11 Kislev 5779 / lundi 19 novembre 2018 | Paracha : Vayichla'h
 
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Hachem et les galeries d'Art    

Hachem et les galeries d'Art



Rabbi Na'hman déambulait souvent dans les champs afin d'y parler à son Créateur. Il s'est éloigné des autres pour sentir la véritable vie.

 



Quand j'étais enfant – dans les années soixante-dix – mes parents avaient l'habitude de m'amener régulièrement à la Galerie d'Art “Hirchorn” à Washington. Cette galerie est la plus connue dans toute la ville et ses expositions sont courues par toute la “jet-society” washingtonienne. Il n'y avait pas de religion dans notre maison, mais dans ce lieu, je ressentais une certaine forme de spiritualité.
 
Aujourd'hui encore, les galeries d'art moderne – avec leurs espaces gigantesques remplis des plus belles œuvres – me font  tourner la tête. C'est dans les galeries d'art que je retrouve les messages sur la nature de l'humanité, sur l'histoire d'êtres humains qui essayent de comprendre la raison pour laquelle nous existons dans ce monde – la fameuse question existentielle – et la façon d'agir pour être – et se sentir – concerné par ces questions.  
 
Quand nous sommes dans un tel endroit, il devient possible de retrouver le calme nécessaire à une élaboration adéquate de nos propres réflexions. Si les artistes veulent qu'on s'arrête un moment devant leur œuvre afin d'admirer la beauté d'un cercle, l'émotion d'une teinte en particulier, j'avoue m'arrêter souvent pour retrouver mes esprits.
 
Dans ces instants, mes pensées peuvent passer d'un trajet en voiture à un chéque rejeté par ma banque et d'autres pensées qui ne sont pas toujours chargées d'un fort sentiment de spiritualité. Ainsi capturée, je prends généralement tout mon temps avant de passer à l'œuvre suivante. Cela représente ma chance de passer d'une relation physique avec les objets de tous les jours représentés sur les toiles – une pelouse, une boite de conserve, etc. – à une relation d'un type plus élevé, spirituelle.
 
Lorsque j'y pense d'une façon sérieuse, je prends conscience que ce sont mes sorties dans les galeries d'art qui m'ont sensibilisée à hitbodédouth. Plus profondément encore – en tant que Bat Noah – je m'aperçois maintenant que ces incursions dans le monde de l'Art, m'ont aidé à entreprendre ce que les personnes qui croient en la Tora doivent faire d'une façon continuelle : rechercher Hachem dans toute chose et plus particulièrement là où nous pourrions croire qu'Il n'est pas.
 
En tant que Bat Noah, je dois me rappeler qu'Hachem n'existe pas seulement dans les endroits que je ne fréquente pas : une synagogue, au sein des murs d'une école juive… Hachem était avec moi durant ma jeunesse : dans les galeries d'art que je fréquentais déjà, sur les gradins d'un match de football, aux réunions de parents d'élèves, sur la Côte d'Azur, dans les endroits où je passais mes vacances, etc.
 
Dans tous ces endroits, D-ieu m'a parlé afin de m'aider à me rapprocher de la vérité ; Il a fait cela en me donnant le temps nécessaire pour que je m'en rende compte et avant que Sa toile flamboie de Ses couleurs chaleureuses en moi.
 
Durant l'une de mes sorties dans une galerie d'art, j'ai vu pour la première fois un tableau du peintre – maintenant disparu – Mark Rothko. Un grand nombre de ces gigantesques peintures rendent confus le spectateur et peuvent même nous laisser penser qu'on se joue de nous. Par exemple : certaines de ses peintures représentent des cubes noirs au-dessus de cube recouverts d'autres cubes noirs.
 
Cependant, ces apparences simples de peintures ont inspiré des musiques et des poèmes et nombreux sont ceux – comme moi –  qui les ont utilisées afin de se rapprocher d'un sentiment que nous avions oublié : un sentiment de spiritualité. Les travaux de Rothko sont l'hommage parfait des meilleures couleurs qu'Hachem puisse créer dans le plus beau jardin sur terre. Même s'il ne faut surtout pas penser à quelque chose d'aussi  trivial que l'argent dans un tel moment, il est bon de savoir que sa peinture nommée "Le centre blanc" (reproduite ci-dessous) a été récemment vendue à presque 73 millions de dollars à Sotheby ! 
 

 
"Le centre blanc" est plus grand qu'un homme et plus large que ce que vous pouvez atteindre. C'est à la fois joyeux et doux, sérieux et profond. Si je pouvais me marier avec ce tableau, je le ferais. En haut de la toile, se trouve un rectangle doré et brillant dont le bas est souligné d'une ligne noire. Sous cet équateur, il y a un rectangle blanc écume qui ressemble à du lait qui bout et qui menace de se fondre avec un champ de roses imaginaires que contient le bas de la toile.
 
Une couleur de pêche contourne toutes les formes et brouille leurs bords et ceux de la toile. Les couleurs vibrent et se connectent l'une à l'autre si parfaitement que j'ai les larmes aux yeux devant une telle beauté.
 
De la même manière que la vie est énigmatique et effrayante, les peintures de Rothko sont rayonnantes et sombres à la fois. Rothko ne nous ment pas. Plutôt, il nous joue un tour, d'une certaine manière. Il nous attrape en nous forçant à nous arrêter un instant devant ses toiles. Immédiatement, nous nous retrouvons suspendus dans cet espace particulier avec l'extravagante gloire de champs de couleur si large que lorsque nous détournons notre regard, nous les voyons encore. Il ne nous éblouit pas avec un don de peindre avec un style “photographe” ou impressionniste.
 
Ce ne sont pas les couleurs que Rothko a créées. Il les a tiré tout droit d'un monde qu'aucun d'entre nous n'a créé. Ses hommages à la splendeur du monde demandent qu'on ne les prenne pas pour acquis, même si l'on trouve magnifique le noir sur noir sur noir. Ressentez la lueur de ces nuances. Elles sont si merveilleuses qu'elles vous feront pleurer.
 
Rothko était juif. Il vivait en Russie à une époque où il était très difficile d'être juif. Les insondables actes de violence qui ont parcourus le monde et qui ont avalé la première moitié du vingtième siècle étaient trop pour lui ; comme cela a été le cas pour beaucoup d'autres personnes spirituelles. Même si Rothko n'était pas religieux en tant que tel, il a eu la capacité d'exploiter la puissance des couleurs, des formes et des textures qu'Hachem a créées ; il a pu les mettre à la vue de tout le monde, d'une manière organisée, ordonnée.
 
L'effet – pour certaines personnes – a été inattendu : elles se sont senties se rapprocher de D-ieu. Je fais partie de ces personnes.
 
Les peintures de Rothko parlent de l'indescriptible beauté de la douleur de la vie. Il a vu tellement de beauté dans le monde d'Hachem que je considère ses peintures comme de véritables poèmes d'amour. Lorsque j'observe son œuvre, je me sens transportée au-delà des institutions, au-delà des races, au-delà de l'inconfort physique. Je me lie à Hachem et je ressens une gratitude qui fait disparaître mon anxiété, ma jalousie et ma petitesse.
 
Je suis reconnaissante à l'Artiste ultime. Je Le remercie pour l'expérience de vie ici et maintenant – au-delà de ce que je vis à cet instant – et pour ce qu'Il m'a donné. Nos vies sont remplies de Ses gloires. Je remercie Hachem pour tous les Rothkos du monde qui nous aident à nous rappeler de tout cela et qui nous rapprochent de Lui.
 
Quand Rabbi Na'hman évolue dans le monde d'Hachem, il nous transporte dans une galerie, dans sa galerie. Il nous met au défi de nous arrêter et d'être en étonnement devant tout ce qui fait notre monde, y compris ce qui nous fait mal, ce qui est douloureux. Grâce à Rabbi Na'hman, il devient possible d'entendre la façon dont toutes les créations d'Hachem Le chantent et Le louent. Nous pouvons commencer à prendre conscience de cela, malgré nos problèmes quotidiens, notre esprit confus…
 
Rabbi Na'hman déambulait souvent dans les champs – les galeries d'Hachem – afin d'y parler à son Créateur. Il s'est éloigné des autres pour connaître le sentiment de la véritable vie : celle d'être lié à D-ieu, même si cela ne dure qu'un instant furtif. Enfin, il pouvait entendre toutes les créations de D-ieu chanter Ses louanges. Il a vu le spectacle complexe et l'incompréhensible merveille du soi-disant mondain. Je désire de toutes mes forces suivre l'exemple de Rabbi Na'hman. Je le remercie d'être aussi bienveillant envers la nature humaine.




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