17 Iyar 5779 / mercredi 22 mai 2019 | Paracha : Bé'houqotaï
 
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Les invités    

Les invités



Chez nous, un Chabat sans invités est un peu comme une fête d’anniversaire sans gâteau et sans ballons, comme une piscine sans eau. Incomplet.

 



A la fin du Chabat, j’accompagne les invités à la porte, comme notre ancêtre Abraham Avinou. Alors que je leur fais signe de la main, avant qu’ils ne disparaissent au loin, je pense déjà qui inviter la semaine prochaine.
 

Chez nous, un Chabat sans invités, c’est un peu comme une fête d’anniversaire sans gâteau et sans ballons, comme une piscine sans eau. Incomplet. Il manque cet ingrédient essentiel qui booste notre humeur, celui qui donne du gout, relève le parfum et ajoute une bonne dose d’enthousiasme.


Toute la journée, les enfants attendent leur arrivée et demandent à chaque instant : « Alors ! Quand est-ce qu’ils viennent ? » Lorsque les invités arrivent enfin, juste avant Chabat en général, ils sortent tout de suite tous leurs jeux des armoires, sautent sur les canapés pour impressionner et se forcent à tenir debout jusqu'à tard, quand ils s’écroulent finalement sur un des fauteuils du salon.


Dailleurs, moi aussi, je suis toute excitée. Parfois je me sens vraiment comme avant de monter sur scène. J’ai des papillons dans le ventre, l’adrénaline monte et je suis un peu dans les nuages. Peut-être que le Chabat est vraiment un genre de spectacle qui nécessite un public de qualité, qui sait encourager, pour pouvoir émouvoir, remonter le moral et pénétrer les cœurs.


Mon mari s’enthousiasme à sa façon, conservant l’honneur masculin. Il étreint les invités, les remercie d’être venus et les couvre de bonnes paroles. Il offre toujours immédiatement un petit verre d’arak ou de bon vin, et prépare les paroles de Torah avec sensibilité, en s’adaptant au public.


De façon générale, nous sommes un couple qui s’épanouit en société. Comme si les gens autour de nous, nous aidaient à révéler le meilleur de nous-même. Pour nous, c’est un grand plaisir que de partager le Chabat avec quelqu’un d’autre. Peu importe qu’il s’agisse d’un célibataire, d’un jeune couple ou d’une famille, nous achetons tout !


Il me semble que même la maison a besoin de recevoir. Comme si elle ne se réalisait pas complètement sans les invités.


Dès le mercredi, je commence à planifier les préparatifs. Quoi leur cuisiner, comment les chouchouter, quel bon dessert leur servir. Lorsqu’il nous arrive de recevoir fréquemment la même personne qui commence à se sentir un peu gênée, je m’empresse de lui expliquer que j’ai besoin d’elle et qu’en fait, c’est elle me fait une grande faveur en étant mon invitée.


Lors des rares Chabat que nous passons en solo, juste notre famille, les enfants sont en général très déçus. Il y a comme un silence tendu qui s’installe et nous allons nous coucher très tôt. Parfois, c’est agréable ce « seuls – entre nous », mais nous préférons le bruit et le désordre d’un Chabat complet rempli d’enfants, de repas, d’ustensiles et de jouets éparpillés partout.


Au début, quand nous nous sommes mis à faire Chabat, la simple idée de recevoir du monde me mettait en stress. Aujourd’hui, je suis habituée et ça ne me demande pas d’effort particulier. Grâce à l’entrainement du Chabat, je reçois aussi sans peine pour les fêtes et suis ravie d’organiser des fêtes d’anniversaire pour les membres de la famille.


Quelle chance nous avons, d’avoir mérité une aussi grande mitsva, cet héritage d’Abraham : la mitsva de l’hospitalité qui, selon nos sages, est même plus grande que de recevoir la présence divine.


Mais même si j’adore recevoir et que j’en ai même le besoin, je remarque parfois que je suis pointilleuse avec mes invités… Je ne sais pas si c’est quelque chose de typiquement féminin, ou si c’est dû à la fatigue, à un sentiment de victimisation, ou peut-être à la façon que j’avais de voir la vie, avant ; toujours est-il qu’à la fin du repas de Chabat, je m’attends à ce que quelqu’un se lève et propose ses services pour m’aider à vaincre la pile de vaisselle qui attend dans l’évier. Parfois, quand je vois que personne n’est dans cette optique, je sens que la colère et la déception commencent à m’envahir.


Ce sentiment paradoxal est ridicule, avec du recul, parce que je veux tellement chouchouter mes invités pour qu’ils n’aient pas à faire d’efforts, mais en fait, je m’attends à ce qu’ils veuillent et montrent leur volonté d’aider ; et je m’énerve quand mes attentes ne se concrétisent pas. 


« Mais assieds-toi ! » dis-je à mon amie, alors qu’en fait, j’ai envie de lui dire : « Si ça ne t’embête pas, de passer un coup de balai après la vaisselle… Moi, je vais me coucher. Alors bonne nuit, et merci… »


Et le matin je lui dis : « Vas à la synagogue, je garde les petits et je m’occupe d’organiser le repas, » alors qu’en fait, je pense le contraire, je voudrais aller prier et qu’elle reste s’occuper des différentes tâches…


Mais au final, même si je suis celle qui est restée ou qui a fait toute la vaisselle, le fait d’avoir donné du mien pour mon amie –et en cela, aussi pour moi-même- m’apporte énormément de joie et de satisfaction. Et c’est là la récompense du travail sur les traits de caractère.


Je suis certaine qu’Abraham Avinou et Sarah Iménou ne laissaient pas leurs invités débarrasser, pas même une assiette ; et j’espère atteindre un niveau où je pourrai surmonter les épreuves que le Saint, béni soit-Il, m’envoie sous la forme de personnes : que je ne leur en veuille pas du tout et que je me réjouisse d’accomplir des mitsvotes – de bonté, de soutien mutuel, et le plus important, d’hospitalité.


Traduit de l’hébreu par Carine Illouz

 





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