Mesures de précaution

Puisqu’une telle importance est attachée aux lois de Nidda, qui sont les bases de pureté de toute vie juive, notre Tora a defendu...

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le rabbin Eliyahou Blasz

Posté sur 06.04.21

Défense de contact avant la période due

Puisqu’une telle importance est attachée aux lois de Nidda, qui sont les bases de pureté de toute vie juive et des générations futures, notre Tora a défendu tout rapport conjugal ou tout autre forme d’intimité physique même avant les menstrues suivantes.
 
Si on anticipe ses menstrues pendant la journée (la journée, ici, est comptée du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil), les relations sont défendues depuis le début du soir précédent jusqu’au soir du jour où elles sont dues. Si les menstrues doivent commencer le soir (le soir, ici, est compté du coucher du soleil au lever du soleil), les époux doivent se séparer pendant la journée précédent jusqu’au matin suivant (voir par. 8 & 9).
 
Les trois règles principales
 
Il y a trois règles, dans notre Tora, qui servent à établir le jour, ou la nuit, exact de la prochaine période à anticiper, dont la séparation commence la nuit ou le jour précédent, comme mentionné ci-dessus.
 
A. La règle mensuelle
 
Dans ce cas la période commence toujours le même jour de chaque mois juif. Par exemple, le 10 Nissan, le 10 Iyar, le 10 Sivan. Cela ne fait point de différence si Roch ‘Hodech (la nouvelle lune) est d’un ou de deux jours. Ce qui compte est le jour du mois où le flux commence. Si la période commence le Roch ‘Hodech qui n’en a qu’un jour, c’est-à-dire le premier jour du mois, le mois suivant quand Roch ‘Hodech aura deux jours, la période devra être anticipée le deuxième jour de Roch ‘Hodech (qui est également le premier jour du mois, puisque le premier jour de Roch ‘Hodech est le trentième jour du mois dernier).
 
Attention !
 
Puisque tout le système est basé sur le calendrier lunaire, il est absolument nécessaire que chaque femme ait un calendrier juif dans lequel elle enregistrera exactement quand chaque période a débuté et aussi quand il faut se séparer. Elle pourra aussi les enregistrer sur le “registre des périodes” dont un modèle sera donné dans un article ultérieur.
 
B. La règle d’Intervalle
 
Cette règle s’applique quand le flux ne commence pas chaque fois le même jour du mois, mais à des intervalles réguliers entre le début d’une période au début de l’autre, tels que chaque 20, 25 ou 32 jours. (Ceux qui l’avis du Choul’han Aroukh Harav consulteront un rabbin compétent dans ce domaine).
 
C. La règle de moyenne
 
Au cas où une femme a sa période de façon irrégulière, elle doit suivre la règle de moyenne en plus des deux règles mentionnées ci-dessus. Dans ce cas on doit toujours s’attendre à ce que la période apparaisse le trentième jour après le début de la période précédente, le premier jour de la période précédente étant inclus dans le compte ; (c’est-à-dire qu’il y aura 28 jours entre le jour du début de la période et le trentième jour).
 
Si, par exemple, la période a commencé un dimanche, la période suivante devra être anticipée quatre semaines plus tard, le lundi. Remarque : d’après ce qui a été expliqué dans l’alinéa A, il faudra aussi tenir compte du trente-et-unième jour.
 
Pour établir le temps dû pour la prochaine période, c’est le jour que le flux a commencé (même s’il est insignifiant, et qu’elle n’en ait plus vu) qui doit être pris en considération par rapport aux trois règles.
 
Symptômes physiques avant la période
 
Chez quelques femmes, l’arrivée des menstrues s’annonce par certains symptômes, comme par exemple une succession de bâillements ou d’éternuements, une lourdeur à la tête ou dans les membres, une douleur dans les régions inférieures ou dans les reins, des tremblements ou d’autres troubles similaires. Ceci est ce qu’on appelle : la règle des symptômes physiques. Dans de tels cas, on doit consulter un rabbin quant aux directions à suivre en ce qui concerne la séparation.
 
À l’égard des règles, il y a une distinction entre les périodes régulières et celles qui sont irrégulières.
 
Période régulière
 
Une période est considérée comme “régulière”, sous la “règle mensuelle”, quand elle a commencé le même jour du mois trois fois de suite – par exemple : le 15 Sivan, le 15 Tamouz et le 15 Av.
           
Séparation avant la prochaine période due
 
Sous la “règle d’intervalle”, une période est considérée comme “régulière”, s’il y a eu trois intervalles de même durée entre quatre périodes consécutives, entre le début de chaque période au début de l’autre. Par exemple : 1 Nissan – (1), 20 Nissan – (2), 9 Iyar – (3), 28 Iyar, l’intervalle étant de 20 jours chaque fois, 3 intervalles réguliers entre quatre périodes (voir Par. 11).
 
Sous la règle mensuelle, une période régulière ne peut être établie que si chacune des apparitions arrive chaque fois pendant la nuit ou chaque fois pendant la journée. La règle d’intervalle varie cependant en ce sens que, concernant certains détails, une période régulière peut être établie (Lechoumra voir Par. 8 & 10) même si le saignement a commencé une fois la journée et deux autres fois la nuit, ou vice-versa, aussi longtemps que les intervalles aient été de même durée (il faudra consulter un rabbin dans ce cas précis).
 
Période irrégulière
 
Une période est considérée irrégulière quand le saignement n’a commencé qu’une ou deux fois de suite le même jour du mois juif (pour la règle mensuelle) ou au même intervalle (pour la règle d’intervalle). On doit observer les lois de séparation (voir ce qui a été dit précédemment à ce sujet) de façon stricte avant la période anticipée, soit régulière ou irrégulière.
 
Examen au moment des règles anticipées
 
Quand on anticipe une période régulière, la séparation ne termine point avec le passage du jour ou de la nuit où la période était due, à moins que la femme ne se soit examinée soigneusement et qu’elle se soit trouvée parfaitement propre. Si elle a manqué de faire cet examen au moment voulu, elle pourra y procéder plus tard, mais on devra observer les lois de séparation jusque-là. Si elle a pris un bain entre-temps, elle devra consulter un rabbin.
 
Si on anticipe une période irrégulière, on devra aussi s’examiner. Dans ce cas, néanmoins, il est permis de faire un examen moins minutieux et il n’est pas nécessaire de pénétrer si profondément avec le linge d’examen. Même si elle a manqué entièrement de faire cet examen facile bien qu’il peut être fait plus tard, de toute façon, si elle n’a ressenti aucun saignement au moment attendu, elle peut considérer cette période annulée.
 
Il faut préciser que dans les deux cas, période régulière ou irrégulière, le plus une femme s’examine aux jours mentionnés, le plus elle est louable.
 
La règle de moyenne diffère des autres en ce sens que la séparation requise, même la première fois, ne peut être terminée qu’après avoir déterminé, par un examen minutieux, que la femme est bien propre. (Comme déjà mentionné plus haut, elle ne se baignera pas avant cet examen).
 
Une période irrégulière est considérée nulle après avoir manqué d’apparaître une seule fois à temps. Néanmoins, une période régulière ne peut être considérée nulle que si trois réapparitions de suite ont été manquées (voir Par. 13).
 
 
À suivre…

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