en Egypte, des concombres et des melons, des poireaux, des oignons et de l'ail. Maintenant, nous sommes exténués, nous manquons de tout : point d'autre perspective que la manne !“ (Nombres 11:5-6). Que s'était-il passé ? Soudainement, tous avaient oublié leur “dure servitude”. Tous se souvenaient seulement des conditions favorables dans lesquelles ils vivaient et de l'abondance de leur nourriture !
 
Cette réaction semble indiquer qu'en fin de compte, leur situation en Egypte n'était pas aussi désagréable qu'ils l'avaient dit. Plutôt, c'est uniquement un manque d'emouna qui les avait poussés à se plaindre de la sorte. C'est le même manque d'emouna qui les poussait à se plaindre une deuxième fois. De plus, cette situation s'est répétée à de nombreuses reprises pendant la durée de leur séjour dans le désert et ils saisirent toutes les occasions pour se plaindre à Moché (Moïse).
 
Ainsi, lorsque les enfants d'Israël étaient sur le point d'entre en Terre d'Israël, ils se plaignirent ! Cette fois-ci, quelle était la raison de leurs plaintes ? Que la Terre sainte ruisselait de lait et de miel ; que cette terre faisait grandir des fruits d'une taille anormale. Tout cela leur semblait suspect, anormal. Ils pensaient : “Ce qu'on nous dit n'est pas dans l'ordre normal des choses.” Tout cela est arrivé car ils manquaient d'emouna ; tout était prétexte à se plaindre, même à propos des choses dont la bonne nature était évidente.
 
Nous comprenons de cela qu'une situation qu'il serait apparemment possible de qualifier de difficile ou mauvaise n'existe pas. Plutôt, notre façon d'appréhender chaque situation dépend de l'emouna que possède chaque personne. Pour celle qui possède l'emouna, toutes les situations sont considérées comme étant positives, bonnes.
 
A l'inverse, la personne qui n'a pas d'emouna a tendance à attribuer le qualificatif de “difficiles, mauvaises”, si ce n'est à toutes les situations, du moins à un nombre important d'entre elles. Il est de la plus grande importance de nous rendre compte que notre appréciation des évènements ne dépend d'aucune façon de leur nature, des circonstances dans lesquelles ils se déroulent ou d'autres facteurs extérieurs.
 
La conséquence pratique de ce tout cela est que la personne qui a l'emouna est toujours “contente de son lot.” Cette personne est continuellement satisfaite de la situation dans laquelle elle se trouve. Peu importe les conditions dans lesquelles elle vit et ce qu'elle fait de ses journées, cette personne est convaincue que tout ceci correspond à ce qu'elle doit faire dans le temps présent sur terre (son tiqoun) et cette situation la satisfait. Cela n'est pas pour nier les difficultés apparentes qui peuvent surgir dans la vie de chacun d'entre nous.
 
Cependant, la personne qui n'a pas d'emouna voit tout ce qui lui arrive d'une façon exactement opposée : elle ne peut trouver satisfaction dans aucun des évènements de sa vie ; même si ces derniers sont positifs, elle ne parvient pas à les percevoir de la sorte. A plus forte raison dans les moments difficiles de la vie ! C'est la raison pour laquelle cette personne a tendance à ressentir immédiatement un sentiment de désespoir total.
  
Désirer ce qu'Hachem désire
         
Cette explication nous permet d'interpréter toute la Bible. A chaque fois que des individus ont fauté ou qu'ils ont péché, cela était dû à un manque d'emouna. Nous avons expliqué précédemment les différents aspects de ce manque d'emouna : une hitbodédouth qui n'est pas adéquate, une introspection incorrecte, une prière impropre [lire ici].
 
Dans tous les cas, ceci crée une situation où la Présence divine s'est retirée et où l'obscurité spirituelle dans laquelle se retrouve la personne exige de sa part un effort plus grand si elle désire retrouver l'emouna. Ceci s'applique à chacun d'entre nous et pour toutes les situations. Toutes nos chutes spirituelles, ainsi que tous nos échecs, sont rendus possibles pour cette même raison.
 
Par conséquent, si une personne constate qu'elle se trouve dans une grande dissimulation spirituelle et que l'emouna lui semble se trouver à des années lumière d'elle, elle soit rassembler toute son énergie afin de la chercher, même si cela n'est pas toujours facile. C'est exactement ce qu'à fait le premier ministre dans l'histoire de la princesse disparue.
 
C'est parce que nous cherchons l'emouna, et que nous ne désespérons pas de la trouver, que nous rectifions notre emouna imparfaite, la même emouna que nous avions perdue. A la fin de l'histoire de la princesse disparue, le premier ministre a le mérite de trouver la fille du roi. Cela lui permet également de faire téchouva (se repentir) sur les fautes précédentes qu'il avait commises.  
 
 
À suivre...




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