29 Kislev 5782 / vendredi 3 décembre 2021 | Paracha : Miqetz
 
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Un soldat israélien devenu leader spirituel    

Un soldat israélien devenu leader spirituel



Ce sourire n'est pas habituel ; certes, il reflète un visage heureux, mais ce qu'il émet est encore plus puissant…

 



Photos par Nachman Weiss 

Une longue file de jeunes hommes, tous étudiants à la yéchivaChut Shel Chessed” de la rue Shmuel Hanavi à Jérusalem, est visible de l'extérieur du bâtiment. Ces jeunes hommes attendent patiemment d'entrer dans le bureau à l'aura unique de leur Roch Yéchiva, le Rav Shalom Arush chelita. De nombreux étudiants sont assis dans l'antichambre ; un livre entre les mains, ils apprennent en attendant leur tour. Le rabbin Yossef Nechama, l'aide fidèle du Rav Arush, les fait entrer un par un.
 
Nous devons également attendre notre tour ; afin de ne pas perdre ces quelques minutes précieuses, nous lisons le Tiqoun Haklali. Après avoir visité les locaux de la yéchiva, nous avons commencé à prendre conscience de l'ampleur de la révolution spirituelle que le Rav Arush a catalysée depuis un quart de siècle.
 
Dans l'enceinte de la yéchiva, plusieurs centaines de jeunes hommes ba'alé téchouva (personnes devenues religieuses) apprennent jour et nuit la Tora. Contrairement à l'image que l'on peut avoir de certains 'hassidiques breslev ba'alé téchouva, les élèves du Rav Arush sont très assidus dans leur étude de la Tora ; tous suivent un cursus imposant d'étude du Talmud et de halakha (loi juive). Certains excellent même au point d'obtenir leur titre de rabbin.
 
Nous avons rendu visite à la yéchiva dans le but de découvrir le secret du succès du Rav Arush. Nous désirions savoir de quelle façon un ba'al téchouva des années 70 de la ville israélienne de Petach Tikva, a pu devenir un des leaders spirituels les plus importants de notre époque, avec plusieurs milliers de fidèles.
 
Les dix livres (à ce jour) du Rav Arush ont rencontré un formidable succès et ont été traduits de l'hébreu en cinq différentes langues. “Le jardin de la foi” s'est déjà vendu à plus de 600 000 exemplaires [pour lire le livre en ligne, cliquez ici.]. Les leçons du Rav Arush sur CD ont dépassé les 3 millions de ventes. Ses élèves consacrent un temps considérable à propager l'enseignement de leur rabbin à travers le monde.
 
Enfin, c'est notre tour d'entrer dans le bureau du Rav ! Nous sommes saisis par un sentiment de crainte. Même si le Rav est absorbé par son étude du Liqouté Moharan, notre entrée dans son bureau attire son attention. À notre vue, son visage se tourne vers nous en offrant un des plus beaux sourires qu'il est possible de voir. Ce sourire n'est pas habituel ; certes, il reflète un visage heureux, mais ce qu'il émet est encore plus puissant : la chaleur présente dans le cœur de son émetteur…
 
  
  
Ce sourire n'est pas habituel : il reflète la chaleur présente dans le cœur de son émetteur…
 
Une plaque de bronze – offerte avec beaucoup d'amour et d'humour par ses élèves – est accrochée au mur ; son inscription : “Ministre des sourires – Bureau du ministre.” Cette inscription décrit à la perfection le Rav Arush. Avec un sourire, il enseigne ce que signifie réellement une vie de Tora, de 'hassidouth et d'émouna (foi).
 
En Israël, tout le monde a entendu parler de la yéchivaChut Shel Chessed”. Cette institution est le fer de lance du mouvement israélien de téchouva (de repentir). Pourtant, peu nombreuses sont les personnes qui connaissent réellement celui qui dirige cette institution, le Rav Arush. Il nous a fallu plusieurs mois pour convaincre le Rav que cette interview permettrait de sanctifier le nom de D-ieu et qu'il accepte humblement de nous recevoir et de s'exposer à la vue du public. Cela nous a permis d'apprendre des détails que mêmes ses élèves les plus proches ignoraient.
 
Aliya
 
Le jeune Shalom était âgé de douze ans lorsque ses parents décidèrent de quitter leur ville natale du Maroc afin de venir vivre en Israël. “Mes parents étaient des juifs très pieux. Au Maroc, nous habitions la ville de Bnei Mallal ; cette ville a abrité une multitude d'érudits exceptionnels de la Tora et de personnes d'une vertu peu commune.
 
Un des personnages les plus connus fut le rabbin Machlouf Abu-Chatzera. J'ai grandi dans une maison qui était imprégnée du service de D-ieu. Je me souviens très bien de cette vie car j'ai quitté le Maroc peu de temps avant l'âge de ma Bar-Mitswa. J'allais à l'école de l'Alliance juive et le soir j'apprenais l'hébreu. Chaque été, j'allais rendre visite à ma famille à Casablanca. Nous nous rendions souvent sur les tombes des Tsadiqim.
 
Je me souviens encore des festivités annuelles de la Mimouna pendant lesquelles nous nous rendions sur la tombe du Rav Shlomo Amar, de mémoire bénie. Sa tombe est située sur une colline et tous les juifs de la ville s'y rendaient à cette occasion.
 
Ensuite, je me rendais avec mes cousins sur la plage de Casablanca. La notion d'une foi simple et innocente est ancrée très fortement dans le cœur des juifs marocains ; même les juifs non religieux respectaient les érudits de la Tora et se rendaient sur les tombes des Tsadiqim. Nous constatons cela de nos jours : il est relativement facile de ramener un juif du Maroc vers ses racines.”        
 
Après son arrivée en Israël, la famille Arush continua quelques temps à vivre selon les principes de la Tora. Cependant, la dure réalité de l'atmosphère laïque de la majorité allait tout bouleverser. “Lorsque nous sommes arrivés à Petach Tikva, mes parents n'ont pas trouvé d'école religieuse digne de ce nom où ils auraient pu m'inscrire. Sans autre véritable alternative, ils m'ont donc inscrit dans une école religieuse publique. Dans cette école, les garçons et les filles étudiaient dans les mêmes classes.
 
Ceci a été le début de ma chute spirituelle. Que les mots de nos Sages sont vrais, eux qui prônent une éducation non mixte ! Lorsque j'ai du m'inscrire dans un lycée, je choisissais un établissement entièrement laïque. Je me souviens que mon père pleurait souvent en pensant à ses enfants qui quittaient un après l'autre le chemin traditionnel. Ma mère le consolait en lui disant : 'Ils sont nos enfants. Hachem (D-ieu) les protègera ; quant à nous, nous devons prier pour qu'ils fassent téchouva (qu'il se repentent).'
 
Plusieurs années plus tard, lorsque je devenais religieux et que j'avais demandé à mon père s'il pouvait me donner une paire de téfilines, celui-ci me dit qu'il pleurait chaque jour pour qu'un de ses fils devienne un érudit de la Tora et qu'il soit doté de la crainte du Ciel. Les prières de mon père n'étaient pas composées de mots ; plutôt, il utilisait ses larmes pour prier. Cela lui faisait très mal de savoir que nous étions à la plage plutôt que d'être à la table de Chabath.
 
Ma mère ne le laissait pas nous réprimander. Elle lui demandait seulement de prier pour nous. Ainsi, mon père souffrait en silence, tandis que nous suivions notre chemin joyeux. Mon frère ainé, qui était enseignant et déjà marié, avait fait son aliya avant nous ; c'est le seul qui était resté religieux. Mes sept autres frères et sœurs, y compris moi-même, devinrent entièrement non religieux.”
 
“Aujourd'hui, je comprends les larmes de mon père. À l'âge de treize ans, j'étais un Tsadiq. J'avais l'habitude de prier avec beaucoup de ferveur. Cependant, ma pratique religieuse s'effondra dans les lycées laïques où j'étudiais. En 1970, je fus recruté par l'armée israélienne ; je devins assistant médical aéroporté dans l'armée de l'air. Je fus incorporé à la brigade de secours qui était connue à l'époque sous le nom d'“Unité 386” et aujourd'hui d'“Unité 669.”     
 
Photo de gauche : le Rav Shalom Arush pendant son service militaire.
 
Pour le jeune Shalom, la vie militaire représenta la fin totale de sa pratique religieuse. “Je mangeais du pain pendant la Pâques juive, ainsi que tout ce qui me faisait envie, qu'à D-ieu ne plaise. La seule chose que je ne faisais pas était de fumer pendant le Chabath. À l'exception de cela, j'étais devenu totalement non religieux, une personne laïque à 100%.” Parler de cette époque de sa vie est apparemment difficile pour le Rav Arush. Il marque une pause ; boit une petite gorgée d'eau et repend la narration de son histoire.
 
Le Rav Arush a tellement de choses à raconter ! En sa qualité d'assistant médical aéroporté, il prit part à de nombreuses missions en hélicoptère dont les objectifs se situaient souvent au beau milieu des territoires ennemis. Le Rav Shalom Arush participa à plusieurs douzaines de missions dangereuses, dont celles de la guerre de Yom Kippour, en 1973. À plusieurs occasions, il fut l'assistant médical de l'équipe de l'ancien ministre de la défense, Moshé Dayan.
 
En utilisant les corps de personnes décédées, il apprit à faire des opérations de chirurgie d'urgence à l'institut médico-légal d'Abu Kabir, proche de la ville de Yaffo. “Nous apprenions en nous servant de cadavres. Cette idée ne me faisait plus peur ; j'avais pris l'habitude de manipuler de nombreux cadavres dans tellement de situations horribles de guerre.”
 
Consciencieux, le jeune Shalom retourne à ses études universitaires à la fin de son service militaire. Cette fois-ci, une idée de carrière avait germé dans son esprit. “Je rêvais d'apprendre la médicine, mais mes notes en sciences sociales étaient très mauvaises. Mes notes en mathématiques et en sciences n'étaient pas assez élevées pour que je puisse être accepté dans une école de médecine en Israël, mais j'aurais pu l'être au Canada.
 
Grâce à D-ieu, une blessure subie à l'armée me fermait les portes d'une école de médecine dans le grand nord. Cette blessure fut une intervention divine dans ma vie. Avec aucune autre alternative en tête, je commençais à apprendre l'économie et la comptabilité à l'université de Tel Aviv.”
 
Conversationsavec Hachem
 
Le Rav Arush termina sa première année d'étude avec succès. Cependant, une suite d'évènement fit prendre à sa vie un nouveau tournant. “Avant tout, cinq de mes meilleurs amis furent tués dans un accident tragique d'hélicoptère sur le mont Hermon, en 1973. Je reçus un télégramme qui m'informait de leurs funérailles. Mes études universitaires étaient remplies de succès et je ne prêtais pas très attention au sens profond de ces funérailles. J'avais une voiture, des longs cheveux bouclés, je portais le jean… j'avais ma propre vie.
 
Néanmoins, je décidai d'aller aux enterrements, plus pour rencontrer mes anciens amis de l'armée que pour autre chose.”
 
  
Le Rav Arush, étudiant à l'université de Tel Aviv
 
“Par respect pour les personnes décédées, une pause de quelques minutes avait été prévue entre chaque funérailles. Cela nous permettait d'assister à toutes les cérémonies. Cependant, pendant une de ces pauses mes amis et moi allèrent dans un restaurant de Yaffo. Nous n'avons pas discuté de nos amis morts ; nos seuls sujets de conversation étaient nous-mêmes. Nous avions simplement envie d'apprécier les minutes que nous passions ensemble. À cette époque, j'étais passionné d'art.
 
Nous en profitâmes pour aller voir une exposition de tableaux surréalistes dans une galerie de Tel Aviv. C'est seulement plus tard, lorsqu'elles furent terminées, que je commençai à réfléchir à propos des cinq funérailles. Je fus submergé par un fort sentiment de remords. Ceux-ci étaient mes frères d'armes ; nous avions servi ensemble dans l'armée. Mes pensées commencèrent à ne plus quitter les sujets de mort et de sens à donner à la vie. J'avais côtoyé la mort, des cadavres qui m'avaient servi de cobayes à ceux qui étaient tombés au combat. Mes mains avaient vu passé une quantité importante de morts.
 
Cependant cette fois-ci, les choses étaient différentes. Cinq de mes plus proches amis venaient de mourir. À quoi sert de courir dans la vie puisque nous allons tous mourir ? À quoi tout cela sert-il ? Pour quelle raison devrais-je vouloir devenir millionnaire ? De toute façon, je finirai comme tous les autres : entre quatre planches…”
 
“Je suis certain que les larmes de mon père ont servi à quelque chose. Je commençais à chercher des réponses à mes questions. Je demandai à Hachem de me fournir les réponses que j'attendais tant. C'est de cette façon que j'ai commencé à parler à D-ieu. Je disais quelque chose du genre : 'Créateur du monde, je désire croire en Toi, mais je ne peux pas Te voir. S'il te plait, montre-moi que Tu es réellement le Maître du monde.' Je demandai à Hachem de faire des miracles pour moi et c'est exactement ce qu'Il fit !
 
Mon frère David s'était brouillé avec ma mère. Je demandai à D-ieu d'instiller dans le cerveau de mon frère le désir de rendre visite à ma mère. C'est ce qu'il fit quelques jours plus tard ! Je demandai à D-ieu de m'aider à obtenir de bonnes notes pour mes examens de fin d'année en économie. Je savais que si j'obtenais 60% ou moins, je serais rejeté de la classe. En fait, j'obtins une note de 97 ! Je commençai à ressentir qu'Hachem m'écoutait.”
 
“Je n'appelais pas encore mes paroles des prières. Cela ne m'empêcha pas de demander de plus en plus de choses à D-ieu. Après avoir mangé, je remerciais Hachem pour ma nourriture ; je Lui demandais de me réveiller à une certaine heure le lendemain matin. Le plus extraordinaire, c'est que je me réveillais exactement à la minute où je Lui avais demandé de me réveiller ! Je remerciais D-ieu pour m'avoir donné un jour de plus à vivre. Un peu comme le patriarche Avraham, j'avais commencé à suivre les préceptes de la Tora avant même que je sus ce qui y était écrit dedans !
 
Tout cela m'est venu naturellement, d'un désir intense au fond de moi. Même si je n'étais pas encore formellement religieux, je parlais déjà à Hachem dès que l'occasion se présentait. En fin de compte, je demandais à D-ieu de m'indiquer un livre dans lequel je trouverai toutes les réponses à mes questions à propos des énigmes liées à la vie et qui me guiderait vers une personne qui me fournirait les explications adéquates.
 
Photo de gauche : le Rav Arush au début de sa téchouva (de son repentir).
 
“Je rencontrai un canadien qui possédait un livre du nom de 'Liqouté Moharan' dont l'auteur était Rabbi Na'hman de Breslev. Il organisait chez lui des rencontres de méditation ; il m'invita à l'une d'entre elles. Je me rendis chez lui surtout pour voir ce livre qui avait attiré mon attention. Je l'ouvrai directement à la page où Rabbi Na'hman parle des vertus de la prière personnelle.
 
Dans ce texte, il est fait mention de l'importance de parler à D-ieu, comme on parle à son meilleur ami. Ce livre devint mon premier rabbin personnel ; les mots que j'y trouvai à l'intérieur touchèrent directement mon cœur.  Cependant, même si je parlais régulièrement à Hachem, je ne comprenais pas encore ce qu'être juif voulait vraiment dire.”
 
Dans le verger
 
“Beaucoup de choses se passèrent avant que j'atteigne Breslev. J'entendis parler du rabbin Mann du quartier de Givat Shaul de Jérusalem ; on me dit qu'il m'accepterait comme j'étais. C'est ce qu'il fit ! À l'époque je portais le jeans et certains jours j'avais la kippa, d'autre pas. Le rabbin Mann me reçut à bras ouvert et il répondit à mes questions. Chez le rabbin Ginsburg, je rencontrai un merveilleux ba'al téchouva du nom de Moshe Shvili. Moshe se rendit compte de ce que je cherchais et il m'accompagna au beau milieu de la nuit chez le Rav Eliezer Berland.”
 
“À cette époque, le Rav Berland vivait dans la rue Rashbam à Bné Braq. Il m'offrit un immense verre d'eau et ensuite, il m'expliqua qu'il faisait cela afin que ses invités ne partent pas de chez lui en ayant soif. Avant même que je puisse lui parler, il me fit faire un tour de voiture sur la route qui mène à Haïfa. À un certain moment, il s'arrêta le long d'un verger de citronniers. Pour la première fois de ma vie je pus voir ce que faire hitbodédouth veut réellement dire. Après cette nuit dans ce verger passée en compagnie du Rav Berland, je commençai à suivre les mitswoth : mettre les téfilines, respecter Chabath…
 
Je n'habitais pas très loin de la maison du Rav Berland, ce qui me donnait l'occasion d'aller lui rendre visite le Chabath. Lors d'une de ces visites, il me dit qu'il était temps que je commence à étudier dans une yéchiva. Sans hésiter, je commençai de suite : je m'inscrivis à la yéchiva Dvar Yérouchalyim”, même si j'avais encore les cheveux longs et que ma pratique religieuse laissait quelque peu à désirer. Lorsque j'y pense, je trouve extraordinaire le fait que je parlais aux gens de l'importance et des vertus d'engager une conversation régulière avec D-ieu, tandis que je n'étais pas encore moi-même entièrement religieux !”
 
  
   
Le Rav Shalom Arush en compagnie du Rav Eliezer Berland, chelita.
 
“Un certain jour, tandis que je déambulais sur les trottoirs de Jérusalem, je fus envahi par un sentiment de honte à cause de mon non respect de toutes les mitswoth sous prétexte que je ne les comprenais pas entièrement. Je pris alors une décision qui allait changer ma vie : celle de suivre, à la lettre, le Choul'han 'Aroukh (le code des lois juives). Chaque fois que je ne comprenais pas une loi, j'interrogeai le rabbin Yaakov Mutzafi avec qui je priais chaque après-midi. Je coupai mes longs cheveux et je laissais pousser mes payoth.
 
En peu de temps, j'étais devenu entièrement respectueux des lois juives. Peu de temps après, on m'offrit un chidoukh (une proposition de mariage) avec une jeune fille qui, en fin de compte, allait devenir ma femme. Nous nous mariâmes peu de temps après et nous allèrent vivre à Bné Braq, ville où le Rav Berland venait d'ouvrir sa yéchiva. Lorsque le Rav déménagea sa yéchiva à Jérusalem, nous déménagèrent avec lui. À cette époque, j'avais déjà commencé à m'impliquer dans le qirouv (l'aide aux personnes) et j'enseignais également dans la yéchiva.”
 
“Le moment venu, le Rav Berland me conseilla de louer un vieil immeuble afin d'y ouvrir ma propre yéchiva. Sur le moment, j'eus de la difficulté à comprendre à quoi le Rav faisait allusion. J'étais un jeune homme récemment marié et il voulait que j'ouvre ma yéchiva ? J'avais un ami, un ancien officier de l'armée, qui était devenu ba'al téchouva. Il se moqua de moi en me disant : 'Eh bien ? Tu n'écoutes donc pas ton propre rabbin ? S'il te dit d'ouvrir ta yéchiva, tu dois le faire sans hésiter !'”
 
“Ma première yéchiva se trouvait dans la synagogue Tzofioff. Je donnais une leçon par semaine et les portes étaient ouvertes au public. J'avais alors 15 élèves. Une année plus tard, une personne généreuse nous offrit d'utiliser son bâtiment inutilisé. J'investissais immédiatement les lieux. Quelques temps après, nous avions 80 élèves. Il fallait trouver un bâtiment plus grand. C'est à cette époque que nous déménageâmes à la rue Shmuel Hanavi, où nous sommes encore aujourd'hui.”
 
 
Plusieurs centaines d'étudiants mariés étudient dans les institutions “Chut Shel Chessed”
 
Un sourire du fond du cœur
 
Rav Arush, durant votre vie, vous avez suivi un chemin peu ordinaire. Quel est votre but ultime à la tête des intitutions “Chut Shel Chessed ” ?
 
“Je me bats pour vivre dans un monde où l'ensemble de l'humanité reconnaîtra le Nom d'Hachem, où toutes les personnes sauront qu'Il est le Créateur du monde. J'ai même des élèves non juifs qui ont abouti à moi grâce à l'Internet. La moitié de nos lecteurs sur la toile ne sont pas juifs et ils vivent aux quatre coins du monde.”
 
Rabbi Na'hman a dit dans un de ses livres que “lorsque le Messie viendra, le monde entier sera 'hassidique breslev.” Pensez-vous que cela soit en train de se matérialiser ?
 
“Ceci est une des prophéties qui a réellement renforcé mon émouna (foi). Lorsque Rabbi Na'hman était vivant, il y avait seulement une poignée de 'hassidiques breslev. Pourtant, cela n'a pas empêché Rabbi Na'hman de dire que le jour viendrait où le monde entier le désirerait. Nous voyons cela arriver sous nos yeux.”
 
De quelle façon expliquez-vous la diversité surprenante des personnes, et de leurs cultures, qui trouvent un sens à la vie grâce à l'enseignement de Rabbi Na'hman ?
 
“La véritable version de toutes les fausses et fades méthodes de méditation, ainsi que de la pop spiritualité, est la superbe prière personnelle breslev en solitude connue sous le nom d'hitbodédouth. Cette façon de communiquer avec D-ieu est tellement spéciale, qu'il s'agit d'un véritable mode de vie pour chaque personne dans le monde, juive ou non juive. Cette forme de prière permet à chaque personne de découvrir son for intérieur et sa mission spéciale dans le monde. Hitbodédouth est le chemin par lequel nous pouvons atteindre la réalisation de soi-même.
 
J'ai décrit tout cela avec moult détails dans mon livre “Le jardin de la foi.” Simplement hier, un des mes étudiants a rencontré un homme qui lisait “Le jardin de la foi” en anglais. Cet homme a dit à mon élève que mon livre l'avait sauvé du suicide. Je peux vous raconter des centaines d'histoires de ce genre ! Ce qui arrive aux personnes qui lisent mes livres est vraiment émouvant et unique.”
 
De quelle façon atteignez-vous le monde non religieux ?
 
“Avec amour, seulement avec l'amour. Nous ne prêchons pas ; nous ne prononçons aucune réprimande. Nous ne faisons que transmettre la joie et la chaleur naturelles qui se trouvent dans le judaïsme. À ma yéchiva, le sourire est de rigueur ! De fait, le sourire est le secret pour parler aux gens.
 
De nombreuses personnes se définissent comme étant breslev. Pourtant, ces personnes semblent adopter un style de vie problématique. Comment répondez-vous à ce constat et de quelle façon gardez-vous vos élèves ba'alé téchouva sur les bases solides de la Tora et de l'importance primordiale de la prière, deux fondements du mouvement breslev ?
 
Nous mettons l'accent non seulement sur la Tora, mais sur l'étude intense et concentrée de la Tora. La véritable vie breslev est celle où la personne est immergée entièrement dans la Tora et dans le respect, dans le moindre iota, du Choul'han 'Aroukh (le code des lois juives). Le défi le plus important auquel font face les ba'alé téchouva (les personnes nouvellement religieuses) est celui de repousser le sentiment de dépression et de tristesse.
 
Par conséquent, l'enseignement que nous assurons au sein de la yéchiva accorde une importance particulière au sentiment de joie et de bonheur. Une personne joyeuse possède un esprit qui fonctionne mieux que celle qui est triste. Ceci est l'émouna (la foi) : elle permet d'atteindre la joie, la Tora et de devenir une meilleure et plus forte personne.”
 
* * *
 
Nous quittons le bureau du Rav Arush. La file d'attente des jeunes hommes semble avoir doublé depuis notre arrivée. Un jeune homme, avec une quantité étonnant de cheveux ébouriffés, est fier d'afficher sa nouvelle kippa ; il est le prochain à entrer dans le bureau du Rav. Dans ses mains : le Liqouté Moharan. Qui sait quelle révolution spirituelle est en train de prendre place en lui ? Bientôt, il échangera probablement son buisson de cheveux pour une coupe plus habituelle et c'est coiffé d'une kippa qu'il exposera avec joie ses nouvelles et longues payoth.  
 
 
(Reproduit avec l'aimable autorisation du magazine “Sha’a Tova”)




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