21 Tichré 5782 / lundi 27 septembre 2021 | Paracha : Soukoth
 
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Une foi inébranlable    

Une foi inébranlable



Ki Tétsé - Les deux pères étaient renversés ! Le père du Rav Chlomo formula des objections légales devant une telle procédure, elles furent repoussées par le Ba'al Chem Tov...

 



“Quand un homme aura pris une femme... si elle cesse de lui plaire... il lui écrira un acte de divorce.” (Deutéronome 24:1).

Une tournure inattendue
 
“Les paroles d'un Tsadiq peuvent changer le monde.” (Divré 'Hassidim).

Un certain jour, le Ba'al Chem Tov rendit visite à la ville de Slutsk, Pologne. De nombreux habitants de cette ville vinrent à la rencontre du grand Sage afin de lui souhaiter la bienvenue. Parmi toutes ces personnes, se trouvait un érudit âgé du nom de Rav Una Nathan Nata ; lorsqu'il était jeune, on l'appelait le “génie de Karinik”.
 
Le fils de Rav Una Nathan Nata, le Rav Chlomo, avait reçu son éducation dans la maison familiale. Lorsqu'il atteignit l'âge de quatorze ans, il quitta la maison de son père dans le but de chercher un environnement qui lui permettrait de poursuivre ses études de la Tora. Ce périple le mena dans de nombreuses villes : Vilna (capitale de la Lituanie), Jorodna (en Béliorussie) et en fin de compte Cracovie (Pologne). C'est dans cette dernière ville qu'il rencontra le Rav Mena'hem Aryeh qui était un Tsadiq caché. Rav Chlomo devint immédiatement son disciple dans l'étude de la 'hassidouth ; une seule condition avait été imposée : leur relation devait être gardée secrète.   

Lorsqu'il fut âgé de vingt-deux ans, Rav Chlomo revint dans la ville de Slutsk. Son père était très heureux de constater les progrès que son fils avait réalisé dans ses études et il arrangea un mariage entre son fils de la fille d'un gérant d'hôtel d'un village avoisinant, Rav Eliyahou Moché. Cependant, après quelques mois, la femme de Rav Chlomo devint à moitié folle. Dans la mesure où l'état précaire de santé de sa femme ne lui permettait pas de recevoir un acte de divorce, Rav Chlomo ne pouvait pas divorcer de sa femme et se remarier.
 
 
Pendant la visite du Ba'al Chem Tov dans la ville de Slutsk, le père de Rav Chlomo, Rav Una Nathan Nata, lui décrivit la triste situation dans laquelle se trouvait son fils depuis maintenant quelques années ; il demanda également conseil au Ba'al Chem Tov, ainsi qu'une bénédiction. Le père de la malheureuse jeune femme vint aussi afin de chercher la même chose : des conseils et une bénédiction pour la guérison de sa fille.
 
Le Ba'al Chem Tov invita les deux pères à le rencontrer en même temps. Il leur demande poliment si un des deux éprouvait un sentiment de rancœur envers l'autre. Le père du jeune marié, Rav Una Nathan Nata, n'avait que des éloges à faire pour le père de la femme de son fils. De fait, en dépit des longues journées qu'il consacrait à son travail, il réservait chaque jour un temps pour l'étude de la Tora ; de plus, sa maison était réputée pour être un accueil recherché pour tous : érudits de la Tora, personnes dans le besoin ; enfin, il subvenait aux besoins de son beau-fils d'une façon exemplaire.
 
Lorsque Rav Eliyahou Moché prit la parole, il ne formula que des éloges à propos de son beau-fils. Celui-ci possédait un caractère en or et Rav Eliyahou Moché était réellement fier d'avoir trouvé un tel mari pour sa fille. Il était particulièrement heureux de savoir que Rav Chlomo consacrait une partie de son temps au village à enseigner aux gens simples, aux fermiers qui vivaient dans la région et qui n'avait pas la possibilité d'apprendre la Tora. Rav Chlomo leur enseignait la Bible, avec les commentaires de Rachi, ainsi que les leçons de morale du Ein Ya'aqov. Le Chabath, il leur lisait des extraits du Midrach et du Traité des Pères.
 
Grâce à ces séances d'études, Rav Chlomo avait pu les influencer grandement afin que ces petites gens s'aiment mutuellement ; ses explications sur le fait qu'il n'existe pas de profit qui est fait aux dépends de ce que la Providence divine a prévu pour une autre personne avaient atteint leur but. En d'autres termes, Rav Chlomo était grandement apprécié par tous les villageois des alentours.
 
Évidemment, malgré cette description idéale, Rav Eliyahou Moché était attristé par l'état de santé de la jeune fille et il priait pour que celle-ci recouvre la santé et que son mari puisse continuer à poursuivre ses cercles d'études avec un moral meilleur.
 
Un conseil surprenant
 
Le Ba'al Chem Tov écouta très attentivement les deux pères avant de dire : “Avec l'aide de D-ieu, je pourrai sans doute aider cette jeune femme à retrouver un esprit sain ; cependant, il y a une condition pour que je puisse vous aider. Lorsque la jeune femme aura recouvré sa présence d'esprit, le jeune couple ne pourra plus partager le même toit. Quelques jours après le rétablissement de la jeune mariée, elle devra accepter un acte de divorce de la part de son mari. Au vue de la loi juive, son état de santé recouvré lui permettra d'accepter un tel acte que son mari devra lui remettre la main sur le cœur.”
 
Les deux pères étaient renversés ! Le père du Rav Chlomo formula quelques objections légales devant une procédure de ce type, mais elles furent repoussées par le Ba'al Chem Tov. Rav Eliyahou Moché déclara que sa fille serait extrêmement peinée par cet éventuel divorce car elle avait toujours eu beaucoup d'estime pour son mari. Il était certain que son beau-fils serait également affecté de devoir se séparer de la sorte de sa femme.
 
Rav Eliyahou Moché alla jusqu'à proposer de verser une somme substantielle pour la charité ; sur ce mérite, il supplia le Ba'al Chem Tov de prier pour la guérison de la jeune femme, tout en permettant au couple de continuer à partager la vie commune, de s'aimer et vivre avec l'harmonie qui les caractérisait avant la terrible maladie de la jeune femme.
 
Le Ba'al Chem Tov fut inflexible : si les deux pères ne se mettait pas d'accord sur les conditions qui leur avait proposées, il ne pourrait les aider d'aucune sorte.   
 
Après quelques jours de réflexion, les deux pères allèrent voir le Ba'al Chem Tov, accompagné par Rav Chlomo, pour lui faire part de leur décision d'accepter ses conditions. Cependant, ils ne pouvaient se prononcer sur l'attitude future de la jeune mariée. Le Ba'al Chem Tov répondit qu'ils pouvaient retourner chez eux et il demanda à Rav Eliyahou Moché de dire à sa fille malade que le Ba'al Chem Tov était venu à Slutsk et qu'il désirait lui parler de quelque chose de très important.
 
Les interlocuteurs du Ba'al Chem Tov se regardèrent mutuellement dans la plus grande incrédulité. “Depuis six années,” Rav Eliyahou Moché s'exclama, “elle n'est plus capable de prononcer le moindre mot. Elle est simplement assise entre le four et le mur de la cuisine et elle se nourrit à peine. Ma fille est devenue folle ; de quelle façon pourrais-je lui demander ce que vous désirez ?” 

Le Ba'al Chem Tov n'offrit aucune réponse.
 
Sur le chemin de retour, Rav Eliyahou Moché fit remarquer au beau-père de sa fille que si le Ba'al Chem Tov avait vu l'état dans laquelle se trouvait sa fille, il n'aurait certainement pas demandé ce qu'il leur avait demandé. Rab Una Nathan Nata soupira du fond de son cœur afin d'exprimer son accord. Les deux pères malheureux se sentaient unis par le malheur.
 
Rav Chlomo pensait différemment. Depuis l'époque qui avait précédé son mariage, il était devenu un disciple de Rav Mena'hem Aryeh ; celui-ci l'avait introduit à l'enseignement du Ba'al Chem Tov. Maintenant qu'il l'avait rencontré et entendu de ses propres oreilles, il devint attaché à lui de tout son cœur. Pour Rav Chlomo les choses semblaient plus simples : il suffisait d'agir comme le Ba'al Chem Tov l'avait demandé et supplia son beau-père de suivre les directives du Tsadiq. Rav Una Nathan Nata opina ; dans la mesure où jusqu'à maintenant tous avaient accepté une situation beaucoup plus difficile, ils devaient certainement suivre les directives du Ba'al Chem Tov et essayer de parler à la jeune femme.  
 
En ouvrant la porte de sa maison, Rav Eliyahou Moché trouva sa fille assise à sa place habituelle, derrière le four. Il raconta à sa fille tout ce que le Ba'al Chem Tov leur avait dit et qu'il était un très grand Tsadiq. À la surprise de tous, la jeune femme se leva soudainement après avoir entendu les paroles de son père. Elle s'approcha de sa mère et de son père et d'une voix douce, qu'ils n'avaient pas entendue depuis plusieurs années, leur demanda qui était cette personne qui pouvait réaliser des miracles.  
 
Les parents répondirent que cet homme était le Ba'al Chem Tov et que sa réputation de Tsadiq était sans égale. Leur fille répondit qu'avant d'entendre d'autres choses à propos de ce Tsadiq, elle désirait s'immergeait dans un miqwé afin de se purifier.
 
Après être allée au miqwé, la jeune femme commença à manger et à parler d'une façon normale. Même si elle se sentait encore faible, elle passa cette journée comme une personne normale ; le soir, elle alla se coucher. Un nouveau jour passa. Le troisième jour, elle eu beaucoup de fièvre et elle commença à délirer en parlant du Ba'al Chem Tov. Lorsque son père l'entendit pleurer et demander qu'on l'amène chez le Tsadiq, il se souvint de la promesse qu'il avait faite au Ba'al Chem Tov qui lui avait dit qu'il désirait rencontrer sa fille. Immédiatement, il fit part à la jeune fille de la volonté du Ba'al Chem Tov et elle en fit ravie. Le lendemain, accompagnée de ses parents, elle se rendit dans la ville de Slutsk.

Rav Shlomo avait été tenu au courant de la guérison apparente de sa femme. Son beau-père lui avait envoyé un message avec la nouvelle surprenante. Cela permit à Rav Chlomo de commencer à partager avec son père l'enseignement riche de la 'hassidouth enseignée par le Ba'al Chem Tov. Il lui expliqua l'importance que le Ba'al Chem Tov accordait à l'enseignement mystique de la kabbale ; la façon dont la Providence divine fonctionne, non seulement pour les être humains, mais également pour toutes les créatures ; la sainteté intrinsèque et la valeur inestimable de chaque personne juive, même la plus simple ; l'importance de “ahavath Israël ” (“aimer ses compatriotes juifs-es) ; servir D-ieu avec un cœur joyeux...

Rav Una Nathan Nata réfléchit sérieusement à toutes ces questions toute la fin de la journée, ainsi que toute la nuit. Le lendemain, il décida d'aller rencontrer le Ba'al Chem Tov afin de lui faire part de tout ce que son fils lui avait dit et de sa décision de devenir un de ses disciples. Lors de l'entretien qu'il eut avec le Tsadiq, Rav Una Nathan Nata lui annonça également la nouvelle que sa belle-fille avait recouvré la santé.

 
Le Ba'al Chem Tov répondit qu'à l'heure où ils se parlaient, celle-ci ne se sentait pas bien, mais qu'il lui suffisait de faire ce qu'il leur avait dit pour qu'elle recouvre la santé de nouveau.
 
Une raison pour toute chose

Lorsque la jeune femme arriva dans la ville de Slutsk, accompagnée de ses parents. Elle se présenta, avec son mari, devant le Ba'al Chem Tov qui leur dit qu'ils devaient divorcer. Avec des larmes dans les yeux, la malheureuse jeune épouse dit au Ba'al Chem Tov combien elle estimait son mari pour ses qualités extraordinaires. Cependant, si le Tsadiq avait décidé qu'ils devaient divorcer, cela voulait certainement dire qu'elle ne méritait pas d'avoir un tel mari. Conséquemment, elle acceptait de suivre les directives du Ba'al Chem Tov.
 
Rav Chlomo était aussi très ému. Il dit au Ba'al Chem Tov que sa femme correspondait parfaitement à la définition de l'épouse parfaite donnée par nos Sages. Cependant, Rav Chlomo acceptait également la décision du Ba'al Chem Tov et il ne s'opposait donc pas à son divorce.
 
Le Ba'al Chem Tov dit aux jeunes gens qu'ils devaient revenir le voir dans quatre jours ; après ce délai, il pourrait finaliser les aspects administratifs du divorce.
 
Les trois jours suivants, le jeune couple et leurs parents jeûnèrent et prièrent avec beaucoup d'intensité. Le quatrième jour, tous se rendirent chez le Tsadiq, avec le cœur lourd.
 
À leur arrivée, ils trouvèrent un scribe et deux témoins qui les attendaient. Le Ba'al Chem Tov leur demanda s'ils étaient d'accord, sans réserve, pour divorcer. Les deux jeunes gens répondirent que peu importe ce que le Tsadiq leur demanderait. Ils étaient convaincus que cela était pour leur bien. Dans la mesure où les deux jeunes gens s'aimaient, chacun désirait divorcer, pour le bien de l'autre. Le Ba'al Chem Tov se retira dans une pièce adjacente et y resta quelques temps.
 
Lorsque le Tsadiq revint, il leur raconta l'histoire suivante : “Il y a six ans, la menace d'une terrible souffrance était suspendue au-dessus de vos vies. Cette menace avait été formulée par l'Ange céleste responsable des accusations divines. Le verdict du Tribunal céleste était de vous faire vivre tous les souffrances que vous avez vécues depuis ces six dernières années.”
 
“Cependant, vous avez tous les deux démontré une émouna (foi) exemplaire en mes paroles. Vous m'avez prouvé que étiez même prêts à divorcer. Cette émouna vous a libéré du jugement du Tribunal céleste. L'accusation qui pesait sur vos vies a été levée. Vous pouvez maintenant vivre une vie heureuse, comme un homme le doit avec sa femme. Soyez heureux, ayez de nombreux enfants et grands-enfants. Puissiez-vous, tous les deux, mener une vie remplie de joie.”
 
 
Nous remercions la Fondation du Baal Shem Tov pour son aide précieuse. Afin d'en savoir plus sur le Baal Shem Tov, nous vous invitons à visiter le site Internet de la Fondation : http://www.baalshemtov.com/




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