20 Tamouz 5779 / mardi 23 juillet 2019 | Paracha : Matoth
 
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Du fond du coeur    

Du fond du coeur



Pourquoi les bonnes choses arrivent-elles toujours après des traversées du désert ou de grosses tempêtes qui nous rendent tristes et amers ? Le rav nous explique...

 



Les bonnes choses arrivent justement après qu’une tempête ait secoué nos vies, après la douleur et l’amertume. Parce que c’est comme ça, c’est un genre de règle spirituelle, que ce soit écrit ou pas ; et vous ne trouverez pas un homme qui vient de recevoir un cadeau spirituel, petit ou grand, sans une ou deux vagues derrière lui.


La lumière vient après l’obscurité. Et plus l’obscurité est dense, plus la lumière est grande.


Le peuple d’Israël est sorti d’Egypte, une terrible obscurité, accompagné d’une grande lumière – celle de la grande sanctification de D.ieu qui avait eu lieu, au point que tous les peuples du monde virent et surent qui contrôlait et dirigeait le monde, et qui était le peuple élu. Et les bénédictions de cette grande lumière arrivèrent – le Saint, béni soit-Il, tint toutes Ses promesses sans exception : Pharaon courut lui-même dans les rues de la ville pour supplier le peuple d’Israël de s’en aller, de quitter l’Egypte. Et le peuple sortit d’Egypte la tête haute et chargé de possessions, protégé de tout élément perturbateur. Certes, le Erev Rav aussi est sorti avec eux, (des gens qui ne faisaient pas partie du peuple d’Israël, mais sont sortis avec lui). Le peuple d’Israël s’est renforcé dans une foi complète en Hachem et s’est engagé dans un périple vers le don de la Torah et vers son destin : celui de Grands Prêtres et d’un peuple Saint qui éclairerait le monde de la lumière du Créateur.


Ce n’est pas seulement quelque chose de matériel, c’est aussi et surtout spirituel, comme le dit Rabbi Nah’man de Breslev dans le Likoutey Moaran : « Et quand ils sont sortis d’Egypte, quand la raison est sortie de l’exil, la parole est sortie et s’est ouverte… Quand la parole s’est ouverte, la raison s’est dévoilée ». Cette raison, c’est la connaissance et la reconnaissance d’Hachem, croire en Lui d’une foi parfaite et s’annuler devant Sa volonté, dans tout ce qu’Il fait de nous, en général comme en particulier,  comme le dit l’auteur du Sfat Emet : « Et vous saurez que Je suis Hachem votre D.ieu, qui vous fait sortir de la souffrance d’Egypte, c’est la promesse qu’Hachem, béni soit-Il, les sortirait d’Egypte, et c’est le but de tout l’exil : pour que l’homme sache que sans Lui, il serait toujours en exil. Si l’homme savait vraiment que tout vient d’Hachem, béni soit-Il, Il ne serait pas invisible du tout, et tout le côté caché a pour but de donner l’impression que les choses ne viennent pas de Lui.»


Le but de l’obscurité, des obstacles et de l’exil que l’homme traverse, est de l’amener à s’annuler devant la volonté du Créateur, à accepter en son cœur ce que le Saint, béni soit-Il, fait et à tout prendre avec amour et avec une foi complète, en étant confiant qu’il se trouve entre les mains du Créateur, et en croyant complètement que tout est pour le bien ! Et du moment où l’homme atteint cette conscience, Rabbi Nah’man nous dit : « S’ils savaient que tout est sous la providence divine, ils n’auraient aucune épreuve ! »


C’est pourquoi le Sfat Emet dit qu’étudier et approfondir sur le sujet de l’esclavage et de la sortie d’Egypte équivaut, pour l’homme, à faire expérience de tout l’exil, et lorsque l’homme analyse les miracles et atteint la foi que tout vient d’Hachem et que tout est pour le bien, en fait, il atteint le but même de tout l’exil : connaitre et reconnaitre D.ieu ! Et c’est le sens du verset : « Et pour que tu racontes à ton fils, et au fils de ton fils, de quelle façon j’ai traité l’Egypte et les miracles que j’ai faits, et vous saurez que je suis Hachem ». En racontant ce qui s’est passé, vous en arriverez à une foi complète qui vous unira dans l’exil. Mais tout cela, à une condition : que l’étude ne soit pas « l’étude de l’histoire », juste pour savoir ce qui s’est passé, mais une étude qui touche tout un chacun, à chaque génération, en tirant les bonnes conclusions qui s’appliquent à « l’Egypte » de chacun dans la vie.


A la lumière de la connaissance et de la compréhension de la personne qui accepte ce qu’elle traverse dans la vie, les défis et les difficultés qui se dressent devant elle et l’exil dans lequel elle se trouve, annulant ainsi tout ce qui est dévoilé comme dissimulé, le Or aHaim commente ce que nous dit la Torah  (Parachat Vayigach) : « Et ils vinrent en Egypte, Jacob et toute sa famille avec lui. Ses fils et les fils de ses fils avec lui, ses filles et les filles de ses fils et toute sa famille, il les prit avec lui en Egypte. » Pourquoi la Torah revient-elle et se répète-t-elle sur le fait que Jacob et sa famille descendirent en Egypte ? Cela est, en effet, déjà mentionné dans le premier verset ; et pas seulement cela, pourquoi la Torah fait-elle une distinction entre « ses fils et les fils de ses fils avec lui » et « ses filles et les filles de ses fils et toute sa famille » ? Pourquoi pas tout le monde ensemble ?


Le Or aHaim explique : il y a une grande différence entre la descente de Jacob et de ses fils en Egypte et celle de ses filles et du reste de la famille. Ils savaient tous qu’ils allaient concrétiser le décret du Brit bein abetarim, lors duquel Hachem a dit à Abraham Avinou : « Tes descendants seront des étrangers… On les asservira et on les torturera ». Jacob, ses fils et les fils de ses fils ont reçu le décret d’Hachem de tout leur cœur et sont descendus en Egypte avec amour, c’est pourquoi il est écrit « avec lui » - ensemble, vraiment comme un seul cœur. Mais « ses filles et les filles de ses fils et tous ses descendants » ne voulaient pas descendre en exil de leur propre gré et n’ont donc pas accepté le décret, ils ont été amenés là-bas contre leur gré. Et quel fut le résultat ? On doit toujours garder ce qui suit à l’esprit : tant qu’une personne de ceux qui sont descendus en Egypte était en vie, l’esclavage ne commençait pas ; comme il est écrit « Et Yosef mourut… et toute la génération (c’est-à-dire ceux qui étaient descendus en Egypte) », alors l’esclavage commença. Peut-être le fait d’avoir accepté le décret du Roi de tout cœur les protégea-t-il de l’esclavage, preuve en est que Yoheved et Serah’, fille d’Acher, faisaient partie de ceux qui sont descendus en Egypte et ont vécu l’esclavage. La raison est que « Jacob les a amenés contre leur gré » : hors, celui qui accepte le décret du Roi de tout cœur, l’esclavage et l’exil ne l’atteignent pas ! Non seulement il ne ressent aucune peine, mais il devient aussi un « protecteur » pour toute la génération, et grâce à sa présence, l’esclavage ne commençait pas.


S’il en est ainsi, les problèmes et l’exil ne viennent qu’à cause d’un manque de raison et parce que l’on n’accepte pas le décret d’Hachem, c’est pourquoi il faut toujours dire et redire les paroles de Rabbi Nah’man : « L’essentiel de l’exil n’est causé que par un manque de foi ! »


C’est une bonne raison pour être joyeux et satisfaits de tout ce qu’Hachem nous fait traverser : tout accepter avec amour et avec volonté, et comme le dit le Or aHaim, le remède de tous les maux, c’est de les accepter avec amour ! Mais quand la personne se rebelle contre les épreuves, donne des coups de pieds dedans et les refuse, elle ne fait que s’éloigner du but même des épreuves et les renforce même. Au contraire, quand on sait que tout est pour le bien, que tout vient d’Hachem et qu’on accepte tout avec amour, « On n’a aucune épreuve et on ne ressent aucune peine », et on protège même le reste du monde, comme il est dit « Celui qui se réjouit des épreuves qu’il traverse amène la délivrance dans le monde ! »


Et qu’est-ce que ça veut dire, accepter avec amour ? Dire merci au Créateur ! Remercier pour tout ce que nous traversons dans nos vies – toutes les épreuves, les montées et les descentes, les défis, les difficultés, la peine et la tristesse que nous ressentons.


Et c’est vrai que je parle énormément de ce sujet, à chaque occasion, mais je ressens encore malgré tout que le point essentiel n’est pas encore assez clair. Dire merci, ce n’est pas juste une ségoula, un murmure ou une solution magique, pas du tout. Ce n’est pas non plus une manière de « convaincre » le Créateur de satisfaire notre volonté, D.ieu préserve. Le sens profond du remerciement et de la louange est que l’homme ne donne pas de coups de pieds dans les épreuves qui se dressent devant lui, mais qu’il comprend que tout est pour son bien authentique, selon la volonté du Créateur. Il faut dire merci quand on est dans la joie, pas dans la plainte et l’amertume. Et si les plaintes s’expriment dans le cœur, c’est aussi donner un coup de pied dans l’épreuve. Le cœur et la bouche doivent être égaux – ne faire qu’un, parce que c’est la providence du Créateur qui s’exprime sur nous, et on ne la frappe pas à coups de pieds, D.ieu préserve.


D.ieu fasse que nous méritions tous de jouir d’une bonne et heureuse vie, et qu’on ne doive pas traverser des épreuves difficiles, mais si elles nous atteignent, nous devons les analyser, en tirer leçon, et nous renforcer dans la foi. Tel que nous l’avons appris de nos pères et des sages tout au long du chemin, Yosef Hatsadik et le Roi David. C’est le but de la délivrance d’Egypte – que chaque membre du peuple d’Israël atteigne cette conscience parce que c’est la seule voie vers la délivrance complète : dire merci pour chaque chose, de tout son cœur, et tous les problèmes s’annuleront, très vite et de nos jours, Amen.


Traduit de l’hébreu par Carine Illouz





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