11 'Hechvan 5782 / dimanche 17 octobre 2021 | Paracha : Vayéra
 
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Un divorce peu orthodoxe - Choftim    

Un divorce peu orthodoxe - Choftim



Tandis que le chariot se rapprochait de sa demeure, il hésitait. Il réussit à rassembler son courage et frappa à la porte. “Que désirez-vous ?”...

 



Des livres de comptes inaccessibles

“Ne fais pas fléchir le droit...” (Deutéronome 16:18)
 
Trois hommes, Rav Ezriel, Rav Anshel et Rav Eliezer étaient partenaires dans un commerce. Rav Ezriel s'occupait d'acheter des plumes et des peaux de bêtes de Russie, tandis que Rav Anshel achetait la même marchandise de Galicie. Le troisième partenaire, Rav Eliezer, était le fils de Rav Shalom, le Rabbi de Belz, et il s'occupait de trouver le financement nécessaire aux voyages de ses partenaires et de la comptabilité de leur commerce. Il faisait cette dernière tâche avec une précision exemplaire en vérifiant toutes les dépenses et les recettes de différentes transactions.  

Pendant un certain temps, tout se déroula sans problème. Un jour, sans raison apparente, Rav Ezriel et Rav Anshel demandèrent à Rav Eliezer s'ils pouvaient consulter les livres de comptes. “Nous désirons connaître la situation financière de notre entreprise” dirent-ils. Cependant, Rav Eliezer refusa d'accéder à leur demande et leur dit qu'il lui était impossible de leur montrer les livres de comptes. Rav Ezriel et Rav Anshel ne comprirent pas la réaction de Rav Eliezer et décidèrent d'aller consulter son père, le Rabbi de Belz. Leur objectif était de demander au Rabbi s'il pouvait décider qui avait raison dans leur différend.     

“Je ne puis être juge dans cette affaire,” le Rav Shalom répondit. “Je suis le père de celui qu'on accuse et par conséquent, je ne peux pas prendre part à ce jugement.”

 
“Malgré tout,” les deux partenaires affirmèrent, “nous vous faisons entièrement raison et même si vous êtes en conflit d'intérêt, nous savons que vous rendrez une décision juste.”
 
“Dans ce cas, les choses sont différentes,” dit le Rav Shalom. “Cependant, il est tard maintenant. Nous devons bientôt prier Min'ha [la prière de l'après-midi] et nous n'aurons pas le temps d'expliquer tous les détails de votre différend. Pour l'instant, permettez-moi de vous dire rapidement une histoire qui me fait penser à votre situation.”
 
Un orateur peu scrupuleux

Le Rabbi de Belz commença : “Il était une fois, deux frères. L'un était riche tandis que l'autre était pauvre. Le frère riche avait une fille qui se trouvait en âge de se marier ; le frère pauvre avait un fils qui était un talmid 'hakham [érudit de la Tora] du même âge. Malgré les nombreuses offres de mariage qu'il avait proposées au frère riche pour sa fille, le chadkhan (le marieur) n'avait essuyé que des refus. Après mûre réflexion, il proposa au frère riche de marier sa fille à son neveu : le fils du frère pauvre. Le frère riche accepta immédiatement l'offre et les deux jeunes gens furent mariés rapidement.
 
Le jeune marié s'appelait Israël. La vie chez son beau-père lui sembla très vite désagréable. Sa femme et son beau-père ne partageaient pas son intérêt dans la poursuite des études de la Tora et les deux auraient préféré qu'il participe plutôt dans les affaires de leur commerce. La situation devint très tendue au point où Israël décida de quitter la maison de son beau-père et de devenir malamed (enseignant), afin de pouvoir subvenir à ses besoins. Ainsi pensait-il, la situation deviendrait plus pacifique.  

Israël voyagea dans de nombreux villages de la région afin de trouver un emploi. Finalement, il en trouva un dans un village isolé : il devint le melamed des enfants d'un 'hassid du Ba'al Chem Tov. À l'occasion, ce 'hassid se rendait chez le Ba'al Chem Tov afin de rendre visite à son Rabbi.
 
Tandis que le 'hassid se préparait à partir pour un des ces voyages avec un groupe de 'hassidim, Israël lui demanda : “Pourriez-vous mentionner gentiment mon nom à votre Rabbi ? J'ai un problème personnel important à régler et peut-être que le Ba'al Chem Tov pourrait m'être de bon conseil.”
 
L'employeur d'Israël exécuta sa mission et il mentionna son nom au Ba'al Chem Tov. De fait, il retourna chez lui avec un message urgent : “Dès que j'ai prononcé ton nom au Rabbi, il devint extrêmement contrarié. Il m'a conseillé de te dire de retourner immédiatement chez toi. Voici ses paroles : 'Rav Israël doit retourner chez lui pour régler une affaire importante par rapport à sa femme.' Le plus extraordinaire, c'est que je n'avais même pas mentionné au Ba'al Chem Tov que tu étais marié !”
 
Israël dit : “Mon histoire n'est pas facile à raconter et c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas partagée avec vous.”
 
Cependant, Israël était quelque peu sceptique. Il questionna son employeur : “De quelle façon votre Rabbi pourrait-il me connaître ? Comment peut-il même savoir que je suis marié ?”
 
“Cela n'a aucune importance” insista le 'hassid du Ba'al Chem Tov. “Dans la mesure où le Rabbi était tellement résolu à ce que tu retournes chez toi, tu dois faire ce qu'il a dit. Il m'a dit qu'il avait regardé la racine de ton âme et qu'il y a trouvé un grand danger. Tu ne dois pas retardé ton retour : va-t'en de suite.”
 
“Comment puis-je retourner chez moi ?” demanda Rav Israël. “Toutes mes affaires sont ici et de plus, je n'ai pas l'argent pour payer les frais du voyage.”
 
L'employeur du Rav Israël ne considéra pas cela comme une raison valable pour ne pas suivre les directives de son Rabbi. Après en avoir discuté avec quelque uns de ses amis, il rassembla suffisamment d'argent pour louer un chariot et son chauffeur. Celui-ci devait aider Rav Israël à réunir ses affaires et à l'amener sans attendre chez lui.
 
“Que suis-je entrain de faire ?” pensa-t-il, tandis que le chariot bringuebalait sur la route. “Je me demande si les 'hassidim ne désiraient pas simplement se débarrasser de moi. Je ne suis même pas certain que mon nom fut mentionné au Ba'al Chem Tov. Je n'arrive toujours pas à comprendre de quelle façon il aurait pu savoir tout cela à propos de moi.” Rav Israël ne parvenait pas à chasser ces pensées de sa tête. De fait, il était même tenté de demander au chauffeur d'arrêter le wagon et de faire demi-tour. Une chose le retenait : les mots d'urgence qu'on lui avait rapportés de la part du Ba'al Chem Tov. Même s'il doutait un peu de la véracité de tels propos, il ne parvenait pas retrouver sa tranquillité d'esprit habituelle.
 
En fin de compte, il arriva à l'entrée de son village. Tandis que le chariot se rapprochait de sa demeure, il hésitait. Il réussit à rassembler son courage et frappa à la porte. Un homme étrange vint lui ouvrir la porte. “Que désirez-vous ?” lui demanda cet homme.
 
“La femme de Rav Israël se trouve-t-elle ici ?”
 
“Elle n'est plus la femme de Rav Israël et elle n'habite plus ici. En fait, elle doit se marier dans deux jours.”
 
Rav Israël était sous le choc. Il n'avait jamais divorcé de sa femme. De quelle façon pouvait-elle se remarier ? Il comprenait maintenant l'urgence à laquelle le Ba'al Chem Tov avait fait référence. La première chose qu'il devait faire était d'empêcher sa femme de se remarier avec un autre homme. Mais de quelle façon ?
 
Rav Israël se rendit à la synagogue ; il s'assit un instant afin de penser à la situation dans laquelle il se trouvait. Pendant sa réflexion, il entendit quelques mendiants parler du mariage imminent. “Il me tarde déjà d'être au banquet ! Je sais d'avance que celui-ci sera somptueux : le père de la mariée est extrêmement riche.” Soudainement, Israël sut ce qu'il devait faire : il quitta immédiatement la synagogue afin de se rendre chez le rabbin du village.
 
Le rabbin le reçut avec gentillesse et Israël lui raconta toute son histoire. Il précisa au rabbin qu'il était certain qu'il n'avait jamais divorcé de sa femme. Le rabbin se remémora le mariage d'Israël et le crut sans hésitation. “S'il te plaît, reste ici pendant que je me rends chez ton beau-père afin de discuter avec lui de ce qui se passe.”
 
Le beau-père d'Israël avait été trompé par un orateur sans scrupules de passage dans le village. Celui-ci avait réalisé que l'homme fortuné était très peiné de voir que sa fille avait été abandonnée par son mari. L'orateur avait approché le père et lui avait dit : “Durant mes nombreux voyages, j'ai rencontré votre beau-fils et nous sommes devenus de véritables amis. Je suis certain que je peux le décider à me donner un acte de divorce pour votre fille. Donnez-moi simplement une procuration pour agir en votre nom et je me fais fort de vous ramener l'acte de divorce.”
 
“Cela serait formidable ! De plus, je vous assure que je ne serai pas ingrat pour un tel geste de votre part : je vous accorderai une rémunération royale” dit l'homme riche à l'orateur.

L'orateur se rendit rapidement dans une petite ville de la région où personne ne le connaissait. Il rassembla trois hommes de mœurs douteuses et dont l'honnêteté n'était certainement pas leur première qualité. En promesse d'une somme d'argent, ces trois hommes furent d'accord pour se prêter à un subterfuge. L'orateur se rendit au Beith Din (tribunal juif) et informa les juges qu'il avait reconnu dans un hôtel un homme qui était soupçonné d'avoir abandonné sa femme. “Son nom est Israël et il refuse d'accorder le divorce à sa femme. Le père de la pauvre femme m'a demandé de le forcer à lui accorder le divorce, à tout prix.”
 
Les juges du Beth Din furent convaincus de la véracité de cette histoire. Le tribunal ordonna qu'on arrête sur-le-champ cet homme à l'hôtel (qui était en fait un des trois conspirateurs) et qu'on l'amène de suite devant les juges. Après une séance d'interrogatoire plutôt “musclée”, l'homme admit qu'il était bel et bien celui qu'on soupçonnait et qu'il avait abandonné sa femme. Ensuite, les deux faux témoins (les deux autres conspirateurs) furent amenés devant le tribunal afin de témoigner qu'ils reconnaissaient l'homme en question, le prétendu Israël. Le Beth Din réussit à convaincre le faux mari fuyard à accorder le divorce à sa femme, qu'il donna de suite à l'orateur. Celui-ci ayant en main la procuration de l'homme riche, le tribunal acquiesça sans problème à conclure cette affaire “limpide.”

L'orateur retourna rapidement voir l'homme riche pour lui remettre l'acte de divorce tellement attendu.
 
“De quelle façon puis-je vous récompenser pour tous vos efforts ?” demanda l'homme riche.
 
“Je ne désire pas d'argent,” répondit l'orateur. “Ce que j'ai fait, je l'ai fait par pure gentillesse. Cependant, j'apprécierais si vous me permettiez de vous présenter un excellent jeune homme pour votre fille. C'est tout ce que je vous demande.”

L'excellent jeune homme s'avéra être le fils de l'orateur. Il fit une excellente impression sur la famille de l'homme riche et l'affaire fut conclue rapidement : on décida qu'il ne fallait pas attendre pour marier les deux jeunes gens et une date fut arrêtée.
 
Après avoir raconté son histoire au rabbin local, il fut décidé de prévenir la police et d'aller rendre visite sur le champ à l'homme riche. Le rabbin expliqua toute l'histoire à ce dernier et accusa l'orateur et son fils d'avoir monté de toutes pièces cette escroquerie. Les deux hommes furent jetés en prison. Le riche homme réalisa qu'on lui avait menti... mais il était ravi que la vérité fût été découverte à temps. D'autre part, la femme d'Israël regretta profondément son comportement inamical envers son mari et elle supplia Israël de la pardonner et de rester avec elle.  
 
“Et,” conclut le Rabbi de Belz, “ils vécurent longtemps ensemble et furent heureux. Savez-vous pour quelle raison vous ai-je raconté cette histoire ?” demanda-t-il aux deux hommes qui se trouvaient en face de lui. Toi, Rav Anshel et toi, Rav Ezriel, étaient les deux frères de cette histoire dans une vie précédente. D'autre part, mon fils Eliezer était Rav Israël également dans une vie précédente. Vous êtes fautifs, à son égard, de tout le mal qui lui a été fait. Pour vous faire pardonner, je vous suggère d'augmenter sa part de profit dans votre commerce et je suis certain qu'il vous montrera les livres de comptes.”
 
Adapté du livre “Chiv'hré Ba'al Chem Tov.”




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