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Un égoïsme salutaire    

Un égoïsme salutaire



Les chances de Gérard à partager son enthousiasme avec la femme qu'il aime sont tombées à plat. Plutôt, c'est un tableau des plus stressant qui s'offre à ses yeux et le courage lui manque pour savoir

 



8 tévet 5769 – 4 janvier 2009

Gérard est satisfait de sa journée de travail : il a atteint ses objectifs de vente pour la journée et ses rendez-vous pour le lendemain promettent d'être remplis de bonnes nouvelles. De plus, il a eu un entretien avec son patron et celui-ci lui a laissé entendre que le poste de directeur de la nouvelle agence – dont l'ouverture est prévue à la fin de l'année – pourrait lui être accordé. En d'autres termes, tout semble allait pour le mieux… au moins dans son travail.

Les évènements ne sont pas toujours ce qu'on souhaite

En rentrant le soir chez lui, Gérard est impatient de partager sa satisfaction avec sa femme. Certes, il est le premier à être conscient que son travail ne représente pas l'aspect le plus important de sa vie : ce sont sa femme et ses enfants qui le sont. Cependant, savoir qu'il est apprécié dans son milieu professionnel et que cela lui permet d'amener chaque mois un bon salaire dans le foyer familial, lui donne un goût du bonheur dont il apprécie la saveur.

En ouvrant la porte de chez lui, Gérard n'a pas à attendre longtemps avant que sa femme l'accueille. En quelques secondes, celle-ci lui apprend que le lycée où étudie leur fils a téléphoné pour dire qu'il ne s'était pas présenté en classe le matin et de fait, la mère n'a pas la moindre idée où il se trouve. D'autre part, leur grande fille – qui n'avait pas école ce jour-là et qui était censée aider sa mère aux tâches de la maison – s'est enfermée dans sa chambre et ne veut rien entendre qui puisse la distraire de la lecture du dernier roman à la mode qu'elle vient de se procurer. Baissant les bras devant tant d'adversité, la mère a pris à sa charge de tout faire dans la maison ce jour-là et… est épuisée.

Comme si cela n'était pas suffisant, leur deuxième fils est rentré de l'école en affirmant avec certitude – du haut de ses dix ans – qu'il ne désirait plus aller étudier le soir avec son tuteur car cela lui "enlevait du temps précieux sur les moments qu'il passe à jouer avec [ses] amis.” Ses notes à l'école n'étant pas particulièrement brillantes, sa mère se demande de quelle façon il va pouvoir passer dans la classe supérieure en fin d'année.

Enfin, le benjamin de la famille n'a sans doute pas voulu être en reste. Il a invité tous ses amis de classe – 22 adorables têtes blondes – à venir prendre le goûter chez lui. Incapable de faire face à une telle organisation, la mère est obligée toutes les dix minutes de discuter ferme avec chaque enfant qui tape à la porte. Rien n'est plus difficile de faire comprendre à un enfant à qui on avait promis des montagnes de friandises qu'il doit rentrer chez lui les mains vides.

Après une telle journée, la mère oscille entre la colère, la tristesse et le désespoir. Les chances de Gérard à partager son enthousiasme avec la femme qu'il aime sont tombées à plat. Plutôt, c'est un tableau des plus stressant qui s'offre à ses yeux et le courage lui manque pour savoir où son intervention d'urgence est la plus indispensable.

La joie ? Quelle joie ?

Gérard n'est pas de nature pessimiste. Rien ne semble atteindre son moral et après avoir tenté de régler ce qu'il pouvait, il part d'un pas alerte à son cours de Tora du soir. Le sujet discuté par le rabbin est particulièrement approprié : “La vie de famille : un défi quotidien.” Tout ce que dit le rabbin est compréhensible aux oreilles de Gérard. Même s'il s'avoue ne pas toujours être à la hauteur des défis qu'il doit relever, il reconnaît que le chemin proposé est le bon. Cependant, lorsque le rabbin insiste sur le fait qu'il faut toujours être joyeux-se – peu importe les circonstances – Gérard explose : “Comment garder le sourire devant la difficulté d'éduquer nos enfants ? De quelle façon ne pourrait-on pas être atteint moralement ?” Au son de sa voie, il est possible de comprendre que Gérard ne possède pas les réponses à ses propres questions.

Toute personne un tant soit peu sensible peut se sentir rapidement renversée à la vue du désastre qu'offre le plus souvent le comportement des enfants dont nous avons la charge. Manque de politesse, demandes incessantes, manque de gratitude, attrait pour le néfaste… La vie de couple offre ses propres défis : l'homme oscille entre être le dictateur qui impose ses choix et volontés à sa femme, ou à abandonner le monde entier à celle qui partage sa vie et ne s'occuper que de son travail, des ses amis… et du tirage du loto. De fait, si on n'y prend garde, c'est la vie elle-même qui ressemble à l'enfer.

Devant une telle situation où peut-on trouver les raisons d'être joyeux-se ? De plus, dans la mesure où nous faisons référence à un véritable sentiment de joie – celui qui est ressenti au plus profond du cœur – l'équation paraît tout simplement impossible à réaliser. Pourtant, la solution existe. Elle consiste à aller chercher un trait de caractère négatif et à le transformer en un concept positif qui peut nous sauver la vie.

Un égoïsme positif

Dans le monde, tout ce qui existe en négatif (mauvais traits de caractère, mauvaises actions…) possède son équivalent en positif. Ainsi, le vol est certainement à condamner… s'il se trouve du “mauvais côté”. Cependant, du côté positif – celui de la sainteté – le vol peut s'avérer souhaitable… voire indispensable. Bien sûr, il faut ajouter immédiatement que nous parlons de voler le temps afin de pouvoir étudier la Tora. Une minute par-ci, une autre par-là : à la fin de la journée, c'est un chapitre de plus des Psaumes que nous avons pu lire, quelques lignes de plus de Guémara que nous avons pu étudier…

Un autre exemple : les nuits blanches les plus courues ne sont généralement pas celles qui amènent à leurs partisans plus de sagesse. Qu'il s'agisse de courir les derniers restaurants à la mode, les boîtes de nuit assourdissantes… les activités dont il est question sont celles qui nous rapprochent plus souvent du comportement animal que de celui de l'être humain. Pourtant, du côté de la sainteté, les nuits blanches sont celles où l'on acquiert le plus de sagesse. Dans ce cas, les nuits sont propices à l'étude de la Tora, à notre prière personnelle quotidienne avec le Créateur (hitbodédouth)… Lorsque le soleil se lève, ce n'est pas la gueule de bois que nous rencontrons, mais le sentiment d'être devenus-es un peu plus des êtres humains, un peu plus proche du Maître du monde.

Il en va ainsi avec l'égoïsme. Celui du mauvais côté nous rend indifférents-es à ce qui nous entoure. Peu importe les soucis de notre femme, les difficultés de nos enfants… cela ne nous concerne pas. Honte à nous de penser quelquefois cela. D'autre part, perçu dans son aspect saint, l'égoïsme est souhaité et même obligatoire si nous voulons ne pas sombrer face aux défis de la vie.

L'égoïsme saint n'est possible uniquement si nous avons rempli une condition préalable : celle d'avoir fourni tous les efforts possibles pour atteindre un but précis. Par exemple : l'éducation de nos enfants est difficile. Peu importe ce que nous leur disons, ils s'ingénient le plus souvent à faire l'opposé ; leurs études laissent à désirer et cela ne semble pas les déranger ; leur désinvolture, leur culot… sont fréquents et ne laissent rien présager de positif pour l'avenir. En d'autres termes, leur attitude nous désespèrent et peut nous laisser sans force.

L'égoïsme à proscrire est celui où nous laissons exploser notre colère fréquemment, où nous leur laissons savoir qu'ils sont des bons à rien et où ils arrivent à croire que nous regrettons de les avoir comme enfants. Non seulement cet égoïsme est malsain, mais il est également meurtrier. Il ne faut jamais perdre à l'esprit que c'est D-ieu Lui-même qui a décidé de nous confier nos enfants et de nous rendre responsables de leur éducation. Si le Créateur n'attend pas de nous d'agir sans commettre de fautes, Il ne désire certainement pas que nous détruisions consciemment les âmes qu'Il nous a confiées.

L'égoïsme saint est celui où nous faisons tous les efforts pour garder nos enfants sur le chemin de la Tora, de l'étude et des bonnes actions. Nombreuses sont les occasions où les conseils d'un érudit en Tora (un rabbin le plus souvent) seront indispensables. Il faudra non seulement les chercher, mais également les accepter. Plus ces conseils s'opposeront à ce que nous pensions, plus notre effort sera grand. En la matière, nous obtiendrons rien sans rien. Si cela nécessite une aide professionnelle (éducateur, psychologue…), il ne faudra pas hésiter. À la condition que le professionnel soit une personne qui possède la crainte du Ciel, ses conseils seront les bienvenus.

Également, avons-nous demandé à D-ieu de venir nous aider ? Après tout, c'est Lui qui nous a créés-es et c'est Lui qui a choisi de nous confier nos enfants. N'est-ce pas la moindre des choses de Lui demander des comptes ? Si cela est fait avec le respect nécessaire, D-ieu sera ravi de nous entendre nous tourner vers Lui.

Tout cela représente les efforts principaux que nous devons faire.

Après tout cela, nous devons nous sentir affranchis-es de ce que nous voyons. Nous devons avoir la certitude que nous avons fait ce qui est en notre pouvoir de faire et qui correspond à nos capacités. C'est avec l'esprit tranquille que nous devons commencer chaque journée : nous désirons faire de notre mieux. Peu importe si nos conseils sont reçus par des oreilles attentives ou sourdes : nous avons accomplis notre devoir. C'est en se servant de cette certitude que nous devons être… égoïstes. Ce qui est applicable dans le cadre de l'éducation des enfants l'est aussi dans les autres domaines.

Un gilet de protection contre les agressions quotidiennes

Cet égoïsme nous permet de s'exclamer : “Maître du monde ! N'ai-je pas fait ce que Tu attends de moi ? Maintenant, prend Tes responsabilités et occupe-Toi de ma progéniture ! Quant à moi, je désire me consacrer à mon étude de la Tora, à mes prières et à Te louer sans fin, aussi souvent que je le peux.”

Si nous parvenons à maintenir cette double attitude – selon laquelle nous faisons le maximum de véritables efforts et où nous demandons au Maître du monde de prendre le relais – nous parvenons à l'égoïsme saint. C'est celui-ci qui nous fera conserver notre joie et notre bonheur de vivre, d'être père ou mère, parents…

Face aux difficultés de la vie quotidienne (vie de couple, éducation des enfants, emploi, santé…), il devient très vite impossible de garder cette joie pourtant cruciale. Grâce à l'égoïsme saint, nous pouvons traverser sans crainte les pires crises de la vie, que D-ieu nous préserve.

Un rappel important : dès l'instant où il manque une des deux pièces fondamentales à ce concept (les efforts maximums et véritables ; le recours à D-ieu), l'égoïsme dont il est question est celui de l'Autre côté, de l'impureté, de la mort. Il ne sert à rien de se mentir : D-ieu connaît mieux que nous les pensées de notre cœur et nos véritables actions. 





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