4 Téveth 5782 / mercredi 8 décembre 2021 | Paracha : Vayigach
 
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Pourim, c’est VRAI !    

Pourim, c’est VRAI !



David Gvirtzman s’est rendu dans les coulisses du jour le plus drôle et le plus joyeux de l’année : Pourim. Rejoignez-le dans ce voyage qui commence à Suze,

 



 David Gvirtzman s’est rendu dans les coulisses du jour le plus drôle et le plus joyeux de l’année : Pourim. Rejoignez-le dans ce voyage qui commence à Suze, la capitale, et découvrez ce que personne ne vous a encore jamais raconté…

Pourim est une fête surprenante. Avouons-le, nous n’aurions pas pensé recevoir une telle invitée de marque sans décors et sans cérémonie. Selon les livres saints, Pourim est un jour très élevé, Kadoch (saint). Imaginez-vous : c’est même le jour le plus Kadoch de l’année ! Yom Kippour est appelé « Yom Hakippourim », c’est-à-dire « comme Pourim ». Donc Pourim est LE jour le plus vrai. Il s’installe pour 24 heures dont il est primordial de profiter autant que possible. Au cœur de Pourim, nous avons la lecture de la Méguila : c’est le récit le plus précis qui soit sur les évènements de Suze, la capitale. Mais également sur nous-mêmes et sur les coulisses de notre époque. Voici quelques aperçusdes moments clés de la Méguila d’Esther.

Exhibitionnisme
« …étalant la richesse de son faste royal… » (Esther, Chapitre 1).

Une vitrine, peut-être est-ce le mot juste pour caractériser la réalité de notre époque ? Où que l’on aille, où que l’on regarde, on rencontre toujours ce phénomène d’apparence extravagante. Les gens développent l’approche du « tout est visible ». Si on ne te voit pas, tu n’existes pas. Ce phénomène nous fait plus nous concentrer, malgré nous, sur le « De quoi j’ai l’air ? » que sur la vraie question : « Comment suis-je réellement ».

C’est exactement comme cela que débute l’histoire de la Méguila. Assuérus, jeune roi au curriculum vitae peu flatteur de valet et de nettoyeur d’écuries, exhibe sa richesse légendaire lors d’une série de banquets qui s’étale sur plus d’une demi-année. Au fil des festivités, il s’applique à faire le plus de démonstrations possible de sa richesse et de sa puissance. Cette passion maladive de « se montrer » le fait doucement glisser vers un besoin d’exposer publiquement celle à qui il est lié personnellement et intimement : la reine Vachti. La parade atteint son but : le peuple juif, attiré par toute l’animation, prend une part active dans le culte de la personnalité du roi.

Cette ouverture si spécifique de la Méguila nous montre, de façon forte et très ciblée, comment on en arrive à perdre son identité, et comment se développe une catastrophe nationale. Rien que de penser au peuple juif dans l’erreur, qui prend part au banquet arrosé d’Assuérus, alors que seulement 70 ans et quelques plus tôt, il voyait le premier Temple, le Sanhedrin (la Cour Suprême), le service des Cohanims et des miracles visibles à tous… Et maintenant, après presque soixante-dix ans d’exil, ce peuple s’adapte si vite au règne ostentatoire d’Assuérus et aux caprices d’Aman. Voilà le résultat de la culture de l’exhibition.

Cette façon de tout exhiber prône l’extériorité comme synonyme de vie. Et c’est ce que nous avons devant les yeux du matin au soir. Tout s’étale sur des panneaux publicitaires. La nourriture, la famille, la santé, tout. Et plus on se concentre sur l’extériorité, plus on s’éloigne de l’intériorité. C’est là le but d’Assuérus : il nous sait pleins de grandes richesses intérieures. Il sait que nous avions un Temple, une vie douce, la Torah. Comment peut-il nous convaincre de nous reconnaitre dans sa souveraineté ? Par l’exhibition. Il étale sa fortune de la façon la plus grandiose qui soit et nous oblige à faire partie des célébrations de son culte.

C’est un miracle que Mardochée était là pour nous, lui qui ne s’est ni plié à tout cela, ni prosterné.

Le sort
« On consulta le pour, c’est-à-dire le sort… »
(Esther, Chapitre 3).
La notion de sort, de destin, fait partie de notre vocabulaire usuel, mais le sens qu’on lui donne est complètement erroné. Quand on emploie le mot « destin », on veut parler d’un genre de choix déjà écrit et inchangeable, qui détermine soi-disant l’avenir, le succès ou l’échec. Dans la mythologie grecque, le destin est un pouvoir immuable dont la réalité dépend, malgré elle. C’est là l’origine de la référence dominante au destin dans une optique de « Ce qui sort, c’est ce qui sera ». Selon cette vision, la vie nous jette sur l’échiquier de l’existence comme des pions du destin. Si tu tombes bien, tu es gagnant. Mais tu peux aussi tomber sur la tête.

Dans le contexte juif, le sort est porteur de la plus haute signification spirituelle. Le partage d’Israël selon les différentes tribus a été tiré au sort. Dans le Saint Temple, le jour de Yom Kippour, on a tiré au sort. Le verset dit (Psaume 16) : « L’Eternel est la portion de mon sort, ma coupe ; c’est Toi Seigneur qui consolides mon lot », c’est ici que l’on voit la formidable différence. Le sort juif, c’est la façon dont le Créateur te guide vers les bons choix, ceux que tu as tout intérêt à faire dans le labyrinthe de possibilités que te présente la vie. Tu es en quelque sorte au volant, mais malgré tout, tu restes confus et perplexe sur ce que t’annonce l’avenir. Comment peux-tu choisir la bonne direction ? C’est en fait la prière du roi David : « c’est Toi Seigneur qui consolides mon lot », mon D.ieu, guides-moi ! Que mes choix et mes décisions ne soient pas que des suppositions spontanées ou des probabilités. Que je ne mène pas ma vie comme une loterie ou un jeu de dés. Mais que je sois toujours conscient que dans chacun de mes choix personnels, est impliquée une puissance supérieure qui me conduit et guide mes pas vers mon destin et vers la meilleure partie de moi-même.

Aman était un grand sorcier, il planifiait et a même tenté de tirer l’avenir du peuple d’Israël au sort à travers ses prévisions, de nous rendre dépendants de la chance et de ses prédictions frivoles. Mais en fin de compte, le sort s’est retourné sur lui. Le plus grand sorcier de tous les temps s’est retrouvé pendu sur l’arbre du sort.

Des charbons sur la tête
« Le roi viendra avec Aman au banquet »
(Esther, Chapitre 5).
Avez-vous déjà eu une telle idée ? Inviter chez vous la personne la plus repoussante et la moins sympathique à vos yeux, et en plus, lui préparer le diner ? Probablement pas. Mais c’est exactement ce qu’a fait la reine Esther. Un épouvantable décret plâne sur elle et sur le sort de ses frères juifs. Elle réussit alors à organiser un repas avec le grand patron qui règne de l’Inde à l’Ethiopie : Assuérus. Et qui d’autre s’applique-t-elle à inviter à ce repas ? Aman.

Nos sages nous enseignent que cette invitation dissimule une grande idée. « Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain, tu éteindras les charbons ardents sur sa tête… » Pas besoin de tuer nos ennemis, il suffit de les maitriser. A partir du moment où tu prends une position clé, aucun ennemi ne peut menacer ton existence. Tu es l’essentiel et il se retrouve à une place secondaire.

Ce formidable enseignement porte sur le combat spirituel comme sur les défis sociaux et nationaux. Spirituellement, le matérialisme qui ne cesse de grandir autour de nous est un danger. Mais il ne peut nous menacer que si nous sommes en position désavantageuse par rapport à lui, si nous avons l’impression d’avoir besoin de lui. Mais si nous tenons les rênes, si nous gardons le contrôle et que nous sommes raisonnables, notre utilisation de la matière restera maitrisée. Tant que tu influences, tu n’es pas influencé.

Du côté national et social : nous sommes un peuple persécuté lorsque notre intériorité cherche à s’abreuver d’autres cultures et d’autres peuples. Si nous nous trouvons dans une tendance de recherche de reconnaissance de la part de ceux qui nous entourent, notre situation est grave, parce que ce qui intéresse ces cultures est de nous effacer le plus vite possible de la carte. Si nous sommes, au contraire, « la lumière des nations », c’est-à-dire que nous montrons la beauté du peuple juif sans avoir honte, que nous déversons l’influence de la foi et de la confiance, aucun peuple ne pourra menacer notre existence.

Le contraire
« Ce fut le contraire qui eut lieu, les Juifs allant, eux, prendre le dessus sur ceux qui les haïssaient… » 
(Esther, Chapitre 9).
Pourim va toujours de pair avec des opposés et des contraires. Le miracle de Pourim est un miracle impressionnant ! D’une perdition complète a une victoire renversante. D’un décret d’holocauste à une prescription royale permettant la construction du Saint Temple. Cet extrême retournement vient nous enseigner un point important : l’objection ou la gêne ressenties par rapport au positif et au spirituel ne sont pas une simple défaillance ou une perturbation gênante. Chaque trouble a en lui un noyau d’aide. Chaque résistance a une âme de sauvegarde et de renforcement.

Donc la meilleure façon de faire face à ces défis doit être le renversement. Car si l’on se contente de dompter et de maitriser les gênes, les trésors qu’elles portent en elles se perdront avec elles. « Le contraire », c’est renverser l’opposition et y trouver du renforcement.  

Nombreuses sont les gênes et les sombres prédictions qui entourent notre monde et étranglent la volonté de vivre. Sinotre seul espoir est de sortir de l’épreuve, on n’y gagne rien : c’est fuir. Par contre, si l’on prie et qu’on espère, le problème se renversera et en lui, nous trouverons le salut.
Joyeux Pourim !
 
 
 





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