13 Tichré 5782 / dimanche 19 septembre 2021 | Paracha : Soukoth
 
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Pessa'h : la différence entre vérité et mensonge    

Pessa'h : la différence entre vérité et mensonge



La dimension spirituelle entre l'imposteur et la personne qui parle vrai est équivalente à la distance qui sépare la terre de la lune.

 



La veille de Pessa'h
 
Dans chaque recoin, chaque fissure, nous cherchons la moindre miette de 'hametz (aliment fermenté).
 
Pourquoi ? Pour quelle raison devons-nous nous sentir si préoccupés-es par la moindre parcelle de 'hametz ?
 
La Haguada de Pessa'h (la Pâques juive) – que nous lisons le soir du séder – explique la raison pour laquelle nous mangeons des matsoth pendant la fête de Pâques : “La matsa, pourquoi la mangeons-nous ? Parce que la pâte dont nos pères voulaient faire du pain n'avait pas eu le temps de lever lorsque le Roi des rois, le Saint, loué soit-Il, se manifesta et opéra leur délivrance.”
 
Si nous mangeons des matsoth pour cette raison, pour quelle raison posséder du 'hametz pendant Pessa'h représente-t-il une transgression aussi sévère ? Pourquoi devons-nous nous débarrasser de la moindre miette de 'hametz ? Ne pourrait-on pas commémorer la précipitation avec laquelle les juifs quittèrent l'Égypte simplement en mangeant des matsoth, même s'il y a du 'hametz dans notre lieu de résidence ?
 
La question mérite s'être posée car nous savons – comme règle fondamentale du judaïsme – que nous ne respectons pas les mitswoth en tant qu'évènements historiques nationaux. De fait, chaque commandement biblique ou rabbinique possède ses propres raisons sous-jacentes.
 
La racine du mot hébreu “mitswa” (“commandement”) est liée au mot “tsavta” qui signifie “connexion”, se mettre ensemble. Ceci correspond au pouvoir sous-jacent de chaque mitswa : nous connecter à la Lumière divine qui est cachée dans l'ensemble des différents aspects de la Création. D'autre part, une transgression ôte cette lumière de notre présence et la rend soudainement plus lointaine. Comme conséquence, notre monde spirituel devient sombre, ce qui s'accompagne le plus souvent d'un manque d'intelligence face aux défis de la vie quotidienne, et d'amertume.
 
Si nous réalisons pleinement cela, nous pouvons comprendre avec plus de facilité l'essence de la consommation de matsoth et l'interdiction de celle du 'hametz – ainsi que sa simple possession – pendant la fête de Pessa'h.
 
Quelle différence y a-t-il entre le 'hametz et les matsoth, entre un aliment fermenté et un aliment qui ne l'est pas ? Les ingrédients sont les mêmes : la farine et l'eau. Toute la différence réside dans la situation dans laquelle chacun se retrouve.
 
Le 'hametz est une pâte que nous avons laissée lever, tandis que les matsoth sont faites d'une pâte que nous avons faite cuire avant qu'elle ait eu le temps de lever.
 
Une légère différence, effectivement !
 
Le monde est constitué de quatre éléments fondamentaux : la terre, l'eau, le vent et le feu. Le 'hametz inclut les quatre. L'élément fondamental de la terre – représenté par le blé qui croît dans les champs – est mélangé à l'eau – avec laquelle la farine de blé est pétrie – afin d'obtenir la pâte. L'air est ce qui permet à la pâte de lever et enfin, le feu représente la source de chaleur qui permet de la faire cuire. Cependant, avec les matsoth, un élément est absent : l'air.
 
Les lettres des mots hébreux “'hametz” et “matsoth” sont étonnamment similaires. Les deux mots contiennent les lettres mem (מ) et tsadi (צ) ; la différence entre les deux est que le mot 'hametz est composé avec la lettre 'heth (ח), tandis que le mot “matsoth” est composé avec un (ה). Ces deux lettres sont identiques, à l'exception d'un petit espace qui manque dans la partie supérieure gauche de la lettre 'heth.
 
Ces deux situations que nous trouvons dans la pâte – entre le 'hametz et les matsoth – existent également dans notre âme. En nous-mêmes, existent des situations de 'hametz et de matsoth et la différence entre les deux est extrêmement fine ; à l'occasion, elle peut même paraître sans importance.
 
Nous trouvons le 'hametz dans notre âme – que D-ieu nous préserve – lorsque l'élément fondamental du vent se lève en notre for intérieur. Dans ce cas, nous nous sentons nous “enfler”, à la façon de la pâte qui gonfle. Ceci correspond aux traits de l'arrogance, d'accorder une importance démesurée à notre ego et à notre propre importance. Ces traits-là représentent la racine de tous les désirs et des traits de caractère négatifs (il est intéressant de noter que familièrement, nous faisons souvent référence à une telle personne comme étant “gonflée”).
 
Être gonflé-e”, signifie que nous semblons plus grands-es que nous ne sommes dans la réalité. Quelques fois, une personne aura envie de paraître aux yeux des autres comme si elle possédait des qualités au-dessus de tout soupçon, lorsqu'en réalité, tout cela est de l'air, du vide.
 
D'autre part, les matsoth sont présentes dans notre âme lorsque l'élément de vent y est absent. Lorsqu'une personne se trouve dans cet état, elle n'essaie pas d'impressionner son entourage avec quelque chose qu'elle ne possède pas. Elle connaît sa propre valeur, sa propre “pointure”. De fait, c'est principalement parce qu'elle admet ses propres limites que cette personne peut prendre de l'importance, grandir.
 
Ceci est la différence entre les lettres 'heth et .
 
La lettre 'heth représente le concept d'erreur, tel que son nom l'indique (en hébreu, le mot “'heth” signifie “faute”). Une erreur nous fait rater la cible ; la personne qui est arrogante rate l'opportunité d'atteindre son objectif réel et la totalité de son potentiel.
 
La lettre représente le concept de “donner”, tel qu'il est écrit dans le verset (Béréchith 47:23) : “Voici () pour vous des grains”. C'est seulement une personne qui prend conscience de sa propre valeur qui est capable de donner un véritable cadeau à d'autres personnes.
 
La lettre 'heth (ח) est fermée sur trois côtés. Le seul côté ouvert est celui qui est dirigé vers le bas ; ceci fait allusion à la situation de celui qui a péché : il a raté l'opportunité de s'élever et à la place, il est tombé bien bas. D'autre part, la lettre (ה) possède une ouverture située sur la partie supérieure de la lettre, ainsi qu'une située sur le bas. Ceci fait allusion à une personne qui est consciente des ses erreurs, de ses chutes (l'espace situé sur le bas de la lettre) ; celle-ci peut sortir de sa situation et s'élever au-dessus de sa situation limitée (espace situé sur la partie supérieure de la lettre).
 
Considérée sous son aspect extérieur, la différence entre le et le 'heth – la différence entre la vérité et le mensonge – est minuscule, presque sans importance. Cependant, la dimension spirituelle entre l'imposteur et la personne qui parle vrai est équivalente à la distance qui sépare la terre de la lune : immense. Cela ressemble à la disparité qui existe entre une personne vivante et son reflet dans un miroir.
 
L'état spirituel du 'hametz est causé – avec un nombre important d'autres raisons – par la consommation de 'hametz. D'autre part, l'état de matsoth est favorisé par la consommation de matsoth.
 
Pour quelle raison la Tora n'interdit-elle pas la consommation de 'hametz pendant toute l'année ?
 
La raison est que les sept jours de Pessa'h – la fête de la liberté et de notre libération spirituelle de l'esclavage matériel – représentent le moment idéal pour se retenir du dommageable 'hametz. Après une semaine où nous nous sommes retenus-es de consommer du 'hametz – pendant que nous mangions des matsoth – nous pouvons affronter le 'hametz de la vie quotidienne et le danger qu'il représente sur notre état spirituel.
 
Notre raison de vivre est de lutter pour acquérir la perfection spirituelle. Nous pouvons réaliser cela en “chargeant nos batteries” pendant les sept jours de Pessa'h. Ces sept jours représentent un repos spirituel et un moment de détente qui nous permettront d'affronter l'arrogance et l'égoïsme, qui sont les véritables causes de tout le mal sur terre. En fin de compte, nous sortirons vainqueurs de cette lutte et nous aurons d'autant plus d'énergie pour affronter les nombreux défis de notre vie.
 
(Extrait du livre “Au-dessus du temps” du Rav Moshe Doron. Traduit et reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur, www.levhadvarim.com).




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